Gala's blog | Manger bio est-ce écolo ?
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Manger bio est-ce écolo ?

C’est une question qui en amène une autre, manger local est-ce eco-friendly ? Et lequel des deux, entre local et bio, est le plus écologique ? Pour moi, ça va de paire. Je mange bio et local au maximum.

 

Manger bio pour la planète

 

Les aliments issus de l’agriculture biologique, sont exempts de pesticides, produits phytosanitaires, additifs chimiques et contiennent moins d’antibiotiques (qui sont utilisés en dernier recours) et d’OGM. On préfère des engrais et des répulsifs naturels.

L’agriculture biologique s’inscrit dans une optique de respect de l’environnement. En effet, les méthodes employées visent à améliorer la structure des sols (rotation des cultures, cultures intercalaires…) et la filtration de l’eau. Cela diminue donc le risque de pollution des nappes phréatiques. L’agriculture biologique atténue les effets de serre mais aussi le réchauffement climatique. Elle permet de créer un habitat sain et propice à la faune et à la flore sauvage. Et le plus important, c’est qu’elle s’inscrit dans le long terme. Les effets de l’agriculture biologiques sont efficaces dans la durée.

 

L’impact de l’agriculture intensive

 

Le crédo de l’agriculture intensive, c’est d’obtenir un maximum de rendement pour un minimum de coût. Pour cela, tout est autorisé : surconsommation d’eau, pesticides, engrais chimiques, OGM … L’impact sur notre planète est de plus en plus grandissant, et de plus en plus négatif : pollution des sols et des nappes phréatiques, diminution de la biodiversité, résistance aux pesticides, déforestation, réchauffement climatique …

A ce stade, on ne peut qu’affirmer que l’agriculture biologique est forcément plus écologique, puisqu’elle est soucieuse du bien-être de notre planète.

 

Le bio du bout du monde

 

Ce que l’on me dit souvent c’est que si manger bio c’est bien sympa, ce n’est pas pour autant écolo. En effet, si l’on achète des haricots verts en provenance du Burkina Faso … Leur empreinte carbone est forcément plus lourde que s’ils provenaient d’Europe ou de France, ou encore mieux de son jardin.

Consommer local, c’est minimiser son empreinte écologique humaine. Cette dernière est la pression exercée par l’homme sur la nature. C’est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets.

Manger local, permet donc de réduire les effets de gaz dus au transport des aliments. En effet, une tomate française et une tomate marocaine n’auront pas la même empreinte écologique. La tomate française aura engendré moins de gaz à effets de serre que celle en provenance du maroc, puisqu’elle ne nécessitera pas le même transport, c’est indéniable.

 

Bio ou local ?

 

Dans ce contexte, on peut se demander si manger une tomate bio qui provient de l’autre bout du monde sera écologique ? La réponse est bien évidemment non, du moins pas entièrement.

  • L’autre question que l’on peut se poser, c’est faut-il privilégier le local conventionnel ou le bio pas toujours local ? Pour y répondre, il faut étudier plusieurs points.
  • Une étude* explique que l’intensité énergétique de l’agriculture conventionnelle est 56% plus élevée que celle de l’agriculture biologique. L’agriculture conventionnelle produit 211% de gaz à effets de serre de plus que l’agriculture biologique.
  • L’alimentation bio provient parfois de loin, son empreinte carbone s’alourdit donc à cause du transport.
  • L’alimentation bio, en fonction de ce qu’elle contient n’est pas forcément écologique. Le soja d’Amérique Latine concourt à la déforestation Amazonienne. Pareil pour l’huile de palme …
  • Le type de culture dans le conventionnel pour ceux qui consomment local entre aussi en compte. Les fraises provenant d’Espagne, par exemple, seront plus « vertes » que celles produites en France. En effet, en Espagne les fraises sont cultivées à ciel ouvert, alors qu’en France, elle le sont sous serre (qui consomme jusqu’à 100 fois plus d’énergie).

Le Bio n’est donc malheureusement pas toujours synonyme d’écologie. Il est donc important de consommer bio et local si l’on veut être écolo. Cela me semble être une combinaison parfaite.

 

Pour ma part, même sans prendre en compte les effets sur la santé, je privilégierai toujours le bio au local. L’agriculture conventionnelle émet beaucoup plus de gaz à effet de serre que l’agriculture biologique, pollue les sols, etc. Et puis il ne faut pas oublier que les engrais et pesticides doivent eux aussi être transportés, en plus de faire de gros dégâts.

 

Et vous, plutôt locavore, bio addict ou les deux ?

 

Sources : * A comparative study of some environmental impacts of conventional and organic farming in Australia – Richard Wood, Manfred Lenzen, Christopher Dey, Sven Lundie 2006, Bio à la une, Euractiv

 

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19 Comments
  • Maaademoiselle A.

    24 mars 2014 at 8 h 54 min Répondre

    Pour ma part j’essaie principalement de manger de saison. C’est d’une règle d’or chez moi et je n’y déroge pas. Bouh les tomates en hiver, c’est PAS la saison ! Et pourtant j’adore ça les tomates ! J’avoue avoir un peu de mal quand je vois des recettes bio/vegan etc en plein hiver et qu’on me parle tomate, concombre, courgette. Bon à part si c’est du congelé, là oui, mais sinon je dis non. (j’ai vu sur ton dernier article qu’il y avait des tomates, ne le prends pas mal, c’est juste que c’est une règle importante pour moi, je ne te critique pas =) ).
    Quand au fait de manger local, je dis oui, mais si c’est pour manger des choses bourrées de pesticides, ou même mauvaises, alors non. L’idéal, un maraichers bio pas loin ^^ J’essaie d’acheter bio quand je le peux, quand le prix n’est pas beaucoup plus élevé que le conventionnel. Je t’avoue que 3,5 € le kilo de poireau bio contre moins d’1€ le conventionnel, voilà quoi…

    • Gala

      24 mars 2014 at 19 h 33 min Répondre

      Non je ne le prends pas mal, en plus tu as raison ! C’est pour ça que j’ai précisé que je mangeais la plupart du temps local ! Il m’arrive en effet d’acheter des tomates en hiver, mais c’est assez rare ! Pour le coup, je n’en ai pas beaucoup mangé mais j’ai principalement mis sur le blog des recettes avec des tomates, alors on a l’impression que je ne mange que ça ahah ! Sinon, je comprends bien que les prix du bio peuvent de temps en temps rebuter … Je ne regarde plus trop les prix du conventionnel, ça me rebute mais dans l’autre sens 🙂 ! Bisous !

  • MsOriginalDoll

    24 mars 2014 at 16 h 40 min Répondre

    J’ai envie de favoriser une alimentation saine, sans pesticides à une alimentation locale et certains groupements comme des AMAPS par exemple ou encore, dans ma région, un site qui s’appelle Potimarron, propose ce genre d’alternative bio et local !

    • Gala

      24 mars 2014 at 19 h 38 min Répondre

      Pareil, je préfère favoriser une alimentation bio à une alimentation locale ! Il existe plein de choses aujourd’hui pour consommer bio et local plus facilement, c’est rassurant de voir que ces concepts se développent autant !

  • AnneClaireBCN

    24 mars 2014 at 17 h 12 min Répondre

    les deux, bio et local, ils vont de pair pour moi, comme tu l’expliques si bien, ce n’est pas franchement juste de manger bio si tu consommes des produits qui viennent de l’autre bout du monde. Et manger des fruits et légumes de saison est également très important. Je découvre ton blog car à ta sélection dans le lifestyle Hellocoton, il m’a l’air bien sympathique ma foi donc à bientôt !

    • Gala

      24 mars 2014 at 19 h 44 min Répondre

      Oui, ils se complètent ! L’un sans l’autre … Ce n’est tout simplement pas suffisant si l’on veut réduire son empreinte écologique ! C’est pour ça que j’essaie de faire les deux, même si de temps en temps, comme dit plus haut, je craque pour des tomates 🙂 ! Je ne culpabilise pas trop, une ou deux exceptions ce n’est pas trop grave non plus (enfin c’est comme ça que je vois les choses) ! Mais plus généralement … Il y a des efforts à faire ! Au plaisir de te revoir par ici ! Bisous !

  • Gwen

    24 mars 2014 at 23 h 18 min Répondre

    Pour ma part : local, bio et de saison. Ce qui pose parfois quelques problèmes pour m’approvisionner (je suis à Paris en ce moment pour quelques temps). Les primeurs il y en a à chaque coin de rue. Le probleme : de beaux fruits et légumes bien calibrés, bein brillants et pas de saison, en ce moment on trouve à foison courgettes, aubergines et framboises. Et ça me hérisse le poil.
    Quant au bio qui vient de l’autre bout du monde, je ne pense pas comme toi. Je préfère ne pas en manger du tout plutot que d’avoir une empreinte carbone catastrophique. Mon crédo c’est si je peux protéger la planète à me petite échelle, je le fais. Certes j’ai encore pas mal de chemin à faire mais niveau bouffe je suis pas trop mal. (flexitarienne, pas d’huile de palme, peu de produits importés.) C’est un peu contraignant parfois mais je suis contente j’arrive à changer un peu les habitudes et comportements autour de moi !

  • Gala

    24 mars 2014 at 23 h 44 min Répondre

    Je comprends bien que ça te hérisse le poil ! Je ne le prends pas autant à coeur parce pour ma part, c’est plutôt quand je vois la viande que ça me travaille. Quand on sait à quel point ça pollue, sans compter la souffrance animale, et que je le compare à mes petites tomates pas locales … Je sais que ce que je fais n’est pas bien, mais c’est toujours moins pire. C’est une façon de me déculpabiliser, mais enfin on est humain ! On fait du mieux qu’on peut, selon ses convictions et ce qu’on a envie de faire … Si chacun pouvait réduire sa consommation de viande, changer ne serait-ce qu’un peu ses habitudes ça ferait la différence. Même si tu as encore du chemin à faire, tant que tu es contente de toi c’est le principal ! Tu as des convictions et tu t’y tiens, c’est admirable ! Bisous !

  • AnnSo

    28 mars 2014 at 17 h 11 min Répondre

    Merci pour cet article très clair 🙂
    J’ai fait mes études dans le développement durable et même dans ce contexte, tout n’est pas toujours clair à un moment, où je commence vraiment à me poser des questions à ce sujet, en voulant alier bien être et santé perso et ceux de la planète 🙂

    • Gala

      5 avril 2014 at 18 h 30 min Répondre

      Merci à toi 🙂 ! C’est très difficile de s’y retrouver, il faut prendre en compte beaucoup de paramètres. Mais une fois qu’on a recoupé toutes les infos ça va mieux !

  • Marine (Brenda sur HC)

    6 août 2014 at 12 h 51 min Répondre

    Mon dieu, je suis contente d’être tombée sur ton blog. J’en cherchais un dans le style depuis un moment, mais je ne trouvais pas (souvent les blogs dis « écologiques » ressemblent à une secte du bon écolo-communiste-anti-société-de-conso pour exagérer un peu). Le tien est doux, accueillant et pas culpabilisant.

    J’ai hâte de parcourir tes articles!

    • Gala

      6 août 2014 at 16 h 11 min Répondre

      Et moi je suis contente que mon blog te plaise 🙂 ! Ce que tu dis me touche beaucoup car tu as tout à fait saisi mon propos ! Je cherche à sortir des clichés auxquels tu fais référence, on peut tout à fait être écolo sans … Sans tout ça 🙂 ! J’espère que mon blog répondra à tes attentes ! Bises !

  • Christel

    10 mars 2015 at 17 h 42 min Répondre

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui date de presque 1 an déjà. Il rejoint ce qu’a dit il y a peu un agronome(Marc Dufumier je crois) spécialiste de la bio. Pour ma part je consomme bio et de saison. Plus de tomates en hiver et je favorise les légumes bio produits en France et hormis pour les bananes, orange et mangue idem pour les fruits. Et bien sûr si je trouve des produits bio d’Ile de France j’achète sans hésiter. Je n’ai pas le temps de parcourir ton blog mais je le ferai plus tard car il a l’air intéressant.

  • Christel

    10 mars 2015 at 17 h 43 min Répondre

    J’habite près de Paris c’est pour cette raison que je parle d’Ile de France.

  • nanuchu

    1 avril 2015 at 15 h 25 min Répondre

    le problème c’est que souvent sur les produits tels que les surgelés la provenance n’est pas tjrs indiquée, pareil pour les laits végétaux…

  • Journal de la nature

    7 juillet 2015 at 20 h 01 min Répondre

    Je préfère manger local que bio. Après si c’est les 2 c’est encore mieux.

  • lylye

    25 août 2016 at 14 h 50 min Répondre

    une petite précision concernant les produits phyto en bio: ils sont bien utilisés mais exempt de molécules chimiques (sauf les Rack, pour la vigne travaillant dans le monde viticole je ne connais pas les autres)

  • lylye

    25 août 2016 at 14 h 52 min Répondre

    et l’agriculture bio a aussi un impact sur les sols: ceux-ci sont saturées en cuivre car bien entendu, d’autres méthodes existantes ayant bien moins d’impact ne sont pas autorisées malheureusement…

  • act4world

    1 août 2018 at 23 h 49 min Répondre

    Merci pour votre article comme d’habitude très bien construit. Un contenu très inspirant qui vient complètement compléter mes recherches sur le sujet.
    Si vous souhaitez jeter un coup d’œil à notre site nous essayons justement de recenser toutes l’informations pour agir pour l’environnement, pouvoir passer à l’action chacun, dans son quotidien, nous parait essentiel en 2018.

    Merci de faire passer ce type d’articles permettant de diffuser une information si importante aujourd’hui.

    Cordialement

    Act4World
    https://act4world.com

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