Gala's blog | Le topless, mes seins et moi
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Le topless, mes seins et moi

Il y a un an j’ai découvert les joies du topless. Je ne portais déjà quasiment plus de soutien-gorge lorsque je me suis retrouvée embêtée par le haut de mon maillot à la plage l’été dernier au Portugal. Les filles autour de moi étant toutes seins nus, j’ai saisi l’opportunité de me lancer dans cette grande aventure qu’est le topless

Mais pourquoi faire du topless au juste ? Pourquoi montrer une partie de son corps, qui parait si intime, à tout le monde ?

Comme d’habitude, ces réflexions sont personnelles et je ne juge pas les personnes qui ne pratiquent pas le topless. Je ne critique pas directement les hommes, mais bien les diktats imposés par notre société.

 

Petite poitrine et gros complexe

 

S’il y a un sujet récurrent, c’est celui-ci : la taille de la poitrine féminine. Eternel débat : « tes seins sont trop petits, y a rien à peloter », « oh ceux-ci non, trop gros, de sûr ça tombe quand t’enlèves le soutif « , « beark ceux-là sont plein de vergetures » …

J’entends ce genre de discours depuis que je suis en âge d’avoir des seins. On juge la poitrine sur sa fermeté, sur l’esthétique de ses tétons, mais surtout sur sa taille … Parce qu’une grosse paire de miches, c’est jouissif.

Ce qui me gêne, c’est que l’on se permette de définir une taille idéale alors que les femmes n’ont absolument aucun pouvoir sur celle-ci (et quand bien même). Ce qui me gêne, c’est que l’on réduise la poitrine à une machine à peloter. Ce qui me gêne, c’est qu’à en entendre certain(e)s, la poitrine existe seulement pour les hommes. Ce qui me gêne, c’est que tout le monde l’ait intégré et que tout le monde trouve ça normal.

Pendant des années, j’ai eu comme complexe d’avoir une petite poitrine. Avant mes 20 ans, je n’en avais franchement rien à faire. On avait beau me le répéter, ça me passait au dessus. Et puis un jour, toutes ces paroles ont fini par m’atteindre et le complexe a pris une ampleur démesurée. Si j’en ai beaucoup souffert, heureusement, depuis quelques mois, je me détache totalement de tout ça. J’en ai marre que l’on me dise comment ma poitrine doit être, d’autant plus que je ne peux pas y faire grand chose à part me faire opérer.

D’ailleurs, quand certaines femmes complexent à tel point qu’elles finissent par réaliser une opération tout sauf anodine : en plus d’être extrêmement douloureuse, elle coûte une petite fortune, on se permet ensuite de les juger pour ça : « Elles sont beaucoup trop superficielles et en plus, quand c’est faux, au toucher c’est nul. »

Au toucher, c’est nul.

Après avoir dépensé 3000€ pour modifier son apparence physique et avoir souffert le martyre pour des p*tains de diktats, certain(e)s osent dire qu’en fait c’est nul parce qu’à peloter, c’est moins cool. Ceux-là même qui ont critiqué cette petite poitrine, ceux-là même qui sont la cause de ce changement, ceux-là se permettent de nouveau de juger durement une poitrine faussement gonflée. Ce n’est jamais assez, ce n’est jamais suffisant, on n’est jamais content(e)s.

Par ailleurs, lorsque j’ai évoqué ma pratique du topless sur Facebook et sur Instagram, beaucoup de filles ont confié être complexées par leur trop grosse poitrine. Le complexe est partout, peu importe que l’on ait une grosse ou une petite poitrine, on complexe, on complexe, on complexe. Et ce n’est pas étonnant, notre poitrine est en permanence scrutée, idéalisée, sexualisée et jugée.

 

Sortir des diktats pour aller mieux

 

J’ai donc décidé de sortir de tout ça, de ne plus prêter attention à tous ces diktats. Je ne veux plus pleurer parce que mes seins ne sont pas comme les autres le souhaitent, et surtout, je ne veux plus en avoir honte. Je veux sortir de cette sexualisation à outrance de la poitrine pour enfin l’accepter telle qu’elle est.

Plutôt que de me plier à ce que la société attend de moi, je préfère ne plus en dépendre et être simplement ce que je suis. J’ai essayé pendant des années d’être comme on attendait que je sois, au final, j’ai toujours été malheureuse vis-à-vis de ça et ça ne m’intéresse plus. Je commence à me détacher tout doucement du jugement des autres et ça me fait le plus grand bien. Si « les autres » ont du temps et de la salive à perdre sur mon apparence, c’est leur problème à eux mais ce n’est clairement plus le mien.

 

Et si on dé-sexualisait la poitrine ?

 

Quand on se penche sur la question, on réalise à quel point la poitrine est sexualisée, on prend conscience de l’ampleur du phénomène … Et on réalise aussi comme cela peut être absurde.

Lorsque j’ai arrêté de porter des soutiens-gorge, je me suis vue acheter des « cache-tétons ». Des cache-tétons. Oui, vous avez bien lu. Et oui, j’ai acheté ça. Et le pire, c’est qu’il m’arrive parfois de les porter (mais c’est de plus en plus rare). Vous savez pourquoi ? Parce qu’à travers certains de mes tops, les blancs surtout, on devine mes tétons. Et apparemment, c’est mal de voir les tétons : c’est vulgaire et c’est choquant !

J’ai réalisé que finalement, ce n’était pas tant le sein que l’on cherchait à cacher. Bien au contraire, il faut l’exhiber, le gonfler, le remonter, le resserrer. En revanche, il ne faut surtout jamais voir dépasser 1 mm de téton. Et ça m’agace. Parce qu’à la plage, les mecs montrent leurs tétons sans problème. Mais chez nous les femmes, c’est tabou. Et je trouve ça incroyablement injuste. Je trouve ça incroyablement inégalitaire. Je trouve ça incroyablement sexiste.

Comment se fait-il que l’on ait sexualisé une partie du corps qui n’a rien à voir avec les organes génitaux et qui en est d’ailleurs très éloignée ? Pourquoi l’a-t-on fait seulement chez la femme ? Pourquoi ne cache-t-on pas les tétons des hommes ? Pourquoi une femme qui porte un décolleté plongeant avec une grosse poitrine est cataloguée comme étant une aguicheuse/pute/salope (je vous laisse rayer la/les mention(s) inutile(s)). Pourquoi une femme qui a une petite poitrine s’entend souvent dire que sa taille n’est pas adéquate et qu’elle est une planche à pain ? En quoi est-ce un problème, franchement ?

C’est très étrange, mais finalement, en faisant du topless et en le montrant à tout le monde, j’ai la sensation de me ré-approprier mon corps. Pour une fois, il est tel qu’il est, sans artifices. Et ça fait du bien. Certains trouvent que montrer sa poitrine est trop intime, pour ma part, ça me permet de la dé-sexualiser.

Et tout ça, ça me permet de ne plus complexer.

 

 

Mes seins et moi

 

Je pratique donc le topless depuis bientôt 1 an. Mais je ne le pratique pas partout. J’ai encore du mal à le faire à la piscine publique dans ma ville ou devant des personnes que je connais. Je suis sûre que ça viendra avec le temps, je ne me mets pas la pression.

Je pars cet été avec mes amis à Majorque et je pense que dans ce contexte, je n’aurai aucun mal à le faire puisque toutes les filles autour seront topless. Ce serait plus compliqué si j’étais la seule sur la plage à être seins nus. Je ne suis pas toujours 100% à l’aise, comme en Sardaigne où cela n’avait pas l’air d’être démocratisé. Mais j’avais très envie de le faire donc j’ai persisté et au bout d’un moment, on oublie même qu’on ne porte pas de haut de maillot de bain.

Et quel confort … Comme c’est le cas avec le no bra, on se sent tellement mieux en topless ! C’est très étonnant mais on ressent une incroyable sensation de liberté … Et ça vaut bien d’être gênée les 2 premières minutes où l’on se retrouve les seins complètement nus. On s’assume beaucoup plus, on a bien plus confiance en soi et ça n’a pas de prix !

 

Et vous, faites-vous partie de la team topless ? Cet article vous a-t-il donné envie de vous y mettre ?

 

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26 Comments
  • Pauline

    27 juin 2017 at 7 h 02 min Répondre

    J’admire ton détachement…Je suis méga complexée de ma petite poitrine. J’ai jamais eu de remarques par rapport à celle-ci, c’est surtout moi qui ne l’aime pas. Et au contraire de toi, j’en suis venue à la cacher pour qu’on ne voit plus qu’elle est petite tellement j’ai l’impression qu’on ne voit que ça… J’espère qu’un jour je me sentirai aussi bien dans mes baskets que toi 😊

  • Aurélie

    27 juin 2017 at 7 h 43 min Répondre

    Pareil que toi. Si je suis la seule je vais pas oser. Et je le fais en vacances avec mon copain (actuellement en Sardaigne et on a pas du aller sur les mêmes plages car j’ai croisé des filles plutôt libérées ;)) mais pas chez moi ni avec ma famille ou mes amis. Faut que j’en parle à mes copines ;).
    Merci pour ton article ça encourage!

  • Graines de beauté

    27 juin 2017 at 8 h 17 min Répondre

    Coucou, oui clairement ça donne envie. J’ai 21 ans et je suis maman & j’ai deja pratiqué le topless vers 16-17 ans à la plage ou à la piscine familiale (bon les grand parents n’étaient pas là 🤣🤣) Et que ça fait du bien comme tu dis. Je pratique aussi le no bra car Depuis l’arrêt de l’allaitement je n’ai malheureusement pas gardé ma grosse poitrine et pire j’en ai moins qu’avant (😭😩) et il faudrait que je me mette au sport pour qu’ils redevient fermes … (🙄😓😡). J’avoue que pour les top blanc et mes top/robes semi moulant je mets un soutien gorge car JE n’aime pas le rendu. Voilaaaa bisous 😀

  • Sixte

    27 juin 2017 at 8 h 58 min Répondre

    Je ne me vois pratiquer le topless (j’aime bien les hauts de maillot en plus) mais j’ai beaucoup aimé ton article, ce choix est tres bien explique.

  • unbrinverte

    27 juin 2017 at 9 h 23 min Répondre

    Hello !
    Bel article qui démontre cette inégalité homme-femme. C’est dans les mœurs depuis tellement d’années !! Ça se compte en centaines malheureusement !
    J’ai une petite poitrine, 85B, je suis fine donc ça ne m’a jamais dérangé ! Quand j’étais ado ou jeune adulte, j’entendais « planche à repasser »… mais ça ne m’a jamais vraiment atteinte psychologiquement et par la suite avec mes petits copains, j’ai toujours été complimenté pas que pour mes boobs hein !! 😁
    Quant au topless, j’aime pas vraiment, les nanas qui le font ne me dérange absolument pas !!! Mais j’ai fait mes études dans le milieu médical et du coup je connais les effets nocifs que le topless et le soleil peuvent engendrer. Mais c’est encOre un autre sujet !! 😉
    Tu as raison de faire ce que tu veux avec tes seins ! C’est comme ça qu’on prend confiance en soi et surtout qu’on se réconcilie avec son corps ! 😊
    Bise

  • Fanny

    27 juin 2017 at 9 h 39 min Répondre

    Comme toi, j’ai une petite poitrine (voire quasi-inexistante) et ce même avec la puberté. Je me rappelle qu’à l’âge où les filles commençaient à être formées autour de moi, je recevais pleins de remarques, de critiques sur le fait de ne pas avoir de seins. J’ai toujours eu l’impression que les autres étaient au final plus complexés que moi et pour moi ! J’étais fière de dire tout haut que non ça ne me dérangeait pas, bien au contraire. J’ai jamais été dans l’idée que pour être féminine il faut absolument avoir un « gros » bonnet.
    Après, j’avoue qu’à un moment (et encore parfois) j’ai ressenti des complexes vis-à-vis de ce petit millimètre dont tu parles. Je les trouvais anormaux, j’allais même zieuter ceux des mannequins ou autres pour chercher une sorte de « normalité ». Pourtant je prends de plus en plus conscience que chaque femme est unique et que de même il n’y aura pas deux poitrines identiques.
    Je suis très pudique alors de là à faire du topless il y a encore du progrès, mais j’admire ton geste. Je partage tout à fait ton point de vue !
    Néanmoins, je ne porte plus de soutien-gorges et pour rien au monde j’ai envie de m’encombrer de nouveau avec ce bout de tissu pour faire comme tout le monde.
    La société, vraiment, ne fait rien pour nous aider malheureusement. Heureusement qu’il existe des personnes comme toi pour nous ramener à l’essentiel.
    Merci à toi 😀

  • Justine

    27 juin 2017 at 9 h 45 min Répondre

    Je ne suis pas attirée par l’idée de faire du topless, mais je salue l’initiative ! 🙂
    je me souviens que toute petite je n’avais pas été choquée, mais très intriguée par une maman aux seins nus que j’avais vue sur la plage, sûrement parce que finalement c’était la première fois que je voyais une paire de nichons comme ça !! ahah

    j’ai aussi une petite poitrine (bonnet B, enceinte de mon deuxième baby, je n’ai pas changé de SG, moi qui comptait là-dessus pour expérimenter les gros nénés !!), et ado, comme beaucoup de jeunes filles, j’ai porté des SG beaucoup trop rembourrés, avec armatures et tout ce qu’il faut pour comprimer les seins. Sauf qu’ayant une légère déviation du thorax, les armatures, ça me fait mal. Alors du jour au lendemain, j’ai décidé de m’assumer et de « me faire du bien », et n’achetant plus que des soutifs sans armatures, très légèrement doublés, et pour rien au monde je ne reviendrai en arrière ! c’est tellement plus confortable, et heureusement, aujd on trouve de plus en plus de jolis modèles de ce type là :). De plus, j’ai l’impression de simplement « soutenir » mes seins, mais de ne pas faire tout le boulot pour eux !

    bref, ce n’est pas évident, mais ce qui m’a vraiment libérée, c’est d’avoir appris à m’assumer, et pour moi c’est passé par ces différentes étapes, car après tout, on porte nos SG 12h par jour, autant être bien dedans !!

    Désolée pour le pavé, mais j’ai beaucoup aimé ton article 🙂

  • Fitngym

    27 juin 2017 at 10 h 25 min Répondre

    Bien d’accord avec toi ! Je ne met jamais de soutif
    Je me sens très bien sans !!
    Et pour la plage des que je peux faire du topless je le fais, apres cest sur peut être pas en famille ou avec des amis-connaissance …
    mais je me sens beaucoup plus libre et belle sans soutif

  • Aurélie

    27 juin 2017 at 11 h 35 min Répondre

    Merci pour ce bel article ! Tout comme toi, j’avais une petite poitrine, à peine un 85A. Plus jeune, je n’étais pas plus complexée que ça. Toutes les femmes ont une poitrine différente, tout comme on à tous une morphologie différente. Les piques sur mes seins glissaient sur moi. J’étais parfois complexée de ne pas trouver un joli soutien-gorge à ma taille ou de ne pas porter une jolie robe car mes seins ne remplissait pas le décolleté et que cela me gênait. J’ai même fait du Topless sans complexe à la plage et j’aimais ça !!! Jusqu’au jour où… je me suis faite opérée. Il y a 15 jours pour être précise. Mes seins ne seront jamais énormes car j’ai un tout petit gabarit. Au mieux, je ferai un bon 85B à mon avis. Psychologiquement, j’aimerai un C. Je dis bien psychologiquement, car de visuel, pour le moment, le résultat me plaît.

    Pourquoi passe-t-on par la case chirurgie ? Qu’est-ce qui se passe dans nos têtes pour arriver à modifier son corps ? Je ne sais pas. Je crois qu’on atteint parfois un point de non retour. Un faille, une brisure dans notre esprit qui n’arrive pas à surmonter ce complexe face à ses femmes « parfaites » sur Instagram ou dans les magazines.
    Ce qui est étrange, c’est que je trouve des femmes comme Jane Birkin, Natalie Portman ou Kate Moss magnifique, alors qu’elles ont une petite poitrine. Je déteste quand les gens disent qu’une femme est moins féminine parce qu’elle a de petits seins. Ce n’est pas le cas ! Est-ce qu’on dit à un homme qu’il est moins homme parce qu’il a une petite b**** ? Non !

    Ce n’est pas toujours facile de changer son regard sur soi. Tu peux être fière de toi, d’être capable d’être en topless, de ne pas porter de soutien-gorge et de penser comme ça ! Car c’est parfois difficile d’oublier la vision de la société sur nos corps. Celle qui nous fait croire qu’on est pas parfaite telle que l’on est !

  • lu

    27 juin 2017 at 11 h 46 min Répondre

    Merci pour ton article, très inspirant !

    Alors pour moi le topless, non, mais je suis un cas particulier (quoique pas tant que ça…) mais ton article m’inspire beaucoup.
    On m’a diagnostiqué un cancer du sein l’année dernière et j’ai subi une mastectomie. J’ai donc hérité d’une belle cicatrice à la place de mon sein gauche. Heureusement pour moi, je ne faisais qu’un petit 85B, j’ai donc une cicatrice pas trop grande et concrètement on ne voit pas vraiment la différence sous un gros pull. J’ai donc passé tout l’hiver en nobra (libération!). Puis l’été est arrivé et avec les hauts un peu plus moulant et un peu plus fin, c’est devenu un peu compliqué. Je me suis donc empressé d’aller chercher ma prothèse et d »acheter un joli soutif (qui m’a coûté une blinde sois dit-en passant, si tu veux un truc qui fait pas grand-mère -faut pas déconner j’ai 33 ans). Mais il est vrai que je me sens bien mieux dans mes tops en lin avec ma prothèse dessous. A l’inverse, je me sens bien mieux sans prothèse pour aller en cours de yoga ou de sport ou pour aller nager à la piscine (alors oui sous le maillot de bain une pièce ça se voit, m’enfin si les gens ont que ça à foutre de me mater les nichons quand je vais à la piscine municipale grand bien leur fasse).

    Evidemment la question que tout le monde me pose c’est : tu vas te faire reconstruire ? (et elle ne vient pas forcément de gens proches, – non mais les gens occupez-vous de vos fesses ! ). Et en fait, je n’en sais rien. Parfois j’ai envie, mais d’un autre coté j’ai pas spécialement envie de me faire charcuter pour plaire aux gens. Parce que finalement moi, elle me gène pas cette cicatrice, c’est le regard des autres finalement (et se refaire la poitrine après une mastectomie, c’est pas la même chose ni le même résultat qu’une augmentation mammaire). J’ai encore un an pour me décider (enfin même plus mais l’opération n’est envisageable que dans un an). Je suis contente d’avoir ce temps de réflexion. Pour l’instant je penche plutôt pour ne pas reconstruire et me faire tatouer sur ma cicatrice.

    Bref, cela n’apporte rien au débat sur le topless. Que je n’ai jamais pratiqué. Mais qu’après avoir lu ton article j’aurai été capable de faire avec deux seins. Mais du coup, ton article m’a fait pas mal avancer sur la question liée à la poitrine et au regard des autres, parce qu’en fait la question elle est là, qu’on parle topless, nobra, allaitement en public, mastectomie. Dé-conditionnons nous du regard des autres et écoutons nous !

  • Lucie

    27 juin 2017 at 12 h 05 min Répondre

    Rafraîchissant, merci

  • Vic

    27 juin 2017 at 13 h 59 min Répondre

    Je me suis mise au topless cette année. Comme toi, j’ai réellement commencé au Portugal ce mois-ci. Bizarrement c’est mon copain qui a été le tremplin. Ma mère et ma sœur le pratique aussi. Mais je n’avais jamais réussis à surmonter ma gêne jusqu’à ce que mon copain m’aide.

    On se sent tellement libre ! Par contre, j’aurais beaucoup de mal à le pratiquer sur les plages de France. Les gens ont le regard trop insistant, la liberté part pour laisser place à la gêne.

    J’ai pratiqué la première fois le topless à Saint-Girons près de Bordeaux. J’étais seule sur la plage avec mon copain, j’étais bien et un ami est arrivé et là je me suis vite habillée. Comme tu le mentionnes, j’avais l’impression de m’exposer et de montrer mon intimité…

    Tu as raison de ne pas le pratiquer partout, il y a des endroits où ce serait considéré comme inapproprié je pense, comme tu le dis à la piscine municipale.

    En tout cas, ton article est vraiment super sympa. C’est top de lire un article sur ce sujet 🙂

  • Amélie

    27 juin 2017 at 14 h 29 min Répondre

    Merci pour cet article, qui est un peu déclinable à l’infini sur plein de thèmes !

    je ne pratique pas le topless, j’ai longtemps eu une poitrine « trop » grosse et tombante qui me complexait et me gênait parce que lourde, parce que m’empêchant de porter certaines tenues, parce que j’étais inspirées par les personnes au physique androgyne (Charlotte Gainsbourg par exemple) alors que je suis tout l’inverse…
    Après avoir perdu du poids, sa taille ne me complexe plus mais le côté tombant, un peu (pour être topless en tout cas)… parce qu’on voit toujours des poitrines parfaites qui ne tombent pas et on pile la bonne taille, que ce soit dans la presse, au ciné ou autre, et qu’en effet on entend tellement de remarques dans tous les sens…
    Malgré tout j’aime bien ma poitrine, et tu as raison de dire non à tous les diktats, nous devrions être plus nombreuses à nous manifester ainsi !!

    Mais j’ai envie de dire au fond « Je suis bien comme je suis ». Ça vaut pour le physique en général, le poids, la poitrine, mais ça vaut aussi par « je suis bien avec ma personnalité, mes qualités et mes « défauts », et pourquoi vouloir toujours être comme la société nous le demande ?
    Idéalement, il faut être belle, sportive, avoir une belle carrière mais gérer aussi une super famille, des tas d’amis, être extravertie et tout, tout en étant une super femme d’intérieur et en étant inépuisable…
    Et bien non, moi je ne peux pas être à 200% tout le temps, je fatigue vite, je ne fais pas la bringue tous les 2 jours ni même toutes les semaines et je ne peux pas gérer 12 trucs en parallèle. J’ai peu d’amis, je suis plutôt réservée, mais j’ai aussi plein de traits de personnalité super chouette (et qui sont vraiment les miens !) et je fais des trucs super de ma vie, de mon couple, de ma vie professionnelle…
    J’apprends à faire avec, à comprendre qu’on ne peut pas espérer être une autre, et vouloir tout changer, pour ressembler à des modèles complètements chimériques…

    JE SUIS BIEN COMME JE SUIS, petite affirmation à se répéter aussi souvent que possible 🙂

  • Marion

    27 juin 2017 at 14 h 54 min Répondre

    Très bel article ! Je suis à 100% d’accord avec ce que tu évoques dans cet article. Bon, ayant une forte poitrine, je ne suis pas du tout à l’aise avec celle ci et donc forcément, ne pas mettre de soutien gorge ou de haut de maillot de bain ne me tente pas du tout… Je le fais chez moi, dans ma piscine, ou lorsque je reste à la maison, je ne met pas de soutien-gorge, mais en public, je ne pense pas que je pourrais, je me sentirais vraiment trop mal à l’aise… Félicitation pour cette prise de conscience et cette volonté de dé-sexualiser ta poitrine, la poitrine des femmes !

  • Angela

    27 juin 2017 at 21 h 19 min Répondre

    C’est drôle cette article. J’ai eu cette conversation la semaine dernière avec mes collègues de travail. Pour eux c’est indécent.
    Je te confirme être adepte du topless et ma mère avant moi ( vive les années 80) Vive les petites poitrines, les moyennes et les grosses. Soyons libre d’être. Sans pudeur, sans arrière pensée. Merci pour cette article.

  • Samantha

    28 juin 2017 at 7 h 26 min Répondre

    Dans les ça me gêne je rajouterais qu’une femme qui ose allaiter son enfant en public puisse être jugée et traitée d’exhibitionniste alors qu’elle nourrit simplement son enfant et la plupart du temps on ne voit presque rien, le pire se sont les femmes non allaitante qui les jugent car entre femmes on devraient se soutenir mais non..

    Pour le topless ayant une poitrine moyenne ou un peu grosse, et ayant allaitée mes 2 enfants, je n’ai plus la poitrine de mes 20 ans, ferme et remontée, du coup je n’oserais pas car je complexe de mes seins avec vergetures, mous et moins haut..

  • RHL

    28 juin 2017 at 9 h 06 min Répondre

    Que cet article fait du bien ! Tout comme les commentaires qui l’accompagnent. Alors après une journée d’hésitation je me lance à mon tour dans le grand bain. J’espère ne pas être trop longue.
    La nature m’a donné un physique de brindille, je n’ai jamais dépassé le 34. Arrivée à l’adolescence mes seins se sont développés, un peu… Beaucoup ! Je devais changer mes soutiens gorge régulièrement ça ne s’arrêtait pas. Malheureusement j’ai été mal conseillée, j’ai donc pris les mauvaises formes, les mauvaises tailles jusqu’à mes 23 ans. Là j’ai rencontré une boutique de lingerie avec des vendeuses au top qui m’ont trouvé ma taille, 75G. Le dernier coup de massue de cette poitrine dont je ne voulais pas. Celle qui rendait le sport impossible, la descente des escaliers désagréable, le mal de dos après une journée debout ou penchée sur ma machine à coudre. Elle n’était pas monstrueuse mais entièrement disproportionnée face à ma carrure de Minimoys. Ayant été mal conseillée pendant des années (à 80€ le soutif ce fait plaisir) ma poitrine était aussi tombante que celle de ma maman ayant eu 4 enfants.
    Alors j’ai enfin pris la décision que j’hésitais à prendre depuis mes 16 ans, je suis allée voir un chirurgien pour ma réduction mammaire. Chacun est libre de penser ce qu’il veut de ce choix moi il a changé beaucoup de chose dans ma vie. J’ai rencontré un professionnel très à l’écoute, qui a d’abord cherché à me décourager pour que je ne prenne pas ma décision à la légère. Une fois sûre de mon choix il m’a confirmé que ma poitrine n’était pas proportionnelle à la stature et ça m’a fait un bien fou d’entendre ces mots de quelqu’un comme ça. Je me suis faite opérée il y a quelques mois, j’ai fait le choix d’en enlever beaucoup. J’ai désormais ce qu’on appelle une petite poitrine et je l’assume tellement ! Je me sens légère, je me sens libre de mettre un soutien gorge ou non, je peux mettre tellement plus de vêtements différents. Avant je cachais ma poitrine, tellement que beaucoup ont découvert sa grosseur quand j’ai annoncé l’opération, aujourd’hui je l’affiche fièrement ! J’attends l’été prochain pour tester le topless, les cicatrices ne doivent pas voir le soleil. Toutes mes copines ont des petits seins et je crois que mon histoire en a aidé certaines à les aimer et comprendre que des gros seins c’est encombrant et parfois douloureux.
    Je finirai sur une « anecdote » de mon chirurgien. Lors du rendez-vous pré-opératoire celui ci m’a dit
    : « vous savez que même avec cette opération vous ne vous retrouverez pas avec deux parfaits petits obus bien droits bien fermes ? Non parce que ça ce n’est possible qu’avec des implants, une poitrine naturelle ça reste plus ou moins mou et ça s’affece avec le temps. Ce qu’on voit à la télé et dans les magazines c’est du faux. Je préfère vous le dire parce que j’ai des jeunes filles qui pensent qu’elles auront ce résultat. »
    Ça m’a rendu triste de me dire qu’une partie des jeunes filles ne savent plus ce qu’est une poitrine naturelle. Et que certaines complexent d’avoir des seins qui sont pourtant sûrement très bien.

    Voilà pour moi, je crois m’être un peu étalée ! Maintenant à moi le sport, les journées chaudes sans soutien gorge et les économies d’une lingerie ou j’y laissais un bras. Et surtout, une femme c’est tellement mais tellement plus qu’une paire de seins !

  • prettylittletruth

    28 juin 2017 at 10 h 26 min Répondre

    Comme toi, je suis une fan du topless. Pas partout, et pas souvent (pas trop de vacances oblige), mais quand je peux oui! Ca me genait un peu au debut mais maintenant plus du tout 🙂

  • Lolli

    28 juin 2017 at 16 h 03 min Répondre

    Très bel article 🙂 Pour ma part le topless c’est non mais je respecte celles qui le pratiquent 🙂

  • Flavour Beans

    28 juin 2017 at 20 h 47 min Répondre

    Alors je ne fais pas partie de la team topless mais je partage ton avis à 100% ! D’ailleurs ça me rappelle quand j’étais petite j’arrêtais pas de demander à ma mère pourquoi quand on cachait un téton, c’était ok mais dès que ce petit bout de peau apparaissait, ça paraissait vulgaire.. Autant te dire qu’elle savait pas quoi répondre ahha

  • Corinne

    2 juillet 2017 at 16 h 01 min Répondre

    Bonjour,

    A 20 ans j’avais une toute petite poitrine, 70A. J’ai eu parfois quelques complexes. Heureusement, le petit copain que j’avais à cet âge là m’a dit un jour :

    « Les plus jolis seins sont ceux que l’on peut tenir au creux de la main ».

    Après çà, j’ai regardé ma poitrine avec tendresse et j’en ai pris bien soin.

    Maintenant à 50 ans, je fais du 75A, j’ai pratiquement arrêté de porter des soutiens gorge et ma poitrine avec l’âge s’est embellie. Elle est toujours bien droite, pleine. J’adore mes petits seins !!!

  • Saoyiste

    3 juillet 2017 at 21 h 55 min Répondre

    Super témoignage !
    J’ai une amie qui adore le pratiquer, et je m’y suis essayée une fois et cela m’a beaucoup plu. Je retenterai surement l’expérience une prochaine fois. En tout cas je me suis sentie libérée. Et j’aime bien mes seins, depuis que j’ai arrêté de porter des soutiens-gorges, je les redécouvre avec plaisir. Après, j’avoue avoir une petite lubie, à savoir la marque du triangle sur la poitrine, ça m’éclate haha, c’est une des raisons qui m’a fait tenter le topless assez tardivement !

    FREE THE NIPPLES !

  • Little Things

    5 juillet 2017 at 15 h 10 min Répondre

    Moi aussi je suis une adepte du topless…. mais contrairement à toi, je ne complexe pas parce que mes seins sont trop petits mais bien parce qu’ils sont trop gros et que tu pers donc l’option maintien en enlevant ton haut de maillot.
    J’ai commencé à l’enlever pour plusieurs raisons :
    1/ Je n’aime pas les marques de bronzage
    2/ Le haut de maillot de bain, c’est le truc qui reste imbibé d’eau hyper longtemps, ça ne sèche pas, et au final, tu te retrouves à avoir les tétons tout froid/fripés parce qu’ils sont en permanence tenus dans l’humidité
    3/ Les hommes ne cachent pas leur poitrine, pourquoi je le devrai.

    En plus de ça, nager les sein à l’air c’est tellement libérateur, on se sent tellement léger ! 🙂

    En Allemagne, où j’habite, j’ai même découvert le naturisme, c’est à dire se baigner tout nu et être tout nu sur la plage… Mais attention, rien à voir avec du voyeurisme ou de exhibitionnisme ! La première fois c’était la plus dure, j’ai du mettre bien 30 minutes rien que pour enlever le haut… et me rendre compte qu’au final, ça n’intéressait personne! A force de me baigner nue, et me montrer nue, j’ai appris à percevoir le corps humain d’une façon totalement différente. Les gens autour de moi qui le pratiquent sont simplement des êtres fait de chair, plus grossièrement « des bouts de viandes ». Même si nous sommes tous différents, au final, chaque personne est constituée des mêmes éléments (bras, jambes, poils,…) peu importe la forme, la longueur,…. Avant, j’associai le fait de voir un corps nu à quelques chose de sexuel et d’anormal, relevant de la sphère privé (valable aussi pour le topless), mais est-ce que ce n’est pas finalement la chose la plus naturelle ?

    Vive le topless! 🙂

  • aurélie

    6 juillet 2017 at 19 h 53 min Répondre

    je ne fais pas partie de la team topless pour plusieurs raisons:
    – j’ai longtemps montrer mon corps en m’habillant légèrement. Avec le recul, je me rends compte que finalement je me sexualisais car depuis que mes jupes/robes sont plus longues, que je me couvre les épaules, les regards sont beaucoup moins pervers. Je n’ai plus l’impression d’être un « bout de viande ». (je suis pas loin des mensurations magazines sauf pour la poitrine
    – je trouve ça indescent pour un homme de montrer son torse en public, donc cela me parait indescent aussi pour une femme
    – le corps est beaucoup trop déshabillé et mis en avant dans notre société.

    Je suis tout à fait d’accord par rapport au tétons. Il y a un truc qui cloche dans le fait de vouloir le cacher alors que le reste du sein peut être montrer.
    En ce quiconcerne le no bra, je suis tout à fait d’accord. Je m’y suis réellement mise l’an dernier et ça libère! (je dois faire un 75A.) 🙂

  • Simone The Talking Veg

    7 juillet 2017 at 13 h 37 min Répondre

    Je trouve que tu as choisi les bons mots, c’est pourquoi j’ai partagé ton article sur facebook. En effet, les seins sont beaucoup trop sexualisés ! Je suis jeune maman et je constate que les gens sont choqués de voir quelqu’un allaiter. Pourquoi? Les seins ne servent pas à ça, à la base ? Si j’allaite mon enfant, c’est incestueux ? Les gens sont choqués par des seins nourriciers alors qu’on en voit partout dans la rue, sur les pubs pour vendre du parfum… La femme est un objet sexuel et en 2017, c’est vraiment grave.

  • Sarah

    9 juillet 2017 at 21 h 30 min Répondre

    Whoah j’ai adoré ton article et comme d’habitude tout tes articles en général …. Je suis de celles qui lisent mais ne commentent jamais… et là je dois te dire MERCI un grand Merci oui parce que dès le collège j’ai eu des seins de GROS seins comme on me le répétait … taille B, puis C, D … pour maintenant un bonnet F… j’ai toujours été celle aux trop gros seins trop ci trop ca … on m’a tellement foutu en pleine gueule « Pourquoi tu ne peux pas t’empêcher de montrer tes boobs » et j’en passe … quand je suis tellement complexée que j’ai commencé à porter des tops cachant en vain …
    Les réfléxions continuaient et pas seulement venant de la part de garçons, les filles aussi malheureusement… Etant traumatisée de l’hôpital je me refusais depuis plusieurs années la décision de procéder à une réduction mammaire jusqu’au mois dernier où j’avais pris la ferme intention de le faire pour Aout 2017. Ton article m’a aidé, à rendre la chose moins « grave » j’ai 23 ans et j’ai détesté mon corps depuis mon plus jeune âge quand je me souviens… fini la recherche de soutiens gorge dits « minimizer ».
    Merci pour ton article ! tu as l’air Canon aussi 🙂
    Des bisous

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