Gala's blog | Des enfants, j’en veux ou pas ?
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Des enfants, j’en veux ou pas ?

J’ai déjà rédigé un article sur la pression sociale à ce sujet il y a 2 ans, mais j’ai envie de revenir dessus un peu plus longuement. En tant que femme de presque 29 ans (dans près d’un mois), la question commence sérieusement à se poser …

Sauf que moi, je ne sais absolument pas si je veux des enfants, et je vais vous expliquer pourquoi je suis aussi indécise … ! Depuis que je lis Sorcières de Mona Chollet, je me rends compte que je n’ai pas à culpabiliser de me poser les questions que je me pose sur la parentalité et j’ose donc le dire dans cet article, même si je me doute que ça ne va pas plaire à tout le monde. Il faut lever les tabous : ce n’est pas parce que nous sommes des femmes que nous voulons forcément des enfants !

Il y a des femmes qui savent (ou qui pensent savoir ?) qu’elles veulent des enfants, d’autres qui savent qu’elles n’en veulent pas (j’ai plusieurs amies dans ce cas), moi je me situe entre les deux !

Comme d’habitude, ces réflexions sont personnelles, je ne juge aucunement les personnes qui ont des enfants et pourquoi ils en ont, chacun fait ce qu’il veut.

Pourquoi je ne veux pas d’enfants ?

Je n’ai pas envie d’être enceinte

La grossesse n’est pas quelque chose qui m’attire, mais alors pas DU TOUT. Je n’ai pas envie d’être enceinte, de voir mon corps changer, d’avoir des nausées, des bouffées de chaleur, de gérer toutes les douleurs qui y sont liées … Qui plus est, je commence à peine à gérer mes hormones depuis que j’ai arrêté la pilule, à apprivoiser mes émotions, je ne suis pas du tout prête à tout re-flinguer pour l’instant ! Et puis, mine de rien, ça m’angoisse de devoir m’en remettre au corps médical.

L’idée d’avoir quelque chose qui grandit à l’intérieur de moi ne me fait pas vibrer, au contraire, c’est une responsabilité énorme et je ne suis pas sûre d’avoir envie de l’assumer.

Je crois que j’aurais l’impression que mon corps ne m’appartient plus et cette idée ne me plait pas.

Au delà du fait qu’il y aura un autre être vivant à l’intérieur de mon propre corps pendant 9 mois – et on ne peut pas nier le caractère intrusif de la chose – il y a toute une symbolique dans laquelle je ne me retrouve pas, dans le fait de tomber enceinte. Si je suis enceinte, mon corps ne m’appartiendra plus, non, il appartiendra à mon enfant, au corps médical et à tout ce que la société attend de moi. Je ne serai plus moi, je serai une « MumToBe » avant d’être une personne. Et alors, une fois que je serai maman …

Je ne veux pas supporter une telle responsabilité

Une fois que je serai maman, on attendra de moi que je me sacrifie toujours pour mon enfant. Comme on vit dans un monde profondément sexiste, je sens bien qu’on partira toujours du principe que c’est à moi qu’incomberont toutes les responsabilités. Et ça, je n’en veux pas. En fait, ce qui me pose problème, c’est que je ne sais pas comment élever un enfant de façon totalement égalitaire entre le père et la mère : on ne me l’a pas appris. Je sais à quel point il est difficile de se détacher de tout ce que l’on a appris, de son éducation, de son conditionnement … Et j’ai peur de tomber dedans ! Pourtant, il est hors de question que je me sacrifie plus que le père de mon enfant, il n’y a pas de raison. Il faut être deux pour faire un enfant, je ne vois pas pourquoi je devrais avoir plus de responsabilités, quand bien même je l’aurai porté.

Je sais qu’une pression sera toujours plus forte sur moi et pour l’instant, je n’ai pas envie de la subir. Je commence seulement à déconstruire toutes les injonctions qui pèsent sur moi et c’est encore trop tôt pour tout bousculer, c’est beaucoup trop fragile.

Je change souvent d’avis

Dans le fait d’avoir un enfant, il y a quelque chose de totalement irréversible ! Et moi, je change tout le temps d’avis, je me lasse vite, un jour j’ai envie de quelque chose et le lendemain de l’exact opposé. Sauf qu’à priori, une fois que tu l’as dans le bide, tu ne peux plus vraiment faire marche arrière, tu ne peux plus dire « ah oui non en fait j’en veux plus, sorry not sorry ! ». C’est quelque chose qui me semble trop risqué pour l’instant …

Assumer un autre être humain

J’ai la sensation d’avoir déjà tellement de mal à m’assumer et à me gérer, je m’auto-épuise la plupart du temps, alors devoir gérer une autre personne me parait bien ambitieux. Cela représente un stress non négligeable, d’avoir la responsabilité d’un autre être humain qui pèse sur mes épaules. Quand ma mère me dit qu’elle s’inquiète encore souvent pour nous (j’ai deux frères, un grand de 37 ans et un petit de 24 ans), que ça l’agace mais qu’elle ne peut pas s’en empêcher … Je ne me sens pas capable (et je n’en ai pas spécialement envie) d’assumer une telle charge de stress.

Pourquoi je veux des enfants ?

Je ne peux pas dire que je ne veux pas d’enfants, ce ne serait pas vrai. Mais pour l’instant, si je veux un enfant, c’est parce que les codes sociaux dans lesquels j’ai évolué m’ont conditionnée à cette idée. J’ai peur, très peur : on nous dit que si l’on ne fait pas d’enfants on va le regretter, qu’on finira nos vieux jours seul.e … Et même si j’essaie de m’en détacher, on me matraque avec ces idées depuis ma plus tendre enfance, alors ça a laissé des traces. 

Mais pour moi, ce n’est absolument pas une bonne raison, je veux en trouver d’autres. Je sais, qu’il y a des choses que l’on ne peut pas comprendre tant que l’on n’est pas parent, mais pour moi tout ça est encore trop flou pour l’instant. C’est trop abstrait pour me projeter.

On nous vend pas mal de concepts surfaits à nous les femmes, qui répondent à tous nos questionnements, qui se contredisent souvent totalement mais qui vont toujours dans un sens « fais des gosses, bordel » : « ne t’inquiètes pas, une fois que tu seras prête, tu le sauras », « ça viendra, ne t’en fais pas », « tu n’as pas trouvé le bon, c’est tout » ou alors carrément « on n’est jamais vraiment prêt à avoir un enfant, lance-toi ! ». Mais bien sûr … C’est si anodin !

Avoir un enfant, c’est normal

On banalise trop le fait d’avoir un enfant, sous prétexte que c’est la norme, alors qu’en réalité ça change totalement une vie, que ce soit en positif ou en négatif, ça change. On nous fait croire qu’il n’y a que comme ça que l’on peut être épanoui.e (surtout au féminin), et que si l’on n’en fait pas il nous manquera toujours quelque chose … Je ne suis pas du tout d’accord ! C’est même l’inverse pour ma part : ce que je ressens, c’est que si je fais un enfant maintenant, il me manquera une partie de ma vie.

Femme, tu enfanteras !

J’en viens donc à la conclusion que non, contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas parce que je suis une femme que je veux profondément un enfant, ce n’est pas inscrit dans mon ADN. Ce n’est pas parce que je peux potentiellement en avoir que je dois en avoir. Je ne suis pas sûre de grand chose, mais ça je peux l’affirmer.

Dans tous les cas, il n’y a aucune culpabilité à ressentir dans le fait de se poser ce genre de questions : ce n’est pas une banalité que de faire un enfant, supporter une grossesse, changer sa vie pour en accueillir une autre. Ne pas vouloir d’enfant ne fait pas de nous une mauvaise personne. Il n’y a aucune forme d’égoïsme là-dedans ! C’est bien souvent un choix plus réfléchi que l’inverse d’ailleurs …

En bref, pour l’instant, je me pose toujours beaucoup de questions (comme d’habitude !) mais surtout, je prends mon temps ! C’est vrai après tout, pourquoi se presser ?

Et vous, où en êtes-vous dans votre réflexion ?

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30 Comments
  • Caro

    14 avril 2019 at 10 h 38 min Répondre

    bonjour
    très interessant votre réflexione t très acutelle! en fait depuis ma génération (je suis née en 68) nosu aovns la chance de gérer notre corps et pouvoir avoir quand on veut des enfants ou pas en avoir non plus
    pour a part j’ai tjrs eu envie d’avoir des enfants, en réalité au moins un car depuis mon adolescence jai bien conscience qu’il fallait me préparer à peut être devoir élever seule cet ou ces enfant(s) vu lez coté kleenex de la vie conjugale !
    j’ai un fils, il a presque 6 ans, moi j’ai bientot 51 ans ! oui oui y’a pas d’erreur sur les nombres !
    j’ai donc subit les remarques de la société, quand vas tu faire des gosses, pourquoi pas d’enfants à ton age ….
    faut laisser passer les remarques d’un autre temps
    il faut penser à soi, à ce qu’on souhaite faire de notre vie et essayer de la faire à meilleur moment
    si on redoute la grossesse (ça été mon cas), l’adoption peut etre une idée à approfondir, on a pas forcément besoind ‘être enceinte pour aimer un enfant
    pour ma prt, je me suis très vite retrouvée seule pour élever mon fils, ça été un choc, une dégringolade aussi caril m’a bien pourir la vie , le père pas l’enfant qui lui m’a permis de tenir le coup !
    puis il y a deux ans, jeai enfin senti que j’étais bien dans ma vie (il ‘a donc fallu 4 ans pour trouver ma place dans ce bordle laissé par on ex et alimenté régulièrement pour e^tre sur que je ne me sente pas en sécurité)
    il va sur ses 6 ans, nous ofrmons une petite famille (c’est lui qui le dit ainsi), nous sommes heureux dans notre vie et moi je suis une maman totalement épanouie
    je me pose des questions sur son éducation, faire au mieux pour lui
    vu mon age j’ai plein d’amies qui ont des grands, j’ai pu prendre exemple, m’en inspirer… ou pas
    et à 50 balais on a l’expérience de la vie qui nous permet de voir cette vie de façon différente, moi je déguste , j’aprécie tous ces bons moments que nous partageons…
    donc aucun regret, sauf peut etre de ne pas l’avoir eu plus tot… mais je vais me maintenir en pafaite santé pour le voir grandir et être le plus longtemps prêt de lui, le voir devenir père à son tour….

    • Béné

      14 avril 2019 at 15 h 17 min Répondre

      J’ai actuellement 30 ans et je n’éprouve pas l’envie d’avoir un enfant (et mon mari non plus). Je suis très indépendante, j’adore ma vie, ma liberté et la relation que j’ai avec mon conjoint. Je n’ai pas envie de troubler cet équilibre qui me convient très bien. Beaucoup de personnes disent que je vais le regretter (tu sais, plus tard, tu seras heureuse d’avoir des enfant, etc..). Je ne pense pas que les enfants soient une raison de vivre incontournable pour une femme, au contraire.

  • Solène

    14 avril 2019 at 10 h 46 min Répondre

    Bonjour Gala,
    Merci pour le partage de tes réflexions.
    J’ai bientôt 26 ans et j’en suis au même point que toi: je ne sais pas ! Je ne vais pas apporter grand chose avec mon commentaire car c’est à peu près pour les mêmes raisons que toi.
    J’ai très peur des conséquences de la grossesse et de l’accouchement sur mon corps. J’ai déjà beaucoup de mal à aimer mon corps maintenant, qu’en sera-t-il après ? Avec quel corps vais-je me retrouver après ? C’est le fait de ne pas savoir qui est stressant.
    Faire grandir un être vivant dans mon propre corps, je trouve ça assez flippant aussi. Ne pas pouvoir être libre de mes mouvements, encore moins contrôler ce que je peux faire avec mon corps… Ce n’est pas anodin.
    Je pense aussi être trop égoïste, pour l’instant, pour avoir envie de dédier ma vie à quelqu’un d’autre. M’occuper de moi est déjà un gros travail.
    La façon dont j’ai été éduquée, la relation que j’ai avec mes parents… il y a peut-être 1% qui me convient. Le reste, tout est à inventer et construire, et je ne sais pas comment. Comme tu le dis, on ne m’a pas appris. C’est donc un travail énorme que de tout remettre en question, je ne sais même pas si c’est possible puisque tout ça est assez automatique. J’aurais tellement peur de mal faire je pense.
    Mais j’ai quand même une envie en moi, d’avoir cette relation parent-enfant si spéciale qui n’est semblable à aucune autre.
    Bon dimanche !

  • Clo

    14 avril 2019 at 11 h 15 min Répondre

    J’en suis au même point de réflexion mais je penche quand même davantage pour le non : plus je prends conscience du monde dans lequel nous vivons (pollution, pesticides, recherche à tout prix du bonheur matériel, dérèglement climatique…) plus je me dis déjà que notre avenir est incertain. Celui de nos potentiels enfants sera alors pire et je ne veux pas faire subir ça. En plus la grocesse ne me donne vraiment mais alors vraiment pas envie.
    Bon dimanche Gala et merci d’être là 👍😘

  • Hélène Goelen

    14 avril 2019 at 11 h 31 min Répondre

    Bonjour Gala,
    Merci pour cet article.
    Il existe même encore un autre cas, le mien (et surement celui d’autres femmes).
    Quand j’avais la vingtaine, je voulais devenir mère, avoir des enfants comme on dit même si je n’aime pas cette expression à cause de la possession qu’elle implique. Mais je n’ai jamais eu envie d’être enceinte (pour pas mal de raisons décrites dans l’article), donc plutôt une envie d’adoption. Mais n’étant pas pressée (ni moi, et encore moins on compagnon de l’époque), ça ne s’est pas fait. Ma vie a changé et depuis le début de ma trentaine (en sachant que j’arrive à mes 40, et oui), mes réflexions ont bien évolué. Je me suis rendue compte que la maternité n’était plus du tout un but pour moi. Que j’avais mis beaucoup trop d’années à ne plus faire passer tout le monde avant moi pour avoir envie de recommencer en ayant des enfants. Je n’ai pas envie de voir mon quotidien et mes envies bouleversés par un être dont j’aurai la responsabilité (partagée normalement mais sait-on jamais), je n’ai pas envie de mettre de côté toutes les choses que j’aime faire par manque de temps, par obligation, par manque d’argent aussi parce que mine de rien il faut pouvoir assumer des enfants financièrement. J’ai un neveu et une nièce que j’adore et avec qui je passe du temps dès que possible. Les voir faire partie de ma vie m’a aussi fait prendre conscience que cette relation-là me suffisait. Que je n’avais pas besoin d’être mère pour me sentir accomplie ou entière. Au contraire.
    Et ce qu’il y a de bien à mon âge, c’est que plus personne ne te fout la pression, parce que c’est bien connu à partir de 40 ans une femme ne peut plus rien faire. La pression s’est arrêtée autour de moi vers mes 37 ans. Et j’avoue que ça fait du bien de ne pas avoir à justifier ce choix (qui peut être aussi un non choix pour plein de gens et donc douloureux)

  • Claradlt

    14 avril 2019 at 11 h 36 min Répondre

    Hello, je me suis beaucoup retrouvé dans ton article. Même si je suis plus jeune que moi (23 ans) on me pose souvent la question des enfants parce que ça fait longtemps que je suis avec mon amoureux. Et je répète inlassablement que je n’en veux pas et j’ai toujours les mêmes réponses « tu verras plus tard » « on en reparle dans 10 ans » ect. Et c’est usant.
    Il y a une forme d’egoisme que l’on veuille un enfant mais le gens ne s’en rendent pas compte. Et ça m’atriste de voir que des milliers d’enfants n’ont pas de famille et que les gens continues d’en faire sexuellement au lieu de les adopter. On est bien assez sur terre non ?
    Enfin bref, belle réflexion sur ton article, bonne journée 🙂

  • Laura

    14 avril 2019 at 11 h 53 min Répondre

    Très bon article et super bien écrit comme toujours !
    J’en suis au stade de n’avoir jamais eu envie de cela et pour beaucoup de raison. Depuis que je suis gosse en fait donc ça daaaate !
    J’admire ces femmes qui ont ce truc et qui en ont envie, de mon côté, jamais j’ai ressenti ça et comme tu le dis si bien, c’est pas genre tu tente et après on voit, c’est bien trop de responsabilité pour tester…
    on fait moins cher les hommes seules qui n’ont personne que nous en fait, c’est tellement injuste et NON fondé bordel de cul !
    Je kiffe ma vie comme ça et le plan de « tu vas finir vieille et seule » ahahaha mais LOL, car quand on a des enfants on vieillit avec eux peut être ?
    Jamais les gens ne se disent que les enfants peuvent partir avant ? Ca ne frôle jamais les esprits ?
    Avoir un enfant n’est pas une fin en soi, pourquoi devrait-on regretter cette vie sans enfants ? Et quand bien même on pourrait regretter, ça pose soucis à qui hormis nous ?

    Ton article est top et me permets-tu de mettre le lien sur celui que je vais écrire ?

  • Amandine

    14 avril 2019 at 12 h 38 min Répondre

    Salut Gala 🙂

    Ton article me parle beaucoup car cela fait un moment que je me dis que je ne veux pas d’enfants mais ma famille est souvent derrière moi à me dire que je changerai d’avis dans quelques années, quand j’aurai une relation sérieuse et un compagnon qui veut des enfants.

    Je n’ai pas envie non plus d’être enceinte, je n’ai pas envie non plus d’être responsable de quelqu’un jusqu’à la fin de ma vie et de constamment me faire du souci pour quelqu’un, je me fais déjà assez de souci pour moi xD
    Ca me rassure de voir de plus en plus de femmes et d’articles qui parlent du fait que c’est normal de ne pas absolument vouloir d’enfants et d’être parfaitement heureuse ainsi.

    J’ai cette impression que si jamais je changeais d’avis et voulais des enfants, je devrais faire tout ce que je veux faire dans ma vie (comme voyager, aller en festivals, …) avant d’en avoir parce qu’on ne peut plus faire tout ce qu’on veut une fois qu’on a des enfants, ce serait comme perdre une partie de ma liberté… Bref, je ne pense pas être faite pour ça.
    Mais je respecte totalement les femmes qui en veulent et qui en ont, chacun son choix ^^

    Merci pour cet article qui me parle énormément 🙂

    Belle journée,
    Amandine

  • Eirolf

    14 avril 2019 at 13 h 11 min Répondre

    Bonjour Gala,
    Je me retrouve énormément dans ton article, comme souvent 😉
    Mon compagnon et moi n’avons pas d’enfants pour toutes les raisons que tu évoques. Nous avons respectivement 36 et 40 ans, nous sommes ensemble depuis 14 ans, et nous devons souvent justifier notre choix qui paraît parfois très intriguant aux yeux des gens. On se questionne régulièrement pour voir si on est toujours sur la même longueur d’ondes tous les deux par rapport à ça 😉 Nos familles et amis nous disaient encore il y a 5 ans que peut-être nous aurions envie d’avoir des enfants un jour… Nous avons laissé la question en suspens mais il s’avère que plus le temps passe et plus notre choix se confirme. D’ailleurs ils ne nous posent même plus la question ! Ce choix est aussi renforcé par notre engagement écologique, après ce n’est pas la raison première bien sûr mais ça vient en plus.
    Je pense que la majorité des gens sont conditionnés et ne se pose peut-être pas toujours la question de ce qu’ils ont vraiment envie au fond d’eux, ils font des enfants parce que leurs parents l’ont fait, parce que les autres autour d’eux en ont, parce que leur conjoint en veut (je connais plein de personnes dans ce dernier cas). Mais je pense que la société est en mouvement par rapport aux codes sociaux. Il y aura de plus en plus de diversité, des familles mono-parentales, des familles avec 2 papas ou 2 mamans, des familles sans enfants, etc… On fera de vrais choix en conscience.
    Bon dimanche et merci à toi !

  • Béné

    14 avril 2019 at 15 h 19 min Répondre

    J’ai actuellement 30 ans et je n’éprouve pas l’envie d’avoir un enfant (et mon mari non plus). Je suis très indépendante, j’adore ma vie, ma liberté et la relation que j’ai avec mon conjoint. Je n’ai pas envie de troubler cet équilibre qui me convient très bien. Beaucoup de personnes disent que je vais le regretter (tu sais, plus tard, tu seras heureuse d’avoir des enfant, etc..). Je ne pense pas que les enfants soient une raison de vivre incontournable pour une femme, au contraire.

  • Mathilde L'Arbre-en-ciel

    14 avril 2019 at 16 h 41 min Répondre

    Bonjour Gala,

    Merci pour cet article qui fait écho à ma lecture récente de Sorcières (♥), mais aussi d’un roman de Carole Fives, Tenir jusqu’à l’aube. Dans ce dernier, une jeune maman personnifie parfaitement le propos de Mona Chollet : elle se sent dépassée par son nouveau statut de « mère » qui a éclipsé comme par magie tous les autres, jusqu’à sa propre identité. Alors elle fugue, parfois, le soir, de plus en plus longtemps, de plus en plus loin… De prime abord, on s’étonne, on s’offusque de son « inconscience », et puis finalement, ne faut-il pas du courage pour oser se retrouver soi-même, délester un peu de cette pesante responsabilité maternelle, qui, il faut bien le dire, repose essentiellement sur les épaules de la femme (le père est quasi absent dans l’histoire). Cela fait aussi écho à plusieurs posts Instagram de jeunes mamans qui mettaient elles aussi en lumière cette dualité d’être mère, de rester femme.
    Est-ce parce que nous ne sommes considérées comme « femme » par la société que lorsque nous avons nos premières règles, c’est-à-dire, lorsque nous pouvons potentiellement être enceinte ?
    En tous les cas, au fil de mes lectures (dont cet article fait partie !) et de mes questionnements, j’en conclus que la maternité est bien loin d’être un « instinct » comme on s’échine à nous le faire croire…
    Merci encore pour cette réflexion.

  • Shana

    14 avril 2019 at 16 h 57 min Répondre

    Moi je ne veux pas d’enfants et je l’assume entièrement. C’est mon choix personnel. j’ai eu des parents maltraitants qui n’ont jamais aimés leurs enfants. Donc, pour moi faire un enfant pour faire plaisir à la société et aux donneurs de leçon, non merci. Il y en a qui font des enfants et qui ne savent pas les élever, ou les abandonnent, sont absents, ou encore les maltraitent, ou bien démissionnent face à l’éducation. Il faut être capable de donner de l’amour à un enfant et non faire un enfant pansement. Avant de faire des enfants il faudrait réfléchir pour certains.

  • Telle74

    14 avril 2019 at 22 h 03 min Répondre

    Bonsoir,

    Bel échange, merci.
    Chacun(e) doit faire ses choix comme il (elle) l’entend et être jugé(e) parce que ces choix ne sont pas en accord avec ceux des autres, de la société, de la famille ….est malvenu car au final c’est la personne qui assume ses choix au quotidien. Et donc ils doivent être en accord avec ses envies/besoins/traditions/croyances…
    L’important c’est de faire ses choix sans contrainte ni pression. On vit sa vie pour soi et non pour les autres.

  • Julia Santandrea

    15 avril 2019 at 10 h 42 min Répondre

    Salut Gala !
    Je me reconnais beaucoup dans ton article. J’ai 30 ans et pour l’instant je ne veux pas d’enfants, mon copain non plus. Je ne dis pas que je n’en voudrais jamais mais je ne suis pas du tout pressée. Je subis par contre pas mal de pression de la part de ma famille, ma mère ne parle que de « quand elle sera mamie » comme si c’était dans un futur proche et ça lui paraît évident que j’en aurais car ma vie ne serait pas complète sans ça. Or je viens de m’installer avec mon copain, je vais reprendre des études, j’adore voyager et je ne vois pas quelle place donner à un enfant dans ma vie. Et je ne pense pas que ce soit égoïste, au contraire il pour moi il serait égoïste de faire un enfant parce que « c’est l’aboutissement de la vie » sans être sûre de pouvoir totalement l’assumer derrière.

  • lorelai6433

    15 avril 2019 at 11 h 04 min Répondre

    bonjour Gala, j’adore tes articles engagés faisant appel à la tolérance et à l’égalité homme femme! ça fait tellement du bien de lire tout haut ce que nous pensons tout bas !
    sur cet article, je souhaite juste te donner mon avis qui n’est que mon point de vue. Je ressens à travers ton écrit dans cet article concernant ton propre désir d’enfant surtout des freins liés à des peurs. Je me suis toujours sentie comme un être profondément épris de liberté et je peux t’assurer qu’en tant que mère on peut quand même le rester. Pour tes craintes concernant l’égalité avec le père, je peux t’assurer que si c’est déjà le cas dans ton couple, ce sera pareil pour élever ton enfant et la répartition des tâches ne concernera que vous. J’ai une fille de 7 ans et mon mari s’en occupe régulièrement plus que moi.
    un enfant je ne vais pas te mentir, ça prend énormément de temps, c’est contraignant mais c’est surtout beaucoup d’amour et c’est pour cela en fait qu’on fait des enfants. Car la vie dans ce monde ne vaut d’être vécue sans amour. Et l’amour d’un enfant est le plus inconditionnel et le plus pur qu’on puisse donner et recevoir. Voilà ce n’est que mon humble avis. Bonne journée

  • Sophie

    15 avril 2019 at 11 h 41 min Répondre

    Bonjour Gala, merci pour ton article qui soulève pas mal de question et lève certaines tabous. J’ai 31 ans et j’ai longtemps cru que je ne voulais pas d’enfants. Et puis l’envie est arrivée. Je ne sais pas si c’est la pression sociale ou quelque chose de plus profond, mais quand je suis avec mon amoureux, j’ai envie d’un mininous. Pourtant je suis d’accord avec tout ce que tu évoques dans ton article (stress, responsabilité, etc.) sans compter l’aspect écologique que tu n’abordes pas spécialement mais qui compte pour moi. En revanche, je ne souhaite pas faire des enfants pour mes vieux jours. Ils vont me couter cher, me filer des angoisses et ruiner ma vie sociale ! Mais malgré, cette envie est plus forte que tout. Peut-être qu’un jour tu la ressentiras, peut-être que non, qui sais ? En tous, je pense qu’il ne faudrait JAMAIS faire d’enfants si on n’en a pas vraiment envie.

  • Anaïs

    15 avril 2019 at 11 h 58 min Répondre

    Salut Gala,
    Merci pour ton article, je le trouve très intéressant et je m’y retrouve d’autant plus que je vais avoir 28 ans et que je suis avec mon copain depuis bientôt 7ans. Tu imagines bien que la question se pose ! Et pourtant nos proches ne sont pas trop insistants, ils nous font des allusions mais je les comprends. C’est vrai, un petit bébé qui entre dans une famille c’est un moment joyeux, et qui rapproche une famille. En tout cas c’est comme ça que je le ressens et que je l’ai vécu pour la naissance de ma nièce par exemple.
    Et pourtant je ne suis pas à l’aise avec l’idée d’en avoir moi-même. Je pense en vouloir et pourtant j’entends tellement de personnes dire qu’elles n’en veulent pas que je doute. De l’autre côté les femmes qui ont des enfants autour de moi me font penser que ça va de soi. Mais je sais que ce n’est pas le cas.
    Du coup je suis perdue et je me pose les mêmes questions que toi. De mon côté je crois que j’adorerai être enceinte. Mais que va devenir mon quotidien si j’ai des enfants ? J’aime ma vie telle qu’elle est et même si je ferais tout pour satisfaire les besoins de mes hypothétiques enfants devrais-je renoncer à moi-même ? J’ai trop d’exemples autour de moi de femmes qui se sacrifient pour leurs enfants mais qui s’oublient en même temps et je ne veux pas leur ressembler.
    Je crois que la définition d’être mère évolue avec son époque et qu’aujourd’hui il y a de nouveaux défis. Nous, les femmes, nous prenons de plus en plus notre place dans la société, nous ne voulons plus de cette charge mentale dont on a découvert l’ampleur il y a peu de temps finalement. C’est donc un rôle à réinventer, forcément effrayant. Et les hommes ont probablement leur part à prendre dans ce nouveau schéma. Après tout ils se posent surement moins de questions que nous à ce sujet et pourtant ils sont autant concernés !
    Je pense que je veux des enfants mais d’une nouvelle façon et ce sera forcément enrichissant ! Tout comme ma vie pourrait l’être si je n’en ai jamais !

    • Béné

      22 avril 2019 at 19 h 00 min Répondre

      Je me retrouve beaucoup dans ton témoignage. Merci pour ton message 🙂

  • Elisa

    15 avril 2019 at 17 h 21 min Répondre

    Très intéressant et honnête de se dire « entre les deux ». Je comprends toutes tes peurs et tes « contre », j’avais quasi les mêmes: je ne trouvais pas les femmes enceintes belles, il y avait l’aspect du petit être qui prenait possession de mon corps qui me faisait flipper, de ne pas savoir me gérer moi-même…
    Je ne vais pas essayer de te convaincre car j’estime que chacun peut faire ce qu’il veut du moment qu’il ne fasse de mal à autrui pour y arriver mais je vais te parler de mon expérience.
    J’étais flippée au début de ma grossesse, j’ai été malade les près de 9 mois qu’on durés la grossesse, ma réfléxion était moins loin que la tienne vàv de la responsabilité qui pèse sur les mères (j’ai 9 ans de plus que toi apparemment), j’ai vécu une séparation malade et au chômage…et je vais te dire un truc qui va peut-être te paraître hyper nunuche…mais c’est vraiment l’amour pour mon fils et la motivation pour faire de lui un garçon, puis plus tard, un homme bon et heureux qui m’a permis d’aller de l’avant…La seule chose que je peux te dire c’est qu’on ne sait pas, du tout, quel parent on va être avant d’avoir fait « le pas » de le devenir. Peut-être que tous tes aprioris, tes doutes, tes peurs vont disparaître d’eux-mêmes face à l’intensité de l’expérience …ou peut-être pas…mais en tout cas, on ne peut absolument pas savoir avant.

  • Marion

    16 avril 2019 at 18 h 03 min Répondre

    Bonjour,
    Merci d’avoir partagé tes interrogations sur le sujets. Je viens d’avoir 27 ans et les questions de mon entourage commence à arriver. La vérité c’est que je suis comme toi. Prendre une telle décision juste sur pression sociale c’est inconcevable. En tout cas merci je me sens moins seule maintenant ! 😉
    Bonne soirée à toi

  • Tatiana

    16 avril 2019 at 21 h 20 min Répondre

    Je ne savais pas si je voulais des enfants jusqu’à que je rencontre mon conjoint.

    Avant lui, j’ai toujours été avec des hommes qui auraient été de supers papas (et qui le seront je pense). Mais, dans mon discours, c’était toujours « si un jour nous avons un enfant ». Pas de volonté ou de désir particulier d’en avoir.

    Puis, j’ai rencontré mon conjoint actuel. Tout est devenu une évidence avec lui. L’amour, la vie à deux, et l’envie d’avoir des enfants. Le fait qu’il soit papa et qu’il ait la garde de ses enfants n’est sans doute pas étranger à cela. Je l’ai vu avec ses enfants. J’ai vu quel père formidable (avec ses qualités et ses défauts) il est.

    Dès les premières semaines, j’ai su, et je lui ai dit. Je lui ai dit que je voulais avoir un enfant avec lui.

    Nous nous marions la semaine prochaine (ça aussi j’en ai jamais secrètement rêvé, mais avec lui, c’est une évidence) et j’espère que nous accueillerons ensemble un enfant prochainement dans notre famille.

  • Maman Pavlova

    18 avril 2019 at 15 h 08 min Répondre

    Merci !

    Bravo de te poser les bonnes questions !

  • Camille

    22 avril 2019 at 9 h 07 min Répondre

    Personnellement, je sais que je n’en veux pas, et en partie pour certaines des raisons que tu évoques. Mais l’argument « on finit tout seul si on n’a pas d’enfant » ne m’a jamais tracassée : on peut mourir seul même en ayant des enfants… Après je ne juge pas ceux que cela rassure.

    • Béné

      22 avril 2019 at 18 h 58 min Répondre

      Qu’est-ce qui fait que tu as la certitude de ne pas en vouloir ? 🙂

  • Célia

    22 avril 2019 at 16 h 55 min Répondre

    Coucou Gala ! Trois jours après, voilà mon avis : je veux des enfants, je veux être enceinte, mes hormones me chatouillent bien. En revanche : je n’aime pas les enfants ! Du coup j’ai pas non plus envie de les abandonner ou même d’être mère porteuse bien sûr. Ce qui fait que comme toi je ne sais pas ! Mais je pense que j’en aurai, à terme… Je n’ai que 25 ans donc je me dit que j’ai encore un peu le temps !

  • Ina

    24 avril 2019 at 0 h 54 min Répondre

    Bonjour Gala,
    Merci pour tes mots très justes, claires !
    Moi aussi, je reste indécise depuis très longtemps, j’ai même pas compté combien d’années ça fait !
    Je suis d’accord avec toi, pour chaque point abordé…!
    Je reviendrais volontiers te raconter si je change d’avis dans l’avenir !
    Courage !

  • Elise

    27 avril 2019 at 16 h 24 min Répondre

    Bonjour, j’ai aussi écrit sur ce sujet parce que franchement c’est lourd pour une femme. Et encore fois poids de la société sexiste dans laquelle on vit, pour un homme la pression de la parentalité n’est pas la même.
    J’ai 32 ans, mariée depuis quelques moi et en couple depuis 10 ans alors cette question des enfants, on me la pose souvent. Nous sommes en accord avec mon mari, l’envie d’enfant n’est pas là.
    J’ai comme toi cette sensation que je ne m’appartiendrait plus si je deviens mère et je pense que c’est réellement le cas, on le sait un enfant c’est pour la vie. Le jour où tu deviens mère tu l’es définitivement et je sens que cela n’est pas pour moi. Je veux être définie par ce que je fais pas par ce que j’aurais « produit ».
    Je suis devenue tatie il y a quelques mois et c’est un grand bonheur, mon entourage pensait que cela déclencherait quelque chose dans notre couple. Oui ça a déclenché que désormais quand j’entends Tatie je me retourne mais rien de plus et pourtant j’ai le plus adorable des neveux.

    Etant une femme j’ai trop souvent ressentie cette obligation de devenir mère. J’ai aussi été tellement choquée de la violence des autres femmes face à mon choix de ne pas vouloir d’enfant. La tolérance sur ce sujet est parfois proche de zéro.

    Merci pour ton article peut-être qu’il permettra aussi un peu plus de tolérance et d’écoute.

  • Laurie

    9 mai 2019 at 22 h 29 min Répondre

    Coucou, c’est vrai qu’une certaine pression s’est mise en place quand je me suis mariée l’année dernière. « Et le bébé c’est pour quand? » « Oh mais t’es pas encore enceinte? » et ainsi de suite.

    Personnellement, je veux être mère, je commence à en avoir extrêmement envie. C’est un sentiment inexplicable, je n’ai pas de raisons précises. Tout ce que je sais, c’est qu’à chaque fois que je vois un enfant, un bébé, j’ai cette boule au ventre, j’ai envie de pleurer car moi, je n’en ai pas.

    Pour l’instant, nous construisons notre maison, ce n’est pas le bon moment. Mais dès que monsieur sera d’accord, alors j’espère réaliser ce souhait d’être mère. Pas pour faire plaisir aux autres, pas pour la norme, mais par choix. 🙂

  • Esteranne

    26 mai 2019 at 22 h 05 min Répondre

    Bonjour,

    J’ai 28 ans et un enfant.
    Malgré la grossesse, les débuts très difficiles à cause de l’inexpérience, la dépression post-partum, eh bien je ne regrette rien.
    « Avoir » un enfant, c’est mal dit. L’enfant ce n’est pas une chose que l’on possède ou non.
    Je dirai plutôt « être parents » (et pas que mère). L’enfant te transforme en profondeur, c’est une expérience bouleversante, qui va venir transformer ton âme, ton coeur, en plus que ton quotidien.
    Et je pense que cette expérience vaut la peine d’être vécue.
    J’ai voyagé, j’ai vécu des trucs de dingue dans le passé, tant en bien qu’en mal, mais je sais que le truc le plus marquant, le plus dingue, c’est d’être devenu parent et m’émerveiller devant l’enfant que je vois grandir tous les jours.
    Et quand j’écoute les témoignages des petits vieux dont je m’occupe, ils racontent leur vie en quelques phrases seulement, et aucun n’oublie de parler de ses enfants.

    L’important c’est de choisir librement, et de ne pas regretter ses choix.

    Bye !

  • Alexandra

    24 juillet 2019 at 7 h 35 min Répondre

    Eh bien moi, j’ai 36 ans et je ne veux pas d’enfants non plus.

    Pour les raisons que tu évoques et pour d’autres : par exemple, j’ai la chance d’avoir des amis qui ont des enfants (que j’ai vu grandir) entre 5 et 16 ans… Et même si EUX ont l’air heureux et épanouie là dedans, je trouve ça horrible. C’est des cris, des disputes, il faut être disponible en permanence, on est sans cesse interrompu. Quand je les garde 24h ou 48h je suis choquée de constater que je n’ai pas « pensé une seule fois dans ma tête » en leur présence. Pas de calme, mes amis ont vieilli tellement vite (au sens où ils sont usés et le soir, ils s’écroulent et c’est tout.)

    Les autres te disent et te diront des trucs du genre «pour faire plaisir à tes parents » ou « c’est dur surtout quand ils sont bébés mais quel bonheur tu n’imagines pas, ma vie a pris un sens». Je suis polie et j’opine du chef mais au fond de moi une voix hurle : « je ne veux pas d’une vue d’esclave hystérique comme la tienne. »

    Le simple fait qu’on cherche à me convaincre en permanence, je trouve ça douteux.

    Alors oui, j’aurai peut-être des regrets, mais là encore on nous agite les regrets comme un truc horrible.

    La vérité c’est que tout le monde a des regrets ! (Y compris ceux qui ont des enfants d’en avoir eu…) Donc si j’ai des regrets, je vivrais avec et voilà 🙂 Ça ne veut pas dire que je vais traverser une horrible dépression et sombrer dans l’alcoolisme pour autant :)))

    En attendant , j’ai du temps pour m’accomplir, de l’argent pour espérer ne pas attendre mes 67 ans pour partir en retraite, un cerveau dédié à mes propres pensées. Nous voyageons plusieurs fois par an… et nous sommes tellement bien comme ça !

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