Gala's blog | « Profession : animal de Laboratoire », l’incroyable enquête d’Audrey Jougla
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« Profession : animal de Laboratoire », l’incroyable enquête d’Audrey Jougla

Je ne parle pas souvent lecture sur le blog et pourtant, il y a des livres qui mériteraient bien qu’on leur consacre des pages et des pages ! J’ai profité du 29ème éco-défi d’Echos Verts « Découvrir des lectures engagées et inspirantes » pour vous parler du livre « Profession : animal de laboratoire » , dont le sujet me tient particulièrement à coeur, puisqu’il s’agit d’expérimentation animale.

Pour l’occasion, j’ai contacté Audrey Jougla qui a gentiment accepté de vous parler de son livre ! « Profession : animal de laboratoire » raconte l’enquête menée par Audrey dans des laboratoires où l’on pratique l’expérimentation animale. Je vous préviens, cet article est long … Mais c’est un sujet de fond alors on s’est un peu lâchés !

Cet article et l’interview sont rédigés à 4 mains avec mon chéri, en prévision d’une nouvelle rubrique « Lecture » sur le blog si ce genre d’article vous intéresse !

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L’expérimentation animale, aussi cruelle et immorale qu’inutile

 

« Profession : animal de laboratoire » est un titre évocateur et intriguant. Pourquoi avoir appelé le livre ainsi ?

Le premier titre que j’avais proposé à mon éditeur était « Des animaux et des labos », en référence à l’œuvre de Steinbeck « Des souris et des hommes ». Mais ce n’était pas forcément parlant pour le grand public : il fallait que le mot « animal de laboratoire » soit présent. C’est donc le titre « Profession : animal de laboratoire », suggéré par mon agent, que nous avons retenu : c’est à la fois une formule ironique très dérangeante pour le grand public, et cela pointe aussi du doigt cette façon qu’ont les expérimentateurs de désigner les expériences et les animaux de laboratoire, avec le champ lexical du travail.

 

Qu’est-ce qui t’a motivée à enquêter sur l’expérimentation animale et infiltrer le milieu des laboratoires ?

C’est un milieu particulièrement opaque et terrifiant parce qu’il s’agit aussi de notre santé. Le grand public est déjà peu disposé à faire des concessions sur ses habitudes et ses goûts lorsqu’il s’agit de refuser du foie gras à Noël, ou des œufs de poules en cage, alors quand il s’agit de santé, on imagine aisément la crainte et la réticence. Or, nous sommes tous concernés par l’expérimentation animale simplement parce que nous en sommes tous, et malgré nous, bénéficiaires, ou victimes.

Je voulais savoir quelle était la réalité actuelle et si les associations n’exagéraient pas. Je voulais essayer de comprendre ce qui se faisait aujourd’hui, comment et pourquoi.

 

Tu as eu l’ingéniosité de retranscrire ton enquête dans un style très « romancé ». De plus, beaucoup de questions philosophiques apparaissent, ce qui la rend d’autant plus intéressante et passionnante. Était-ce volontaire de ta part, de ne pas être uniquement dans la description des conditions de traitement des animaux ?

Oui, cette forme particulière du livre est apparue comme une évidence : je l’ai écrit ainsi spontanément. Je ne voulais pas qu’il ne s’agisse que d’une enquête journalistique, ni d’une longue réflexion philosophique, mais aussi retranscrire tout l’aspect personnel de ce que j’ai vécu. Mêler le témoignage à la première personne à la progression de l’enquête est la retranscription la plus fidèle de ce à quoi j’ai été confrontée. Et surtout tout est vrai : je voulais que ça se lise comme un roman, pour la forme, mais respecter la stricte vérité. C’est aussi pour cela que je n’ai pas épargné les militants de la protection animale et exprimé les doutes que j’ai pu avoir.

Quant à la réflexion philosophique, elle irrigue tout le livre car on ne peut pas ignorer ces questions face à cette réalité tragique qu’est l’expérimentation animale. La première version du manuscrit était plus longue, et encore plus personnelle, mais c’en était impudique peut-être et je pense que la version actuelle est plus condensée et peut-être plus équilibrée. C’est pourquoi je publierai par la suite quelques extraits inédits sur le site du livre, pour permettre aux lecteurs qui en ont envie de découvrir d’autres aspects.

 

L’expérimentation animale serait un mal nécessaire et sacrifier des animaux pour sauver des vies humaines serait moralement acceptable … Que réponds-tu à cet argument ? Ne peut-on pas plutôt affirmer que c’est le contraire et que les résultats de ces tests ne sont pas fiables (et donc dangereux pour la santé humaine) ?

C’est la grande question qui semble régir ce débat, en effet. Je me garde toujours des amalgames : on ne peut pas nier que des expériences atroces ont conduit à des découvertes anatomiques ou scientifiques comme la greffe. C’est pourquoi les partisans des expériences sur les animaux mettent ces découvertes systématiquement en avant. Ce qu’ils ne disent pas en revanche ce sont tous les « ratés » de l’expérimentation animale : les effets secondaires néfastes ou mortels, le ralentissement que le modèle animal peut parfois engendrer dans certaines recherches, ou simplement l’impossibilité d’effectuer le passage au modèle humain une fois qu’un traitement fonctionne sur l’animal. Le toxicologue Thomas Hartung explique aussi que l’on se prive potentiellement de substances bénéfiques pour l’homme à cause des seuils d’administration de ces mêmes substances aux animaux : l’aspirine, aux doses auxquelles nous l’utilisons actuellement, tue 50% des rats et ne serait donc pas commercialisée aujourd’hui.

Mais au-delà de cette question même de « coûts / bénéfices » en termes de santé, je pense que ce qui est grave c’est le postulat de base des expériences : penser que les animaux sont à notre service et que l’on peut leur faire endurer tout et n’importe quoi pourvu qu’on le décide et qu’on parvienne à vaguement le justifier. Ça vaut pour l’expérimentation animale comme pour l’alimentation, le cirque, la fourrure, et toute forme d’exploitation des bêtes …

 

Des méthodes alternatives aux tests sur les animaux existent et sont mêmes incitées par la législation. Pour quelles raisons ne sont-elles pas appliquées ?

Les méthodes alternatives ne sont absolument pas encouragées financièrement. Comme le dit le Comité scientifique Pro-Anima, qui milite pour ces méthodes sans animaux, le budget alloué au développement de ces méthodes n’est que 0,05% du budget de la recherche. Au-delà du manque d’incitation financière, la validation de ces méthodes est très longue et complexe : elles doivent globalement parvenir aux mêmes résultats que ceux obtenus sur les animaux… Et lorsqu’elles existent elles ne sont pas toujours utilisées, alors que la législation l’oblige : le passage par l’animal est tellement habituel et systématique depuis le cursus de formation des chercheurs, que le remettre en cause c’est presque craindre pour sa carrière de chercheur. Depuis la parution de mon livre, une technicienne de laboratoire m’a appelée pour me livrer son témoignage, sous couvert d’anonymat bien sûr : elle me disait que refuser d’expérimenter sur l’animal c’est se fermer de nombreuses portes dans ce milieu, passer à côté d’opportunités professionnelles, quand ce n’est pas se mettre à dos l’unité de recherche…

 

Pour évoquer une expérience douloureuse, les chercheurs parlent de « protocole invasif » alors que le grand public parle de torture. Quel rôle joue le langage utilisé dans les laboratoires selon vous ? Permet-il de déculpabiliser les chercheurs, de créer une distance entre l’animal et l’homme ?

Oui, tout à fait. La manière dont on dit les choses, ou dont on ne les dit pas, m’a toujours fascinée. Les non-dits, les euphémismes, le sous texte en quelque sorte, est souvent éloquent, quelque soit le domaine. C’est particulièrement vrai pour les expériences sur les animaux : la réalité est tellement douloureuse, que le langage est bien au-dessous. On me reprochera peut-être le rapprochement, mais pendant toute cette enquête je ne pouvais pas m’empêcher de penser à la place du langage que décrit Primo Lévi dans « Si c’est un homme » à propos de l’univers concentrationnaire. Dire vraiment ce qu’il se passe serait insupportable.

 

Tu as constaté que les animaux de laboratoire tentaient de se rebeller. Quel acte t’a le plus marquée ?

Les expérimentateurs tentent toujours de dire que les animaux ne souffrent pas, ou peu, et que lorsqu’ils souffrent, tout est très bien encadré. À les écouter, on fait beaucoup de bruit pour rien, quand on dénonce l’expérimentation animale. Il est alors terrible de voir à quel point les animaux qui sont prisonniers de ce système font tout pour échapper à leur sort. Tout comme les bêtes qui vont à l’abattoir : elles ont très bien compris où elles allaient. Les primates s’agitent dès qu’un animalier entre dans l’animalerie, certains s’accrochent aux barreaux pour refuser de sortir de leur cage, d’autres vont lancer des projectiles sur les animaliers ou les chercheurs, qu’ils identifient très clairement, ou encore refuser de faire les expériences. C’est ce que je raconte dans le livre, avec ce singe qui ferme les yeux pour ne pas faire l’expérience de vision qu’on attend de lui. Coincé dans sa chaise de contention, c’est le seul acte qu’il puisse faire. À sa place, je me suis dit que j’aurais fait pareil.  

 

Durant ton enquête, un chercheur t’a fait une révélation très frappante : « Mais tu sais, même nous qui la pratiquons au quotidien, nous ignorons beaucoup de choses de l’expérimentation animale. Il y a tellement de laboratoires, d’animaux, de législations, de protocoles différents ». Les chercheurs affirment cependant que le milieu de l’expérimentation animale est caché de la population car celle-ci n’est pas assez informée pour comprendre les enjeux de l’expérimentation animale. Cette citation permettra-t-elle de faire comprendre au grand public qu’il a son mot à dire et que son opinion n’est pas moins légitime que celle des chercheurs (puisqu’eux-mêmes sont très peu informés) ?

Tout à fait : ce n’est pas parce qu’on est chercheur et qu’on expérimente depuis dix ou vingt ans sur les animaux que l’on connaît la réalité totale et objective de ce qui se fait. Les chercheurs qui pratiquent les expériences sur les animaux, aussi sincères et objectifs soient-ils, n’ont qu’une vision partielle de ce sujet : celle de leur domaine de recherche. Et on ne le dit pas.

Par ailleurs, posons-nous la question : quel intérêt a-t-on à défendre les animaux ? Aucun. Je ne suis pas sûre que la réciproque, par rapport aux laboratoires, aux chercheurs ou aux firmes qui élèvent ces animaux, soit vraie.

 

As-tu reçu des menaces de la part du milieu de l’expérimentation animale ? Te sens-tu soutenue par les associations de défense animale ?

Le milieu pharmaceutique est impressionnant, les enjeux financiers et politiques derrière sont énormes. S’attaquer à la forteresse des expériences sur les animaux, c’est aussi les attaquer, et je ne peux pas nier que je ne suis pas rassurée. Je n’ai pas reçu de menaces, c’est beaucoup plus habile que cela. Une semaine avant la sortie du livre, on a pu lire dans le quotidien 20 Minutes un article intitulé : « Le cri du cœur des scientifiques pour défendre la recherche animale ». Une semaine après la sortie, certains médias ont clairement eu des pressions pour ne pas parler du livre. Récemment, une émission télévisuelle bien connue a aussi choisi de défendre ouvertement l’expérimentation animale, déployant un à un tous les arguments nécessaires pour rassurer le grand public, et ne montrant jamais d’expériences mais des primates dans un zoo « réhabilités » après quinze ans de laboratoire. Il s’agit donc plus d’une bataille médiatique et d’opinion qui est menée contre le livre, plutôt que de menaces personnelles. Et se savoir soutenue par les associations de protection animale est vraiment capital, moralement.  

 

Tu as fait le choix d’éviter les images de ton enquête dans le livre, mais tu vas les diffuser prochainement sur Internet. Quel impact auront-elles selon toi ? T’attends-tu à des réactions similaires à celles constatées lors de la diffusion des images de l’abattoir d’Alès ?

J’aimerais en effet diffuser ces images : si une chaine de télé ne souhaite pas les utiliser, nous trouverons la manière de les diffuser avec des associations de protection animale. Mais comme le sujet est complexe, il faut encadrer ces images d’explications, d’informations : et c’est pourquoi c’est assez différent des abattoirs, où tout un chacun comprend très bien les images. J’ai des heures et des heures de rushs avec des interviews qui sont édifiantes, et je pense qu’un reportage sur l’expérimentation animale ne peut pas en faire l’économie. Mais là encore, les pressions et la liberté d’expression n’est pas toujours évidente …

 

Suite à la publication de ce livre, quels changements espères-tu voir apparaître ?

J’espère qu’on cessera de ne donner la parole qu’aux scientifiques sur ce sujet. La philosophe Émilie Hache souligne que la place de l’expertise empêche le débat démocratique, qu’il s’agisse du climat ou des expériences sur les animaux. Et si cela peut changer, le débat pourra exister sur cette question de société.

Et surtout, j’espère que le grand public va prendre conscience de l’ampleur des expériences sur les animaux et de leur cruauté : nombreux sont ceux qui ignorent ce qui se fait, ou même que cela existe encore ! Plus le grand public sera informé, plus il s’y opposera : c’est inéluctable.

 

Quels sont tes projets futurs ?

Retrouver les militants sur le terrain est pour moi un soulagement : je suis vraiment heureuse de pouvoir retourner tracter, dans la rue, au contact des gens, par exemple. La pédagogie et l’information sont des aspects essentiels pour qu’on puisse faire entendre la voix des animaux.

Et quant à mes projets, je prépare un roman. Ce livre m’a vraiment libérée, personnellement et émotionnellement. J’espère qu’il contribuera à libérer les animaux de laboratoire.

 

Petits rappels sur l’expérimentation animale dans notre quotidien

 

Peux-tu nous dire globalement quels produits de la vie courante sont testés sur les animaux ?

La liste serait longue et non exhaustive, malheureusement. Quand on parle d’expériences sur les animaux, les gens pensent aux vaccins, aux médicaments, à la recherche pour le cancer. Jamais aux additifs alimentaires, aux pansements, aux produits d’entretien ou même aux armes bactériologiques et chimiques, qui sont bien sûr testées sur les animaux.

Quant aux cosmétiques : la directive « cosmétique » de l’Union européenne interdit depuis 2013 que les ingrédients comme les produits finis soient testés sur les animaux. Pourquoi alors les marques n’ont-elles pas toutes la mention « non testé sur les animaux » ou un label (One Voice, le lapin appelé « leaping bunny » par exemple) ? Soit parce qu’elles commercialisent ces produits pour le marché chinois, qui oblige que les produits soient testés pour entrer en Chine, soit parce que leurs ingrédients ont été testés avant 2013 sur les animaux. Mais elles se prononcent rarement sur le sujet, et avec beaucoup de précaution, et je suis justement actuellement en train de recueillir leurs réponses écrites une à une…

 

Comment éviter le plus possible les produits testés sur les animaux ? Et que peut-on faire concrètement pour tenter de faire stopper l’expérimentation animale ?

D’abord utiliser des marques « cruelty free » : c’est malheureusement au consommateur d’agir quand la législation ou les marques ne sont pas claires. Il faut trouver des marques qui revendiquent les labels non testés sur les animaux : des tableaux et des listes se trouvent très facilement sur Internet. Et ensuite, informer son entourage et le sensibiliser à cette question : l’expérimentation animale est un vrai tabou, encore en 2015.

 

Notre avis sur « Profession : animal de laboratoire »

 

« Profession : animal de laboratoire » est un livre poignant. Cette enquête de plus d’un an est un véritable récit et se lit donc très facilement. On partage toutes les interrogations de l’auteure, ses doutes et ses peurs. C’est assez paradoxal mais ce livre reste tout à fait objectif malgré le parti pris d’Audrey et de son attachement profond à la cause animale. Les militants sont parfois très virulents dans leurs propos (ou leurs actes), ce n’est pas du tout le cas d’Audrey qui est une personne très douce et mesurée. Ce livre nous permet de nous immiscer dans le monde des laboratoires qui est finalement très secret, parce que très immoral. Il nous permet de nous questionner sur un sujet qui fait généralement polémique. Être contre l’expérimentation animale revient souvent à dire que l’on est contre l’évolution de la médecine et le traitement des malades. Ce qui est complètement faux puisque l’on se rend compte dans ce que nous révèle Audrey, que la plupart des expériences sont finalement inutiles et pourraient être évitées.

On ressent beaucoup d’admiration pour l’auteure, qui a mené cette enquête jusqu’au bout malgré l’horreur à laquelle elle était confrontée. Le calme et le sang froid dont elle fait preuve alors qu’elle doit filmer ou enregistrer secrètement les expérimentateurs est exemplaire. On salue aussi son choix de ne pas avoir divulgué d’images atroces dans son livre, ce qui le rend accessible à tous. Et enfin, on ne vous cache pas que l’on a ressenti aussi beaucoup de tristesse face à l’horreur de l’expérimentation animale, ce livre est très touchant mais il n’en est pas moins bouleversant

 

Merci à Audrey d’avoir accepté de répondre à nos questions !

Connaissez-vous ce livre ? Si non, allez-vous vous le procurer ?

 

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12 Comments
  • jess

    30 novembre 2015 at 19 h 25 min Répondre

    Je ne le connaissais pas, mais je le rajoute sur ma liste de Noël du coup ! Merci de nous l’avoir présenté !

  • Morgane

    1 décembre 2015 at 18 h 43 min Répondre

    Merci pour ce travail de grande qualité, aussi bien pour toi que pour l’auteure du livre. Je vais me le procurer rapidement, histoire d’avoir encore plus de « culture » dans ce domaine, et mieux répondre à mon entourage sur mes choix de consommation pour les animaux.

  • Les Petites Choses de Fanny

    3 décembre 2015 at 16 h 24 min Répondre

    Merci Gala pour cet interview, tu me fais découvrir ce livre. J’ai envie de le lire pour m’informer davantage sur le sujet. Même si j’ai déjà pris position en ne consommant plus de produits testés sur les animaux, il est important de savoir tout ce qu’il y a derrière. Je suis quelqu’un de très sensible, et pourtant je vais le lire comme j’en ai lu d’autres car il ne faut plus fermer les yeux face à ses sujets !

  • pension pour chat

    4 décembre 2015 at 9 h 42 min Répondre

    Cet interview est très pertinent. N’ayant également pas connu l’existence de ce bouquin auparavant, je vais moi aussi me le procurer le plus vite possible. J’ai vraiment impatiente de découvrir les faces cachées des expérimentations. Mais, j’ai surtout hâte de partager l’émotion de l’auteur tout au long de sa recherche.

  • Katya

    6 décembre 2015 at 14 h 43 min Répondre

    Merci pour ton article, il est très intéressant! Je n’ai pas encore lu ce livre mais j’an ai entendu parler! Il a l’air intéressant et je pense que je vais l’acheter, merci! KATYA

  • the clothes paper

    7 décembre 2015 at 19 h 20 min Répondre

    Mon dieu, typiquement le genre de livre qui me ferait pleurer de A à Z… :/

  • Sandrine J.

    29 décembre 2015 at 14 h 39 min Répondre

    Merci à toi Gala et ton Chéri pour cet article/interview très bien réalisé, ma commande du livre d’Audrey Jougla va se faire dans la foulée.
    Étant donné la qualité de ton travail, je ne saurais que t’encourager à développer la rubrique lecture 🙂

    • Gala

      6 janvier 2016 at 23 h 12 min Répondre

      Merci Sandrine c’est très gentil 🙂 ! J’espère que le livre te plaira 😉 !

  • Flo

    7 janvier 2016 at 22 h 11 min Répondre

    Entretien très instructif. Il ne me reste plus qu’à lire le livre !
    Et mille fois oui pour une rubrique lecture !!!

  • Demain Viendra

    16 février 2016 at 18 h 14 min Répondre

    Je suis justement en train de le lire et je le trouve très poignant !

  • lilou

    4 juin 2016 at 12 h 39 min Répondre

    Bonjour
    Et un grand merci pour ton blog. Je te lis depuis quelques jours en long et en large lol, j’y puisse tout un tas d’informations intéressantes, précises, pertinentes. Vraiment une super découverte que ton blog, et de nouveau un grand merci, je sens que tu y mets ton cœur et ton esprit, l’ensemble de toi-même, tu es une jeune femme sensible et passionnée, je te souhaite tout le bonheur du monde car autant de lumière et de générosité est rare.
    J’attends avec impatience de terminer mes produits beauté pour commander sur ton site et ainsi passer de léa nature qui est donc bien décevant malgré des produits agréables d’utilisation à des marques vegan.
    J’ai acheté ce matin grâce à tes recommandations et avis les livres suivants : » no steak, yes vegan, zero déchet, et plaidoyer pour les animaux ». J’ai hâte de les recevoir et les lire
    Je souhaitais également commander les livre » profession : animal de laboratoire » mais je pense que pour l’instant je vais lire scrupuleusement l’article consacré et poursuivre mes recherches car comme toi c’est une cause qui me touche, me bouleverse et je souhaite m’y investir encore plus.
    Mais d’une nature sensible voir hyper-sensible je suis souvent bloquée par celle-ci et j’ai peur d’être complètement déprimée par les images ou les informations et du coup me retrouver en souffrance ; comme toi j’ai fait de gros blocages à l’école, je me retrouve totalement dans ton témoignage sur tes phobies, angoisse scolaires, et sur le fait d’avoir un rythme, des besoins et des désirs différents mais tout aussi pertinents.
    Ton hyper réceptivité aux souffrances et à la cruauté envers des êtres vivants fragiles et sans défense me touche encore plus.
    Je souhaitai te proposer un lien plein d’informations précises sur l’alimentation, j’y ai trouvé mon bonheur et un grand soulagement quant à des douleurs abdominales encore présentes malgré le « no gluten » et le bio, je te souhaite d’y trouver des informations qui te conviennent aussi.

    http://www.nourriture-sante.com/

    Je te souhaite un bon retour chez toi, j’ai cru comprendre que tu étais de visite sur Paris, et que tu étais rentrée hier.
    Bisous, et à très bientôt. Lilou

  • candice74

    22 août 2016 at 23 h 28 min Répondre

    Bonsoir, je viens de lire ton article passionnant, des demain je vais commander ce livre et je suis d ores et déjà pleine d admiration pour son auteure qui a osé enquêter sur ce sujet plus que tabou.
    Sujet qui me parle d autant plus que nous avons accueilli il y a presque six mois déjà un amour de chien, un petit Beagle, sauvé d un laboratoire justement.
    Il est très intelligent et entouré de tout notre amour il commence à ressembler à n importe quel autre chien, joueur et éveillé et si tendre aussi ! Mais on sent qu il a vécu des choses horribles, il est hypersensible et par exemple il n aboie JAMAIS… Voilà ce qu ils font aux animaux au nom de la science! Ou …du marketing souvent.
    A quand une loi qui interdirait au moins les tests de produits de beauté sur les animaux?
    Merci pour ton article magnifique, j ai hâte de lire ce livre courageux

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