Gala's blog | L’épilation, le poil : l’enlever ou le garder ?
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L’épilation, le poil : l’enlever ou le garder ?

J’ai envie d’aborder le sujet de l’épilation depuis longtemps sur le blog ! J’ai toujours été une « hair-freak ». Il ne fallait jamais qu’il y ait un poil nul part, sur aucune partie de mon corps …  Et puis les années passent, mes idées changent, évoluent et aujourd’hui je ne suis plus aussi psychorigide à ce sujet. J’ai beaucoup, beaucoup réfléchi et j’ai réussi à me mettre d’accord avec moi-même sur ce – vaste – sujet qu’est LE POIL 😅.

 

Le poil, faut-il l’enlever ?

 

Comme vous le savez, je me penche depuis un moment sur les questions de genre et de féminisme. Forcément, la question du poil s’est imposée à moi à plusieurs reprises.

J’ai réalisé plusieurs choses : 

  • Je n’aime pas mon corps avec des poils (surtout jambes et aisselles), est-ce que cela fait de moi une féministe en carton ?
  • Je n’aime pas que les autres puissent voir mes poils
  • Je n’aime pas l’idée de devoir retirer mes poils parce que je suis une femme
  • Je n’aime pas passer (pour ne pas dire perdre) du temps à les retirer
  • J’en ai marre de la douleur à chaque épilation, de ma peau rougie et desséchée
  • J’en ai marre de dépenser de l’argent dans du matos épilatoire

Je me suis donc heurtée à un gros dilemme. Surtout sur le fait d’être socialement obligée de m’adonner à une tâche douloureuse et chronophage à cause de mon genre.

J’ai longtemps été persuadée que si je m’épilais, c’était avant tout pour moi et pas pour mon copain ou les personnes qui sont susceptibles de porter un regard sur moi. Je le clamais haut et fort : « c’est très bien si des filles ne s’épilent pas, c’est leur choix. Le mien, c’est bien de retirer mes poils ». J’ai réalisé que c’était complètement faux. En effet, depuis quelques temps, j’ai pris énormément de recul sur toutes ces questions et surtout celle de l’image de mon corps. D’ailleurs, je prends moins le temps de modifier mon image et mon corps, surtout lorsque cela m’est inconfortable : je ne me maquille quasiment plus (anti-cernes et poudre only), je ne porte plus de soutien-gorge, je ne prends plus la pilule … Et fatalement, la question des poils est arrivée.

Comment je peux encore passer autant de temps à retirer mes poils alors que ça me fait mal ?

 

Epilation et féminisme : mes réflexions

 

Je vais reprendre les points que j’ai énoncés plus haut et tenter d’y apporter des réflexions et pourquoi pas des réponses.

 

Je n’aime pas mon corps avec des poils, est-ce que cela fait de moi une féministe en carton ?

Il y a quelques temps, je buvais un verre avec une copine en terrasse et une fille est venue nous interpeler pour nous dire qu’elle organisait un vide-dressing avec des amies dans un bar à côté. Elle avait un petit débardeur et j’ai vite remarqué qu’elle ne portait pas de soutien-gorge, ça m’a fait sourire. Et puis à un moment, en nous parlant, elle a levé les bras et j’ai pu découvrir ses poils. Et je n’ai pas trouvé ça répugnant contrairement à d’habitude ! En fait ça m’a même fait plaisir : je l’ai trouvée vraiment cool de s’assumer de cette façon. Ma vision des choses avait-elle changé ? Je ne saurais le dire, mais le fait est qu’aujourd’hui, si je préfère toujours ma peau sans poils, cela ne me répugne plus quand j’en ai. Et cela ne fait pas de moi une féministe en carton, cela fait simplement de moi quelqu’un qui a été conditionné pendant 27 ans et qui a du mal à s’en défaire. Il n’y a rien de plus humain que cela et il n’y a pas à culpabiliser.

 

Je n’aime pas que les autres puissent voir mes poils

Marion Seclin avait dit quelque chose de très juste dans cette vidéo et je pense que c’est ce qui m’a aidée à comprendre le dégout que j’éprouvais pour les poils. Ce n’est pas moi à proprement parler qui n’aime pas mes poils. C’est plutôt l’image qu’en ont les autres et qui m’est renvoyée qui me dérange. Cette vision des poils a légèrement changé chez moi. Par exemple, je ne me rase plus les cuisses alors qu’avant il m’était impensable de sortir les cuisses non épilées. On peut noter qu’il y a une petite évolution. Cependant, je n’apprécie toujours pas que l’on voit mes poils, mais aujourd’hui j’ai conscience que ce n’est plus un choix personnel mais bien un diktat qui m’est imposé socialement et auquel je me plie.

 

Je n’aime pas l’idée de devoir retirer mes poils parce que je suis une femme

Mais quelle injustice ! C’est bien ce qui m’agace le plus, devoir retirer mes poils simplement parce que je suis une femme. Comme dit plus haut, aujourd’hui, je suis totalement consciente que je me plie à un dikat. Et ce diktat est sexiste à souhait. Même si les hommes commencent à s’épiler de plus en plus, ils ne renvoient pas la même image que les femmes s’ils ne le font pas.

 

Je n’aime pas perdre du temps à retirer mes poils

Mais quel temps perdu ! Quel temps gâché ! Du temps que j’aurais pu utiliser de façons bien plus utiles : j’aurais pu lire et m’instruire, j’aurais pu travailler et gagner plus d’argent, j’aurais pu passer plus de temps avec mes copains, j’aurais pu dormir plus longtemps, j’aurais pu prendre le temps de manger, j’aurais pu prendre soin de moi … J’aurais pu faire plein de choses mais non, ce temps, je l’ai passé à retirer mes p*tains de poils et en plus, je l’ai fait dans la douleur !

 

J’en ai marre de la douleur à chaque épilation, de ma peau rougie et desséchée

Il y a deux ans, une de mes copines a eu un abcès suite à une épilation (au rasoir) du maillot. Rien de grave pour sa part, mais je me souviens qu’elle avait affreusement mal. Je ne savais pas qu’on pouvait avoir des abcès aux lèvres à cause du rasoir. Je crois que c’est là que j’ai commencé à me poser sérieusement des questions : pourquoi on s’inflige ça ? Non seulement ça fait mal sur le coup, mais en plus c’est dangereux ! Et je ne parle même pas des ingrédients néfastes dans les cires et autres crèmes dépilatoires … Je me suis explosé la peau des jambes à force de passer mon épilateur dessus, j’ai eu des poils incarnés, non mais vraiment : j’avais super mal ! Sur le coup mais aussi après parce que ma peau était rouge et ultra sèche. Alors stop ! Trop, c’est trop.

 

J’en ai marre de dépenser de l’argent dans du matos épilatoire

Entre la cire, l’épilateur, les têtes pour les rasoirs et pour certaines, l’esthéticienne … L’épilation, c’est un budget à part entière. On peut faire sa cire maison, mais tout le monde n’a pas le temps (ni l’envie) … Et pour l’épilateur et les rasoirs, je n’ai pas encore trouvé de DIY !

 

Mon épilation « raisonnée », ça donne quoi aujourd’hui ?

 

Et bien je ne m’épile que lorsque certaines parties de mon corps vont être vues. J’ai abandonné l’épilateur parce que ma peau ne le supportait vraiment pas. J’ai souvent la peau des aisselles sèches, je ne m’épile que si ma peau n’est pas trop abimée et sinon, je me débrouille pour cacher tout ça avec un t-shirt (en hiver la question se pose moins). Ce que je rase le plus souvent, ce sont mes demi-jambes au final et ça me prend quelques secondes. Il est hors de question d’y passer autant de temps qu’avant. J’applique (quand j’y pense) de l’huile de souchet pour retarder la pousse des poils. Mes poils me gênent de moins en moins, surtout l’hiver, quand personne ne les voit (sauf mon copain mais après 8 ans de vie commune, on va dire que je m’en fiche un peu 🙈). Une preuve que c’est bien le regard des autres qui me dérange !

 

Et vous, quelle relation entretenez-vous avec vos poils ? Vous les aimez ou vous les détestez ?

 

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20 Comments
  • Clo

    25 février 2018 at 10 h 59 min Répondre

    J’ai exactement les mêmes ressentis sur mes poils! Plus jeune c’était carrément « la honte » si on voyait un poil sur une de mes jambes, je grondais ma mère parce que ses jambes n’étaient pas parfaitement épilées et qu’elle mettait une jupe.. Bref fallait être lisse de partout (même des bras c’était ridicule). Et puis pareil depuis un an environ et mes lectures sur le naturel, le féminisme et autre font que je me pose des questions aussi. Pour l’instant, avec l’hiver, j’avoue être bien garnie en poils mais je m’en fiche, seul mon copain les voit. Par contre le pire des supplices et que je n’arrive pas à arrêter : payer une esthéticienne pour le maillot .. Complet! Je me trouve un peu nulle parfois mais je NY arrive pas. Je vais essayer de, déjà, faire le maillot classique pour voir et d’y aller petit à petit.
    Merci pour ton article : savoir qu’on peut être féministe et ne quand même pas aimer ses poils ça rassure 😉 bonne journée Gala!

  • Kathy

    25 février 2018 at 11 h 46 min Répondre

    Bonjour Gala,

    Merci pour ton article et pour ton honnêteté !
    La question des poils m’intéresse depuis un an environ. Tout comme toi, je me suis demandée pourquoi je m’épilais et majoritairement je m’épile à cause du regard des autres. En ce qui concerne les aisselles, je me rase uniquement quand ça m’embête mais je peux rester 15 jours sans m’épiler. Pour les cuisses, j’ai arrêté il y a bien longtemps en revanche en été je m’épile les demi – jambes parce que j’aime sentir mes jambes douces mais surtout à cause du regard des autres. Peut – être que cela évoluera avec le temps …
    Dans tous les cas je ne pense pas qu’épilation et être féministe soient contradictoires. Le plus important est d’être honnête avec soi – même.
    Belle journée,
    Kathy

  • Lou

    25 février 2018 at 12 h 09 min Répondre

    Je pense en être arrivé un peu au même raisonnement que toi 🙂 Je n’ai jamais été absolument obsédée par les poils, par exemple cela ne me dérangeait pas trop quand ils repoussaient juste et commençaient à un peu se voir. Ceci-dit j’ai toujours fait le minimum, niveau jambes, maillots aisselles. Mais en commençant à voir sur internet, les réflexions de filles remettant en cause cette injonctions sociales, j’y ai encore plus réfléchi moi-même… Et du coup, tenté une « expérience », du moins cet hiver : j’ai arrêté de me raser, et si c’est plutôt facile car c’est l’hiver et que je passe la grande majorité de mes journées à travailler chez moi, j’ai quand même assumé à la salle de sport avec mes leggings s’arrêtant aux genoux. J’ai un peu l’impression que tout le monde ne voit que ça là bas et trouve ça moche, mais bon je n’ai jamais reçu aucune réflexion et me fiche un peu de l’avis des autres personnes de la salle donc je prends sur moi… En fait, l’unique personne à m’avoir fait une réflexion, c’est ma mère (alors qu’elle n’est même pas du genre coquette, et ne s’est pas toujours épilé le maillots et les aisselles…) !!!!!! J’espère que de plus en plus de personnes vont avancer dans leur réflexion sur cette question, afin que de plus en plus de filles laissent leurs poils, ce qui rendra la chose moins « marginale » et donc moins difficile à assumer 🙂 Merci pour cet article, qui contribue à ce mouvement !
    Bonne fin de WE
    Lou

  • elodie

    25 février 2018 at 12 h 27 min Répondre

    Bonjour Gala, je n’en suis pas encore là! En tout cas je te félicite d’être honnête avec toi même! Tout le monde à une image différente de la femme parfaite. Mais qu’est ce qu’être parfaite, cela veut tout dire et rien dire. Moi aussi j’ai changé le regard que j’avais de moi même, aujourd’hui je m’accepte comme je suis! Je m’épile toujours mais pas non plus dans l’extrême! je me fais les demi-jambe, les aisselles et simplement le maillot, sinon le foin dépasse vraiment de la charrette! En plus je suis très brune et avec pas mal de poil. Il est vrai que depuis quelques années ils sont moins épais et moins présent! Cela me prend 1/2 heure toute les 3 à 4 semaine donc cela me convient bien! En tout cas merci pour ton partage sur le sujet. A bientôt Elodie

  • Papass

    25 février 2018 at 18 h 17 min Répondre

    Je me souviens avoir croisé deux jeunes femmes qui organisaient un vide dressing (au Greenman) ! Très sympathiques et avenantes !
    Question poils je suis de plus en plus « flex », je m’épile quand j’en ai le temps et l’envie. Il m’arrive fréquemment de sortir jambes nues et non épilées en été (en ville comme à la campagne) et… rien à signaler! Les gens n’y font pas attention, moi non plus, je passe une bonne journée ! 🙂

    • Gala

      25 février 2018 at 19 h 06 min Répondre

      C’est marrant c’est justement au Greenman que cette fille nous a envoyées 😄 ! Oui tu as raison, je pense que l’on y prête + attention que les autres au final …

  • Milounette

    25 février 2018 at 19 h 21 min Répondre

    Cette question des poils n’est pas une question facile, car comme tu le dis si bien, il y a tout un construit social derrière. Pour ma part je dirais que les poils me gênent plus à certains endroits qu’à d’autres (j’ai plus de mal avec les poils sous les aisselles par exemple – vieux relant de « ce n’est pas hygiénique » alors même que je sais que c’est parfaitement faux). Je n’ai jamais été quelqu’un qui passe beaucoup de temps dans la salle de bain, et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui. J’essaie de ne pas me prendre trop la tête avec, mais ce n’est pas toujours facile, surtout que je fais de la danse classique, et que dans ce milieu, rien ne doit dépasser… Bref, je m’épile donc les aisselles quand je trouve que la repousse commence à se voir vraiment, ainsi que les demi-jambes (régulièrement en été, beaucoup moins en hiver). Comme j’ai toujours eu une routine assez soft, (je ne me suis jamais épilée les cuisses par exemple), à mesure que j’ai avancé dans ma reflexion sur le sujet je n’ai pas changé grand-chose, mais je dirais que je suis tout de même plus « laxiste » sur le sujet qu’avant. Tout comme toi, j’ai cette attitude un peu schizophrène qui consiste à trouver en théorie que les femmes ne devraient pas avoir à s’épiler, que c’est un construit social et un outil d’asservissement et en même temps trouver que les poils, c’est moche et vaguement dégoutant. Mais comme tu le dis, on ne déconstruit pas en 1 jour 25 ans de conditionnement… J’espère qu’un jour la société changera de regard sur le sujet, mais j’ai bien conscience que ce n’est pas demain la veille et que c’est à nous de porter ce message… Bonne fin de week-end à toi.

  • mouvements aberrants

    25 février 2018 at 21 h 10 min Répondre

    Je n’ai jamais vraiment été une maniaque de l’épilation, et tout comme toi je le fais quand ça va se voir ou quand j’en ressens moi-même le besoin. Je ne suis pas du tout adepte du rasoir en revanche l’épilateur et non ami ainsi que l’esthéticienne pour les parties plus délicates. Les poils ne me dégoûtent pas du tout. Mais je me souviens du jour où j’ai eu un réel déclic, c’était à la fac en cours de langue, je travaillais avec ma voisine de table et là mon stylo tombe. Je me baisse sous la table pour ramasser mon stylo et je vois une petite cheville poilue, due au jean qui remonte. C’était la première fois que je voyais les poils d’une femme de l’extérieur, j’ai été dans un premier temps gênée, comme si j’avais vu quelque chose que je ne devais pas voir, puis je me suis dit qu’en fin de compte nous étions toutes pareilles, qu’il y avait sans doute plus femmes que je ne le pensais avec des poils sous leur jeans et cela m’a énormément rassuré. J’ai pris confiance en moi et je me suis dit que ce n’était que des poils et ça ne retirait rien à notre charme et notre féminité. Depuis cet épisode, je suis beaucoup plus coule, j’ai cessé de croire que toutes les femmes, étaient en permanence parfaitement épilées et que surtout ça n’avait aucune espèce d’importance, ma voisine n’était pas moins jolie, moins charmante ou encore moins gentille ou intelligente à cause de ses poils. Aujourd’hui, je trouve même que les poils sous les bras sont sexy. 🙂
    Quant à mon mari, il n’est absolument pas regardant sur la chose…rien de plus normal, on a pas à faire de l’ingérence sur le corps de l’autre mais je sais tout de même que certains hommes sont extrêmement durs avec leur partenaire sur ce sujet.

    Comme quoi entre femmes, on peut se donner beaucoup de courage et de bienveillance. #sororité. 😀

    ps : j’avais 17 ans lors de l’anecdote relatée, cela remonte donc à 9 ans en arrière et oui j’étais très jeune et très flippée de ce que signifiait « être une femme ». A Cette époque, je me pliais à beaucoup de diktats, les talons, le maquillage, le vernis, les poils…

  • Melodie

    26 février 2018 at 10 h 41 min Répondre

    Je me retrouve énormément dans tout ce que tu dis, et mon constat est le même sur tous les points que tu abordes en fait! Je m’épile encore les jambes et les aisselles (même en hiver parce que j’aime assez avoir la peau toute douce à ces endroits là donc j’estime que c’est en parti personnel. En revanche je sais pertinemment que je serais encore malheureusement gênée en plein été si je sortais avec mes aisselles et jambes poilues au naturel. C’est la vision de la société pour moi aussi c’est certain. Pour moi la révélation s’est faite au niveau du maillot. Je ne touche plus à cette partie du tout et pourtant je sais d’avance que lorsque j’aurais envie de retourner à la piscine ou à la plage, je passerais par la case tondeuse/rasoir… ça me désole mais je ne me sens vraiment pas capable d’affronter certains regards sur ce sujet là, mais j’y travaille et espère arriver à franchir le pas si ça me chante un jour, d’aller à la plage « nature » si j’en ai envie! Bref une fois de plus merci de cet article Gala, tu me fais réfléchir et je me sens tellement moins seule quand je te lis et vois les commentaires que d’autres te laissent… Belle semaine à toi et merci encore pour ce partage! :*
    Melodie | http://happymelodie.com/

  • Flo

    28 février 2018 at 10 h 36 min Répondre

    Merci pour cet article !
    Je me pose toutes ces questions depuis bien longtemps et j’ai eu du mal à franchir le pas mais depuis quelques années (et grâce à une bloggueuse qui avait aussi traité le sujet!) je ne m’épile plus à la cire ni à l’épilateur. Plus de souffrance, plus de temps perdu… quel soulagement.
    Par contre je suis très poilue et je me vois pas encore assumer mes longs poils en public (chez moi ça me dérange moins!) donc j’ai trouvé le compromis parfait : la tondeuse ! C’est une tondeuse pour le corps pour homme. Je l’utilise sans sabot donc il reste 1mm de poilus qui se voidentifica un peu de près mais personne ne regarde d’aussi près. Après ça pique légèrement au toucher mais beaucoup moins que quand on rase. Eg c’est ultra rapide et ça n’abîme pas la peau. Bref je ne reviendrais pas en arrière.

  • Laure

    28 février 2018 at 14 h 56 min Répondre

    J’ai toujours été en admiration devant les filles toujours lisses de partout, personnellement je n’y suis jamais arrivée ! :p Le seul endroit où je m’épile régulièrement, c’est les aisselles (et encore, en hiver je ne le fais un peu que quand j’y pense). Je ne me suis jamais épilée le maillot ni les jambes en entier. En fait je n’épile (ou rase) que ce qui se voit, quand j’ai besoin de le montrer. Donc clairement c’est à cause du regard des autres… En même temps je ne trouve pas ça très joli des grands poils sur une femme (surtout que les miens sont assez noirs) donc je ne me trouverais pas très belle avec des poils sous une jupe. Depuis l’année dernière j’essaie l’épilation définitive sur les demi-jambes, j’ai environ moitié moins de poils pour l’instant, mais c’est un budget !

  • Sophie (Ma conscience écolo)

    2 mars 2018 at 12 h 35 min Répondre

    Je me retrouve un peu, voire beaucoup, dans tes propos. Je m’en fiche de mes poils et je ne m’épile qu’en été, en clair quand je sors bras et jambes nus. Un coup de tondeuse sous les bras et un coup de rasoir sur les demi-jambes. Jamais plus. Bizarrement, je fais les aisselles « pour les autres » (j’ai pas envie de me prendre des réflexions ou qu’on me regarde bizarrement… et puis ça gène aussi mon copain) et les jambes « pour moi » (je trouve ça tout simplement moche les jambes poilues). Alalala les poils c’est quelque chose quand même !

  • Nattye

    2 mars 2018 at 18 h 37 min Répondre

    Bonjour à toutes,
    je m’épile depuis des…dizaines d’années. C’est vrai que je trouve ça injuste de m’épiler parce que je suis une femme. Mais les poils je ne trouve pas ça chic, ni d’ailleurs quand trop chez un homme non plus . Je continue de m’épiler (plutot de me faire épiler) très régulièrement avec un budget conséquent ; mon rêve ce serait l’épilation définitive pour pouvoir sortir mes gambettes sans y penser. J’envie souvent celles qui ont l’air sans poils sans avoir l’air de faire quoi que ce soit!!! en fait ca existe?
    Bien sûr c’est peut-être un diktat ;pourtant je trouve que le contact de la peau direct c’est sympa aussi! Il y n’a que le maillot complet auquel je résiste bien ( que de douleurs et d’embêtements en perspective et là mon côté féministe ressort!) ; peut-être une question d’âge aussi! donc diktat!!!

  • Manon

    3 mars 2018 at 23 h 48 min Répondre

    Bonjour,

    Tout d’abord je voulais te remercier de partager avec nous ton point de vue concernant les poils. Grand sujet, presque tabou, dans le monde féminin.

    J’ai fait le choix depuis 4 ans de me raser quand bon me semble ou pour les « grandes occasions ». L’hiver le problème du regard des autres ne se pose pas (à part le chéri qui est assez tolérant). L’été, je me rase les aisselles une fois par semaine environ, simplement pour une question d’odeurs (pas sexy mais c’est la vie). Les poils sur mes jambes ne sont pas dérangeant à mes yeux.

    Pour toutes celles qui auraient peur du regard des autres et/ou qui se sentent bloquées par des codes sociaux archaïques, je n’ai qu’une chose à vous dire : ESSAYEZ ! Petit à petit, un week-end, une semaine de vacances peuvent être des bons moments pour débuter ce type de démarche. Surtout, ne perdez pas espoir !

  • Caro

    11 mars 2018 at 17 h 25 min Répondre

    Bonjour à toutes,
    Ça ne m’a jamais dérangé d’avoir des poils mais au collège une fille m’a fait « gentiment » remarqué que j’avais de la moustache. Du coup je me la décolorais à chaque fois que ça se voyait par peur qu’on se moque de moi ! Je suis reconnaissante d’être tombée sur ton blog et sur des chaines youtube qui démentent tout ces stéréotypes de la beauté féminine ! Je suis au lycée et maintenant je me maquille quand j’en ai envie pas systématiquement , je me rase les aisselles quand je le décide (pas très souvent), je ne porte plus de soutient gorge parce qu’à mes yeux ça ne sert à rien ! Le fait de prendre ces décisions permet de s’affirmer et juste merci pour tous ces articles! C’est ce qui permet de se remettre en question et prendre des décisions finalement qui nous ressemblent et pas qui ressemblent aux autres !

  • Saoyiste

    11 mars 2018 at 19 h 10 min Répondre

    Hey ! J’espère que ton rapport au poil évoluera dans le sens qui te convient le mieux.
    Pour ma part, je me mets beaucoup beaucoup moins la pression que par le passé. A tout casser, je dois m’épiler maillot + demi-jambes + aisselles .. 2 fois par an ! Alors que je vis à la Réunion, que je suis pratiquement en débardeur (et sans soutif aussi) ! Et on ne m’a JAMAIS fait de remarque jusqu’à présent. Ah si, une fois, un petit garçon lors d’un pique nique d’anniversaire qui me dit « mais une fille ça doit s’épiler sous les bras », j’ai eu vite lui de lui dire « eh bien non, moi je suis une fille et je le fais pas, NA ! » Je pense que j’ai de la chance parce que ce genre de remarque ne me gène pas, au contraire, je me dis que c’est la personne qui pense cela qui a une gène, et c’est peut-être pour cela que personne ne m’a encore fait de remarque.
    Il m’arrive encore pourtant de m’épiler, j’essaye de le faire quand j’en ai envie, mais il y a toujours au fond de ma tête une voix qui me dit « comme ça tu seras tranquille quelques temps »… comme quoi les injonctions ont la vie dure.
    Je rajouterai qu’en tant que brune typée et bronzée j’ai de la chance car j’ai peu de poils et même longs ils ne se voient plus trop, surement la conséquence de nombreuses séances chez l’esthéticien·e à faire tout disparaître à coup de cire ! Seule technique d’ailleurs que j’utilise car le ratio douleur-confort-efficacité-durabilité est le meilleur selon moi… par contre j’ai déjà essayé de faire moi-même ma cire : UN ECHEC xD !

  • Lise Iria

    15 mars 2018 at 22 h 00 min Répondre

    Un article de plus qui me convainc du non intérêt à s’épiler. Personnellement, je fais les aisselles pour mon confort personnel (je ne supporte pas la sueur dessus) de manière régulière (1-2 fois par mois) sur l’année. Et je fais les demi-jambes du mois de juin au mois de septembre (quand je suis susceptible de découvrir mes jambes) et encore, je le fais plus pour les autres -le travail, ma mère etc.- que pour moi. Autant dire que c’est quand je veux et que le premier ou la première qui me fait une réflexion sur le sujet, je lui fais comprendre, avec calme, que c’est un choix.

  • Littona

    2 avril 2018 at 13 h 11 min Répondre

    Merci pour cet article !

    Pour ma part j’ai totalement arrêté l’épilation, parce que je n’en pouvais plus de m’agresser la peau. En fait, je taille juste sous les bras aux ciseaux, comme ça je n’ai qu’une petite touffe courte (plus agréable pour la transpiration en été je trouve). Et je n’ai jamais eu aucune réflexion.
    C’est très difficile de sauter le pas, surtout quand on est encore jeune, je pense, parce que la crainte de sortir des clous, l’obligation de faire rentrer son corps dans certaines normes sont très profondément intériorisées. Ca prend des années de s’en défaire…

    A mon avis, c’est d’autant plus important de montrer nos jambes et aisselles poilues, de la part de celles qui y arrivent. Pas besoin non plus d’attirer l’attention dessus (les photos à intention féministe qui focalisent sur les aisselles pas épilées de leurs modèles sont contre-productives, à mon avis), mais si on peut simplement se promener en jupe ou short ou débardeur avec notre peau au naturel, à force, cela peut aussi montrer aux adolescentes des corps normaux de femmes adultes, tout en douceur…et donc, en faire une représentation normale, non choquante, qu’on voit tous les jours.

  • Cléa

    26 mai 2018 at 6 h 15 min Répondre

    Merci pour ton honnêteté Gala. C’est fou, parce que ton article fait écho à une réflexion que j’ai abordé il y a plusieurs mois. Parfois, je te lis et je me dis que tu es un peu mon modèle de « moi-quand-je-serai-plus-grande » haha. Après l’arrêt de la pilule et du soutien gorge, je me suis aussi beaucoup questionnée sur mes poils. J’avais déjà eu des colocs qui ne s’épilaient plus et je trouvais ça très chouette. Mais moi, ça me faisait stresser. Finalement, la question des poils s’est imposée d’elle-même lorsque j’ai cassé mon épilateur électrique dans la jungle. Et c’est peut être le fait d’être à l’étranger, ou le fait d’être dans un terrain inconnu, mais je me suis rendue compte que : tout le monde s’en fichait. Et si les gens ne s’en fichaient pas, ils faisaient des réflexions que je ne pouvais pas comprendre. Alors ça revenait du pareil au même.

    Maintenant, après six mois, je peux dire que mes poils, j’en ai rien à carrer. Ils sont là. Parfois j’épile parce que ça me fait plaisir. Mais je ne ressens plus cette « pression sociale de peau lisse à tout prix ». Et ça fait un bien fou.

    Merci pour ton article qui a vraiment fait écho avec ce que je vis.
    Plein d’amour.

  • Emilie

    21 août 2018 at 12 h 42 min Répondre

    J’ai découvert ton joli blog hier. C’est fou car je vois que tu as déjà parcouru un beau chemin sur la blogosphère. Mais comme quoi, il y a toujours des jolies découvertes à faire 🙂
    Ton article est vraiment intéressant. Le sujet des poils étant assez « tendance » ces derniers temps… Et c’est plutôt positif car grosse remise en question de la part des Femmes sur l’utilité/l’importance accordé à l’épilation.
    Pour ma part, je me rasais depuis des années jusqu’à l’année dernière où j’ai fait une méchante réaction allergique à une aisselle. J’ai eu une plaque rouge douloureuse pendant des semaines et c’est là que je me suis dit que je ne faisais pas quelque chose de naturel ou qui faisait du bien à mon corps.
    Alors, depuis, je me rend chez une esthéticienne qui m’épile maillot+aisselles+demi jambes. Alors, oui, ce n’est pas nécessairement mieux mais cela m’a appris à laisser pousser mes poils entre les épilations et donc, d’assumer mes poils. C’est parfois difficile et dans certaines situations, je me sens gênée au point que je vais porter un jean et un haut à manches la semaine avant de me rendre chez mon esthéticienne car je juge mes poils trop présents et (je sais, c’est idiot) je me sens moins femme avec « beaucoup de poils ». C’est ridicule mais j’avance petit à petit…

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