Gala's blog | Comment sensibiliser ses proches au végétarisme / végétalisme ?
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Comment sensibiliser ses proches au végétarisme / végétalisme ?

Excusez-moi pour mon absence, je suis malade depuis quelques jours et je n’avais pas la tête à faire des articles (ou alors je pense qu’ils auraient été totalement incompréhensibles). Il faudrait que j’en prépare d’avance pour ce genre d’imprévus, ce serait plus simple.

Voici un article « réflexion ». Je n’apporte pas de réponse concrète puisqu’il n’y a pas de recette magique. Mais voici des pistes pour sensibiliser son entourage au végéta*isme. Je sais, et je parle en connaissance de cause, à quel point cela peut être frustrant de ne pas voir ses proches suivre le même cheminement que soi lorsqu’on est vegan. Mais depuis le temps, j’ai appris quelques petits trucs qui peuvent tout de même faire bouger certaines mentalités !

Attention cela dit, tout n’est pas que complot et calculs, ces « astuces » me sont venues naturellement. Voyons donc ce qui a fonctionné ou non avec mon entourage.

sensibiliser_proches_vegan

 

Informer sans culpabiliser

 

Le plus important selon moi est d’éviter de culpabiliser les gens à qui l’on parle de végéta*isme. On a tous (ou presque) commis cette erreur. Pourtant, il vaut mieux faire passer le message avec subtilité. Anouk le dit très bien dans l’article qu’elle a rédigé pour Marie : il n’y a rien de mieux pour se faire détester que d’être moralisateur. Je vous invite d’ailleurs à lire ce superbe billet : « Mon amie est devenue vegan et ça a changé ma vie« .

Moi-même cela m’énerve quand on me dit ce que je dois faire et je suis sûre que c’est la même chose pour vous. C’est aussi très déroutant de se rendre compte que tout ce que l’on fait est source de cruauté et que c’est par la même occasion une atteinte à notre bien-être. J’ai été super énervée quand j’ai appris tout ça, mais si en plus quelqu’un m’avait enguirlandée parce que je faisais mal les choses et que j’étais en plus trop bête pour m’en rendre compte … Je pense que je l’aurais très mal pris et que je me serais braquée.

Tout bien considéré, je n’ai donc pas envie de faire aux autres ce que je n’aime pas que l’on me fasse. Non seulement c’est un peu culotté de faire la morale sachant qu’aujourd’hui, j’enverrais sur les roses toutes les personnes qui se permettraient de remettre ma vie en question. Mais en plus, je n’ai pas envie d’être comme ceux qui me critiquent en permanence sur mon mode de vie, je déteste ça et je n’ai pas envie de leur ressembler. Attention, cela ne veut pas dire que certaines personnes n’ont pas besoin d’être remises à leur place ou qu’il ne faut rien dire du tout. Mais je pense que tout passe mieux sans critique ni animosité.

  

L’argument d’autorité

 

J’ai aussi remarqué que plus l’information vient de personnes proches, plus on a du mal à l’intégrer. Comme avec mon petit frère par exemple. Je suis végétarienne depuis que j’ai 7 ans, il m’a toujours connue comme ça. On a eu moultes débats sur le sujet et on a bien souvent haussé le ton, il arrivait toujours un moment où il n’avait plus d’argument (surtout parce qu’au final, on pensait la même chose) : pour autant il n’a pas changé son mode de vie. Ce qui lui a fait prendre conscience des choses, c’est cette vidéo (dont je vous parle très souvent). Je crois qu’il a changé d’avis du jour au lendemain puisqu’il m’a annoncé quelques temps après : « tu sais quoi ? Ca fait 3 semaines que je n’ai pas mangé de viande ! ». J’ai eu beau lui dire et lui répéter inlassablement les mêmes arguments pendant des années, c’est quand il les a entendus de la bouche de quelqu’un d’autre que ça a fait mouche. C’est un peu frustrant, je ne vous le cache pas, mais sa réaction est parfaitement humaine (j’ai fait pareil sur beaucoup d’autres sujets avec mes parents).

J’ai donc désormais pris le parti de donner des informations et de les appuyer par des vidéos, des images ou des témoignages d’autres personnes. Le mieux étant des personnes reconnues ou même des stars. L’argument d’autorité, ça fonctionne (les publicitaires y font d’ailleurs souvent appel, avec des égéries, les pubs kinder avec les sportifs …).

Vous pouvez trouver quelques arguments pro-végé, par ici et des ressources pour les appuyer par là.

 

Un argument, deux réactions

 

En ce qui concerne cette fameuse vidéo qui a si bien fonctionné sur mon frère, je me suis dit : « parfait, montrons la à papa ! ». J’étais vraiment sûre de moi : et là, douche froide. Ca n’a pas du tout eu le même effet, il n’a pas aimé le ton employé, ça ne l’a absolument pas touché. En revanche, je lui ai montré une infime partie du discours de Gary Yourofsky et ça lui a plutôt plu. Le même argument n’aura donc pas forcément le même effet sur deux personnes différentes. De mon côté, il suffit de me dire qu’un animal souffre pour que je sois horrifiée. Pour d’autres personnes, cela ne sera pas suffisant et il faudra leur montrer des images violentes … Bref, c’est bien plus compliqué qu’il n’y parait (sinon, on serait déjà tous végé).

Maintenant que j’y repense et connaissant le caractère de mon père, je comprends tout à fait que le discours de Philip Wollen ne lui ait pas plu et que la personnalité de Gary Yourofsky lui parle plus. Ne vous démoralisez donc pas si LE truc qui vous a fait un super déclic ne fonctionne pas chez vos proches. On est tous différents. Et parfois ça prend du temps de trouver le bon argument. Je travaille certains amis au corps depuis un moment (mais je les aurai !!!!).

 

Un travail de longue haleine

 

Dans tous vos commentaires et mails, vous me dites bien souvent que le fait de devenir végé est tout un processus, que cela vous a pris beaucoup de temps (parfois des années), de réflexion, de collecte d’informations … Et moi même, basculer du côté vegan de la force m’a pris la bagatelle de 16 années. Alors pourquoi attendre de nos proches qu’ils changent du jour au lendemain ? Partant de ce constat, on ne peut clairement pas s’énerver parce que ces personnes ne changent pas du tout au tout, juste parce qu’on leur a dit que c’était mieux comme ça.

Il y a un an, on expliquait *innocemment* à un couple d’amis, les conditions d’élevage des poules pondeuses et (attention, exercice pratique) on a décrypté leurs oeufs et on leur a expliqué ce que voulaient dire les chiffres qui étaient écrits dessus. Six mois plus tard, au milieu d’une conversation j’entends ma copine dire à d’autres personnes : « on fait attention aux oeufs maintenant, (elle se tourne vers moi) tu sais depuis que vous nous avez montré le truc avec les chiffres ». Il n’y a pas de petite victoire. Ca nous a pris 5 minutes pour leur expliquer et au final, ils ont arrêté d’acheter des oeufs de batterie. C’est déjà pas mal, en tous cas moi, ça m’a soulagée.

Cette même amie me parlait depuis 2 ans de devenir végétarienne, mais elle avait peur pour de nombreuses raisons … Je n’ai pas cherché à la noyer sous une montagne d’arguments au risque de la braquer. De toutes façons, le processus était en route, ça allait juste prendre du temps :

  • Il y a deux ans elle me disait : j’aimerais devenir végétarienne mais je sais pas … ça me parait compliqué.
  • Il y a un an : je ne mange plus de viande que 2/3 fois par semaine … Mais tu sais, ce qui me fait peur si j’arrête complètement, c’est de craquer pour les barbecues …
  • Cet été : je ne mange plus de viande, sauf au restaurant. Et à tous les barbecues qu’on a fait, elle mangeait mes saucisses végétales.
  • Samedi dernier on a mangé dans un resto thaïlandais qui propose des alternatives véganes aux plats avec viande … Et elle n’a pas pris de poulet.

Tout vient à point qui sait attendre.

J’aurais pu lui faire plein de réflexions du genre : « franchement, ne pas arrêter de manger de la viande juste parce que t’as peur de craquer pour du barbec, t’as vraiment aucune volonté » ou encore « ça n’a aucun sens de ne pas manger de viande chez toi mais d’en prendre au restaurant, tu fais les choses à moitié, c’est n’importe quoi blablabla ». Mais à quoi bon ? Je n’avais pas envie de prendre le risque de la brusquer et qu’elle abandonne complètement l’idée de devenir végétarienne. Aujourd’hui, peut-être qu’il lui arrive d’en manger, je ne sais pas trop car je ne la harcèle pas avec ça, mais le fait est que son alimentation a beaucoup évolué et c’est le principal.

 

Voici donc mes petites astuces, qui sont tout à fait subjectives. D’ailleurs, j’adapte mon discours en fonction des personnes que j’ai en face de moi. Je sais que certaines auront besoin d’images choc, auquel cas j’ai toujours 2/3 vidéos sous la main. Mais j’ai aussi conscience que la cruauté n’est pas toujours évidente à regarder en face et que cela peut prendre du temps d’assimiler autant d’horreur.

Et vous, comment faites-vous pour sensibiliser votre entourage au végéta*isme ?

 

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15 Comments
  • Anouk

    4 octobre 2015 at 17 h 54 min Répondre

    Merci Gala pour ton clin d’oeil ! Je suis contente qu’il inspire les gens à éduquer par l’exemple. J’aime beaucoup ton blog, il est plein d’infos utiles et intéressantes pour en apprendre plus sur le style de vie sain !

    Bisous

    Anouk

  • Stephiegreen

    4 octobre 2015 at 18 h 04 min Répondre

    Coucou Gala. Super article. Le nombre de fois qu’on m’a dit :
    – Et les protéines tu les prends où? Tu n’es pas trop fatiguée ?
    – Tu sais même les hommes préhistoriques mangeaient de la viande. C’est dans nos gènes
    C’est fatiguant parfois. j’essaie d’être toujours tolérante, mais parfois il m’arrive de m’emporter et de leur dire : Je ne viens pas vous embêter en vous demandant pourquoi vous n’aimez pas les légumes (bon là c’est la version polie lol).
    En tout cas je me sans mieux en mangeant végétalien. Merci pour ton article posé, clair et ouvert. Qui sait tu convertiras peut être d’autres personnes..
    Bisous.

  • Natacha

    4 octobre 2015 at 21 h 34 min Répondre

    De l’information, continuer de persister dans mes propres démarches, être ouverte lorsqu’on en parle avec moi et beaucoup de bienveillance !
    Je n’aborde jamais le sujet, ce sont les autres qui l’abordent ou non avec moi. Et rien que ça je trouve que c’est bien parce que ça évite de donner l’impression aux gens qu’on ne pense qu’à ça lors des repas. J’ai mené toute ma grossesse en étant végétarienne, mon fils est en pleine santé et ça aussi ça a du faire drôle à beaucoup !
    Je mène tout simplement ma petite vie dans mon coin et suis toujours là pour répondre aux questions ou conseiller les gens qui ont envie d’essayer. J’ai une amie qui a radicalement réduit sa consommation, mon chéri lui même y fait attention, mes parents étaient déjà sur la voie mais je les ai convaincus et ils ne mangent de la viande que lorsqu’ils invitent du monde (même si ça arrive au moins une fois par semaine ^^), mes grands parents pensent toujours à moi lors des repas et ma belle famille s’est beaucoup adoucie par rapport à ma décision !
    Même si personne ne devient végétarien ou végane grâce à moi, au moins les gens réfléchissent et modifient leurs habitudes. C’est déjà ça 🙂

  • Aava

    5 octobre 2015 at 8 h 43 min Répondre

    merci pour ton article, je suis parfois un peu démoralisée quand j entends certains discours et meme si tout le monde est libre de ses choix, je crois que cela touche davantage quand ce sont des proches qui se permettent de juger notre vegetalisme, comme si cetait nous qui faisions quelque chose de mal en cessant la cruauté..cest parfois à en marcher sur la tete.

    Pour ce qui est des « techniques » je fais beaucoup de pédagogie, notamment à mon travail où la plupart ramene leur repas et le prenne tous ensemble, cela permet de parler de recette, puis de repondre aux interrogations/inquiétudes des uns et des autres. La phrase que j entends le plus c est quand meme : je ne pourrai jamais arreté j aime trop la viande. Au debut cela me decourageait (surtout apres avoir passé 30mn a parler avec quelqu un du vegetalisme) et puis j ai finit par leur dire que moi aussi j’aimais beaucoup ca, que le vegetalisme n est pas une question de « gout » mais un vrai choix contre la cruauté.
    Apres comme tu le dis tres bien, culpabiliser les gens ne sert à rien, c est meme contre productif et enervant, car sans s en rendre compte on se place de maniere superieur à l autre (car nous nous ne mangeons pas pareil).
    J’ai une amie aussi qui a beaucoup reduit sa consommation de viande et de produits laitiers, peut etre qu elle deviendra vege, je ne sais pas, mais c est agreable de pouvoir en parler avec quelqu un de plus ouvert. 🙂

    merci pour ton article, et bon retablissement donc!

  • Mlle Colibri

    5 octobre 2015 at 9 h 31 min Répondre

    C’est tellement délicat cette question d’informer sans culpabiliser. Quand on change d’alimentation on a envie d’alarmer tout le monde sur ce qu’on a découvert sauf que les gens ne sont pas forcément prêts à entendre ce qu’on a dire. Tous végéta*iens a déjà été confronté à cet exercice périlleux, ou même à la demande de justification de « pourquoi tu manges comme ça ».
    Ton article expose parfaitement les leviers dont on dispose. J’ai été pas mal frustrée moi aussi de voir que mon entourage acceptait ce que je disais quand ils l’entendaient à la télé ou dans des livres. ^^ Mais l’important c’est la prise de conscience =)

  • Eirolf

    5 octobre 2015 at 10 h 00 min Répondre

    Bonjour Gala,

    Merci pour cet article. C’est fou comme les personnes qui choisissent des voies différentes des autres et font des choix différents de la majorité des gens font face à l’incompréhension et doivent toujours se justifier. Je pense qu’on doit accepter les choix de chacun en essayant de ne pas porter de jugement. Et chacun à quelque chose à apprendre de l’autre. Ce dont tu parles dans l’article me renvoi aux difficultés que j’ai à justifier que je mange sans gluten et sans lait, et le moins de viande possible. Même avec mon conjoint c’est très difficile parfois… Alors j’imagine pour toi qui mange vegan, sans gluten et sans lait ! On rencontre également ce type de difficultés quand on veut « convertir » les autres à la cause écolo ou à l’agriculture biologique, ou encore quand on doit se justifier d’avoir fait le choix (oui c’est un choix délibéré) de ne pas avoir d’enfants. Bref pas facile de prendre des chemins différents des autres… Mais être en accord profond avec ses valeurs c’est ce qui compte. Merci en tout cas de nous donner des pistes. A bientôt.

  • Juliette

    5 octobre 2015 at 14 h 45 min Répondre

    Bonjour Gala,
    merci pour cet article. Je profite de ce message pour signaler cet article « mainstream » tout récent qui peut apporter de l’eau au moulin, sans heurter :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/bien-bien/20150930.OBS6788/sans-steaks-et-sans-carences-etre-vegetarien-et-en-bonne-sante.html

  • Emmanuelle | des fruits et des légumes

    5 octobre 2015 at 20 h 40 min Répondre

    Merci pour cet article Gala! Je suis totalement d’accord avec toi, il faut savoir adapter son discours en fonction des personnes qu’on a en face de soi. Malgré mon envie d’hurler quand on me dit « ah mais moi je sais comment il sont traités les animaux, mais je peux pas me passer de viande », je suis convaincue que la meilleure manière de faire passer le message rester la douceur…dans ces cas là je fais mon plus beau sourire et je leur explique que le végétarisme ça peut être pour tout le monde, même deux jours par semaine, qu’on peut se préparer de bons petits plats super complets, etc.. Et l’argument ultime c’est un bon gâteau au chocolat vegan 🙂

  • Anej

    10 octobre 2015 at 5 h 46 min Répondre

    Mmmh, je rajouterai bien une astuce qui a extremement bien fonctionne pour moi (tellement que je la considere comme la meilleure des astuces): faire a manger aux gens. Pendant mes etudes toutes les semaines j’invitais une de mes amies a diner (elles etaient 6), et une est devenue vegetarienne apres s’etre decidee a regarder earthling (quelle horreur), une deuxieme, assez proche d’elle, a suivi rapidement, et deux ans apres deux autres viennent de m’annoncer qu’elles avaient arrete de manger de la viande a l’exterieur. 4/6, c’est plutot un bon score non?
    En effet la plupart des gens sont refractaires au vegetarisme parce qu’ils « aiment trop la viande », parce que ca leur manquerait s’ils arretaient (puisque d’un point de vue ethique, la plupart des gens se rendent vite compte que la viande c’est de la merde), ils n’imaginent pas ce qu’ils pourraient manger d’autre, le vegetalisme leur semble fade malgres tous nos beaux discours. Donc leur montrer qu’on peut cuisiner des trucs succulents avec des ingredients (relativement) simples, ca leur ouvre un monde nouveau devant les yeux. Bref voila ma contribution 😀 Encore et toujours inviter les gens a manger, il n’y a pas plus doux et efficace comme methode 🙂 (desolee pour l’absence d’accent, je suis sur un clavier qwerty)

  • Elodie

    26 octobre 2015 at 14 h 59 min Répondre

    Merci pour cet article qui me parle particulièrement. En ce qui me concerne j’essaie de faire pas mal de pédagogie mais jamais je ne donne de leçon de moral. J’en reçoit assez des autres qui jugent mes choix de vie, j’aurais du mal à en faire autant. C’est vrai que c’est parfois une notion que les autres comprennent mal. Lorsque j’ai décidé de devenir végétarienne, beaucoup se sont moqué, beaucoup m’ont dit que ça ne sert à rien parce que à mon échelle je ne ferai jamais changer les choses et j’en passe. On m’a même dit que je ne pourrai plus être invitée chez des amis ou de la famille et que ne pas manger de la viande servie chez les autres est quelque chose de mal poli … Avec le temps j’ai appris à ne pas écouter et à vivre en harmonie avec mes valeurs à moi. Depuis quelques temps les gens ont commencé à intégrer mon choix de vie mais ce n’est pas toujours facile surtout dans ma belle famille. Exemple : lorsque ma belle soeur veut me servir de la blanquette de veau et que son copain me regarde en rigolant et me dit « tu sais c’est le petit agneau qu’on avait ici et qu’on a tué il y a deux jours … » juste énervant alors j’essaie de rester calme et de faire passer le message en douceur ^^ 🙂

    • Elodie

      26 octobre 2015 at 15 h 01 min Répondre

      le petit veau pas le petit agneau j’ai tapé trop vite sans me relire ^^

  • Camille

    15 novembre 2015 at 15 h 23 min Répondre

    Depuis que j’ai commencé à arrêter de manger de la viande et du poisson il y a 2 ans, je vois que ma famille a changé elle aussi sa façon de manger. Après plusieurs disputes avec mes parents et notamment ma mère qui avait l’impression que c’était parce qu’elle cuisinait mal etc (il faut dire que ma sœur est difficile niveau nourriture et que j’étais dans une période où j’étais obsédée par la nourriture, en début d’anorexie mentale), mes parents ont accepté l’idée et cuisinent parfois des repas végétariens comme des lasagnes de légumes!
    En général, mes amis sont curieux et me posent des questions, sinon je n’en parle pas. J’ai encore l’image d’une fille de ma classe végétarienne qui essayait par tous les moyens de faire culpabiliser les omnivores qui mangeaient avec elle à coups de « Tu manges un cadavre! Et tu sais comment ils sont élévés? Tués? etc » ce qui en général braque les gens plus qu’autre chose ^^ Comme beaucoup, je pense qu’il vaut mieux y aller en douceur et laisser faire le temps, même si ça peut être un peu exaspérant de voir par exemple ma sœur choquée par la vidéo d’Alès et manger des knacki quelques heures après 😛 Ceci dit, elle a beaucoup réduit sa consommation de viande.
    Une méthode qui peut ouvrir les gens aux végéta*isme est de cuisiner pour eux. Je me souviens d’avoir fait une mousse au chocolat où les œufs étaient remplacés par de la compote de pomme, ils n’ont pas su trouver l’ingrédient mystère et on s’est régalés! 🙂

  • Camille

    14 décembre 2015 at 13 h 26 min Répondre

    Un article très intéressant qui m’a ouvert pas mal de pistes pour essayer de faire pencher un peu la balance, auprès de mon entourage.
    De mon côté j’essaie aussi de mettre en avant la dimension écologique de cette décision, pour ceux qui ne sont pas très sensible au côté défense des animaux et qui invoquent en se braquant « l’ordre des choses » et « la nature ».
    Le reportage Cowspiracy m’a fourni pas mal d’éléments à ce sujet et ça fonctionne assez bien, ça permet de mettre de côté une « sensiblerie » qui atteint peu certains de mes proches.

  • natasha

    24 mai 2016 at 14 h 00 min Répondre

    Je n’arrive pas à voir ça comme un choix, c’est un devoir urgent, on ne devrait pas parler de choix car il s’agit de million d’animaux tués, en souffrance chaque jour…j’ai envie de me balader avec une vidéo youtube sur le front pour que les gens comprennent la réalité…

  • Camille

    10 janvier 2017 at 23 h 39 min Répondre

    Le message ne passe pas DU TOUT dans ma famille, je me suis encore fait traiter d’extrémiste aujourd’hui parce que je critiquais la consommation de lait…. Choisir une alimentation différente, cela fait de moi une extrémiste… Je suis assez désespérée. Mes parents savent qu’on peut manger vegan et que c’est bon, ma sœur et moi leur avons fait goûter pas mal de plats mais pour eux de toute façon, c’est différent et ça ne vaut jamais l’original…. Et si on fait des plats un peu exotiques et non des versions « revisitées » de classiques et bien ça ne leur plait pas non plus (pour eux les produits que l’on trouve dans les boutiques bio et que ma sœur et moi achetons régulièrement sont trop exotiques…. Ma mère dit qu’elle ne sait pas les cuisiner….) Je suis lasse et tout ça m’éloigne de ma famille. C’est compliqué de manger tous ensemble. Il faut préparer des plats différents et la cuisine est petite. De plus, je suis désormais dégoûtée par l’odeur du beurre et de la viande et j’ai du mal à cuisiner quand ils font cuire leurs plats… C’est vraiment un problème. Avoir des convictions qu’on ne partage pas avec ses proches, je pense que ça finit toujours par nous éloigner….

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