Gala's blog | SexualitĂ©(s) 🍑 : votre rapport au sexe
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SexualitĂ©(s) 🍑 : votre rapport au sexe

C’est reparti pour un article spĂ©cial sexualitĂ© ! J’ai compilĂ© une bonne partie de vos tĂ©moignages sur votre rapport Ă  la sexualitĂ©. Et je ne peux arriver qu’Ă  une seule conclusion : il n’y a pas une, mais bien des sexualitĂ©s.

Il serait bien plus constructif d’arrĂȘter de vouloir rentrer dans un moule, de se comparer, d’ĂȘtre en compĂ©tition et de se mettre la pression. Du libertinage Ă  l’assexualitĂ©, tout le monde a sa place et c’est important de le souligner. Il n’y a aucune honte Ă  avoir, aucun jugement Ă  porter sur qui que ce soit, parce que ce qu’il ou elle fait ne correspond pas Ă  nos codes Ă  nous. Vous n’ĂȘtes pas bizarre si vous n’avez pas envie de faire l’amour ou si, au contraire, vous avez 15 partenaires diffĂ©rents. Vous avez le droit d’ĂȘtre comme vous ĂȘtes, d’avoir ou de ne pas avoir d’envies particuliĂšres. Le tout, c’est de faire les choses dans le respect : de soi avant tout, mais aussi de l’autre. Bienveillance et consentement, c’est ce qui est le plus important. Et n’oubliez pas : ce n’est pas vous le problĂšme si vous n’avez pas le mĂȘme rythme ni les mĂȘmes envies que votre (vos) partenaire(s), si vous ne correspondez pas au schĂ©ma que la sociĂ©tĂ© tente de nous imposer. En rĂ©alitĂ©, je crois sincĂšrement qu’il n’y a pas de problĂšme ! DĂ©culpabilisez-vous, on est lĂ  pour se faire plaisir Ă  la base non ?

Votre sexualitĂ© vous est propre, chĂ©rissez la et soyez en fiĂšre, quelle qu’elle soit …

J’espĂšre que vous vous retrouverez dans ces tĂ©moignages et qu’ils vous aideront Ă  vous sentir moins seul.e si c’est le cas, Ă  vous aider et vous accompagner Ă  construire votre sexualitĂ© si vous en avez besoin … La sexualitĂ©, selon moi, doit rimer avec libertĂ© : la libertĂ© de faire ce que l’on veut avec qui on veut !

Je tiens Ă  prĂ©ciser que cet article est trĂšs hĂ©tĂ©rocentrĂ©, en effet, je n’ai malheureusement pas eu de tĂ©moignages homosexuels …

Quel est votre rapport à la sexualité ?

 

« J’ai un rapport plutĂŽt ouvert Ă  la sexualitĂ© en gĂ©nĂ©ral. J’ai toujours cĂŽtoyĂ© des gens qui en parlaient librement, avec qui il Ă©tait facile de se poser des questions, d’avoir des conseils ou des mots rassurants. Ajd j’ai l’impression d’ĂȘtre parfois devenue cette amie rassurante Ă  qui on peut venir discuter de ses petits soucis. J’essaie de dĂ©culpabiliser par rapport Ă  ce que j’ai envie de faire ou de vivre, et surtout de dĂ©culpabiliser les autres. C’est important pour moi de parler librement de sexe avec mes ami(e) s, de ne pas en faire un tabou au mĂȘme titre que les rĂšgles ou les Ă©motions. Par dessus le marchĂ©, quoiqu’il en soit j’ai compris que la sexualitĂ© ne dĂ©finissait pas les gens peu importe ce qu’ils ou elles font. »

 

« J’aime le plaisir. J’ai commencĂ© avec une sexualitĂ© routiniĂšre et chiante, ensuite j’ai commencĂ© Ă  avoir plusieurs partenaires, mĂȘme si ce n’était pas toujours gĂ©nial ça m’a permis de comprendre ce que j’aimais. Entre deux j’ai achetĂ© un rabbit ! J’ai dĂ©couvert que l’orgasme m’aidait Ă  m’en concentrer, me calmer et m’endormir. Sinon j’ai aussi vĂ©cu une expĂ©rience assez maĂźtre/Ă©lĂšve avec un mec a l’époque. J’ai appris Ă  tailler des pipes comme pas deux 😂. Ensuite j’ai connu mon copain actuel. Au dĂ©part on a eu des soucis : Ă©jaculation prĂ©coce due au stress de son cĂŽtĂ©. On a rĂ©solu ça mais c’était difficile de lui faire comprendre que je n’étais pas du tout dans la recherche de performance. J’ai appris aussi Ă  dire non au cunni. J’aime pas ça, tant pis. Par contre j’aime qu’on se touche sans pĂ©nĂ©tration, il nous arrive d’en jouir souvent sans ça. On a aussi diversifiĂ© notre sexualitĂ© avec des sextoys surtout pour lui (les tengas). Je suis trĂšs excitĂ©e par l’imprĂ©vu, j’aime faire l’amour dans le noir pour que mes autres sens se rĂ©veillent. MĂȘme si ce n’est pas tabou pour moi je n’ai pas d’attirance pour le sexe anal ou la douleur par exemple, mais j’aimerais bien ĂȘtre attachĂ©e. L’idĂ©e de ne pas maĂźtriser ce qui se passe m’intĂ©resse. Autrement j’avoue avoir une petite dĂ©ception de ne jamais avoir eu l’occasion d’avoir des relations avec une femme. J’ignore tout des pratiques qui peuvent avoir lieu Ă  ce sujet et je pense que ça aurait pu m’apporter des rĂ©ponses sur mon propre plaisir. »

 

« Des hauts et des bas. Souvent je n’en pas envie et je ne me force pas. Et parfois c’est la personne avec qui je suis qui n’en a pas envie alors que moi si et bien sĂ»r je respecte ça. J’ai trĂšs peu de rapports au final. J’ai eu une sexualitĂ© trĂšs forte plus jeune, aujourd’hui ce n’est plus trop d’actualitĂ© mĂȘme si j’ai 25 ans. Je me masturbe plus que je ne fais l’amour. La sociĂ©tĂ© met pas mal la pression je trouve sur la frĂ©quence des rapports, la place que ça doit avoir dans le couple. »

 

« Je n’avais plus du tout envie de faire l’amour Ă  cause de mon implant contraceptif et depuis que je l’ai enlevĂ© je suis libĂ©rĂ©e ! On utilise les prĂ©servatifs fair trade avec mon copain et les ultra thin font vraiment le job ! Je pensais que ça allait ĂȘtre moins cool mais en fait pas du tout. »

 

« Pour ma part je vis depuis 10 ans avec un homme, nous sommes mariĂ©s depuis bientĂŽt 5 ans et nous vivons une relation libre et libertine. Libre : nous avons la possibilitĂ© l’un comme l’autre de rencontrer et coucher avec qui on le souhaite. Libertine : nous sommes aussi Ă©changistes. Nous laissons Ă©galement la place au polyamour. Je suis d’ailleurs actuellement amoureuse d’une femme et la puissance que je ressens d’ĂȘtre amoureuse sincĂšrement de deux personnes est juste incroyable. J’aime profondĂ©ment et sincĂšrement cette femme et mon mari. Ma sexualitĂ© c’est mon pouvoir, ma libertĂ©, ma force. Je la possĂšde toute entiĂšre, je l’explore avec des hommes et des femmes. Je teste, je dĂ©couvre et je suis trĂšs Ă©panouie. J’explore, je ne me fixe pas de limite si ça me fait envie j’essaye. Pour moi je n’ai rien Ă  perdre. J’ai la chance de connaĂźtre mon corps, d’eprouver mon plaisir. J’ai appris Ă  parler de cette libertĂ© et je vois qu’elle gĂȘne encore, elle intrigue aussi et bien sĂ»r elle est sujette aux jugements souvent durs mais j’ai appris Ă  dĂ©passer cela. J’ai la chance d’avoir un compagnon trĂšs ouvert et comprĂ©hensif qui me laisse toute la libertĂ© dont j’ai besoin et des amis qui comprennent. VoilĂ  pour ma part mon rapport Ă  la sexualitĂ© inclus tout cela, elle fait parti d’un contexte gĂ©nĂ©ral đŸ™‚Â Â»

 

« Avec l’Ăąge et mon partenaire actuel, je trouve que ma sexualitĂ© devient difficile. Manque de communication, manque de satisfaction qui entraĂźne une faible envie alors qu’avant lui j’avais toujours eu des partenaires Ă  l’Ă©coute, avec un partage. Je l’aime alors je m’en satisfait pour le moment, mais jusqu’Ă  quand ? »

 

« Je suis Ace*. Je n’ai rien contre les gens qui aiment le sexe, mais je trouve ça sale et assez repoussant. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas de libido. Juste que l’idĂ©e de partager et du rapport sexuel avec autrui me dĂ©goĂ»te. »

*Asexuel.le

 

« J’ai longtemps Ă©tĂ© terrorisĂ©e Ă  l’idĂ©e d’avoir des rapports sexuels, j’en avais pourtant dĂ©jĂ  eu et sans grand choc psychologique, je me suis posĂ©e beaucoup de question. Ce n’Ă©tait pas faute d’ĂȘtre trĂšs libĂ©rĂ©e sur les plaisirs solitaire et de fantasmer sur d’Ă©ventuels partenaires. Aujourd’hui, mĂȘme si j’ai encore quelques blocages, je suis tombĂ© sur le bon partenaire qui a su prendre le temps. Toujours est-il que ce n’est pas Ă©vident de nos jours de ne pas ĂȘtre attirĂ© par l’intimitĂ© sexuelle et de perdre sa virginitĂ© plus tard que les autres. C’est pour cela qu’il faut en parler plus librement, pour que d’autres sachent qu’ils/elles ne sont pas les seul(e)s. »

 

« Aujourd’hui j’assume totalement ma sexualitĂ©, je pense que ça vient du fait que je m’assume moi mĂȘme (ce qui n’a pas toujours Ă©tĂ© le cas). J’ai appris Ă  aimer mon corps et cela facilite grandement la chose, ça m’a permis de pouvoir lĂącher prise et d’avoir confiance. Je pense que ces deux notions sont indispensables quand on parle de sexualitĂ©. Ça permet de pouvoir se laisser aller sans rĂ©flĂ©chir, penser moins agir plus, ça rend la chose naturelle finalement. Ça me permet aussi d’ĂȘtre totalement centrĂ©e sur mon partenaire plutĂŽt que de penser Ă  ce que lui pourrait bien penser de moi … J’en parle sans difficultĂ© aux personnes en qui j’ai confiance, sans honte ni tabou. Par contre ça reste un sujet que je prĂ©fĂšre Ă©viter dans le cadre familial. Pour ce qui est de la sexualitĂ© Ă  laquelle on est « confronté » dans les mĂ©dias ou dans le porno, je n’ai pas vraiment d’avis sur la question. Je ne consomme pas de porno parce que ça ne m’excite/intĂ©resse pas. »

 

« J’aime quand la sexualitĂ© fait lien avec des sentiments. J’ai dĂ©jĂ  eu des « plan cul » mais ça ne me correspond pas. J’aime la tendresse autour du sexe, c’est la maniĂšre avec laquelle j’apprĂ©cie plus l’acte. »

 

« Je suis trĂšs pudique, je suis un homme de couleur et on exotise beaucoup les hommes noirs et ça a beaucoup perturbĂ© mon apprentissage vis Ă  vis de ça ! »

 

« Je suis amoureuse et en couple depuis 6 ans. J’aime les rapports avec mon mec mais ma libido est clairement Ă©teinte … et ça m’embĂȘte. »

 

« Je sors doucement du dĂ©ni et je me rend compte, tout rĂ©cemment, que j’ai fait poupĂ©e gonflable pendant 17 ans, oklm. Agressions sexuelles entre enfants non punies, incapacitĂ© Ă  dire non, copain violeur… J’ai toujours eu un rapport conflictuel au sexe, et d’ailleurs je considĂšre encore que ne pas avoir de relation sexuelle, c’est foutre la paix Ă  mon corps. Je suis partagĂ©e entre la nĂ©cessitĂ© d’une vie sexuelle – je le sens physiquement – et la volontĂ© comme de combler ces 17 ans dont 9 d’enfance, je dirais, en refusant tout en bloc. Et bien sĂ»r, c’est dur Ă  vivre. C’est une des raisons pour lesquelles je ne me masturbe pas, mĂȘme en ayant compris et en essayant de dĂ©construire ce que ma mĂšre m’en avait dit lorsque j’avais 9 ans (« c’est sale Â» – elle ne l’a dit qu’une fois, ça m’a suffit !) Je prĂ©cise – Et c’est d’ailleurs ce qui complique tout – que ça m’arrive d’avoir envie de mon mec (quand mĂȘme.) Actuellement je n’ai que des relations consenties mais ça ne fait que 2 ans que je ne fais plus la boniche, du coup c’est encore compliquĂ©. Je constate la chance d’avoir un compagnon qui fait trĂšs attention. Je constate aussi que c’est malheureux de considĂ©rer qu’on a de la chance alors que ça devrait ĂȘtre normal. »

 

« Mon copain a essayĂ© de rĂ©pondre Ă  l’autre questionnaire mais il a abandonnĂ© parce qu’il ne savait pas y rĂ©pondre. Il ne se souvient pas prĂ©cisĂ©ment de sa premiĂšre fois, Ă  dĂ©couvert le sexe « au fur et Ă  mesure », ne s’est jamais posĂ© de questions lĂ  dessus, et s’Ă©tonne qu’on se les pose, sans critique mais juste il comprend pas vraiment. En gros il va bien et notre vie sexuelle aussi, mais il s’en fout ahah ! Je trouvais ça intĂ©ressant pour ta recherche aussi parce qu’il ne doit pas ĂȘtre le seul dans ce cas lĂ  ! »

 

« Ayant subit viol conjugal (Ă  19 ans) et diverses agressions, mon rapport Ă  la sexualitĂ© a toujours Ă©tĂ© difficile. J’ai longtemps pensĂ© que je n’étais lĂ  que pour satisfaire les hommes sans me prĂ©occuper de mon propre plaisir. Du coup, mon corps Ă©tait tabou, je le refoulais complĂštement (ce qui explique peut ĂȘtre mon anorexie ? Le besoin d’effacer ces formes ?) Ce n’est que grĂące Ă  mon compagnon actuel (j’ai 25 ans), trĂšs Ă  l’écoute, que j’ai dĂ©couvert ce que j’aimais et ce que je n’aimais pas. Aujourd’hui j’accepte mon corps, le rapport que j’ai avec et ma « nouvelle Â» sexualitĂ©. »

 

« Je suis mal Ă  l’aise vis Ă  vis de ça, car autour de moi j’entends beaucoup de prise de conscience sur le consentement, les diffĂ©rentes envies des uns et des autres. Je trouve ça super que le dĂ©bat s’ouvre. Que chacun puisse faire ce qu’il a envie de faire. Vivre une sexualitĂ© ouverte, libre. Mais dans ce « dĂ©bat Â» je ne m’y retrouve pas du tout. Ne pas avoir d’envies sexuelles c’est toujours considĂ©rĂ© d’un point de vue pĂ©joratif. « Frigide Â» etc. Et pour moi il est compliquĂ© d’oser dire les choses. À mes partenaires mais aussi au sein de discussions amicales. J’en arrive donc Ă  avoir des rapports uniquement pour ne pas passer pour « la coincĂ©e Â» ou « la frigide Â». Sachant que je ne suis ni l’une ni l’autre. Je ne trouve juste pas d’interĂȘt dans la sexualitĂ©. La tendresse oui, la sexualitĂ© non. J’ai l’impression que ce n’est qu’une perte de temps. Un temps passĂ© pour un plaisir trĂšs limitĂ©. Pas parce que je n’arrive pas Ă  ressentir de plaisir. Mais juste car le plaisir physique sexuel ne rivalise pas pour moi avec bien d’autres types de plaisirs plus forts : lire un bon bouquin, recevoir un massage, faire une belle balade, manger un bon repas… donc c’est trĂšs bien de parler de sexualitĂ© mais c’est bien si on peut aussi parler du fait que tout le monde ne souhaite pas en avoir une. »

 

« Je pense qu’il y a une pression de ne pas assez faire l’amour, par rapport a la perte de dĂ©sir et la performance. En tout cas je le vis comme ça … MĂȘme si j’en parle librement avec mon mec et mes ami(e)s j’ai parfois peur d’ĂȘtre moins bien que les autres et une concurrence peut parfois se mettre en place alors qu’au fond je sais que chacun fait comme il veut et Ă  son rythme. »

 

« J’aime le sexe, avoir des rapports c’est important pour moi c’est un moment d’intimitĂ© un moment oĂč on s’abandonne sans retenue Ă  notre partenaire. Je suis ouverte Ă  beaucoup de chose je ne me ferme pas Ă  l’idĂ©e d’essayer des pratiques diffĂ©rentes … Le tout c’est d’ĂȘtre en phase avec son partenaire. »

 

« Mon rapport Ă  la sexualitĂ© est trĂšs ouvert, je suis curieuse d’en apprendre plus sur mon corps et celui de mon partenaire. Je pars du principe qu’il faut tout essayer dans une vie, il en va de mĂȘme pour la sexualitĂ©, mais toujours le faire quand on est prĂȘt et jamais pour faire plaisir Ă  quelqu’un. »

 

« Je ne suis pas conformiste, je pratique l’échangisme. Je m’autorise Ă  ĂȘtre libre. Je suis en couple depuis plus de 17 ans et j’aime mon partenaire mais si je dĂ©sire une autre personne je ne m’empĂȘche pas de vivre ce que j’ai Ă  vivre. »

 

« Ca a Ă©tĂ© compliquĂ©. DĂ©but de vie sexuelle avec attouchements et rapports forcĂ©s, rapports sexuels en plus basĂ©s seulement sur la pĂ©nĂ©tration (les « prĂ©lis » connaĂźt pas). Donc douleur Ă  chaque rapport, peur de la douleur, du sexe, dĂ©goĂ»t du sexe, dĂ©goĂ»t que je ressentais physiquement. J’ai mis fin Ă  cette relation, j’ai fuis les hommes. Le corps qui parfois semble kiffer et me trahi (mĂȘme si je n’ai jamais ressenti de plaisir Ă  l’Ă©poque). Pendant 5 ans et demi, je n’ai laissĂ© personne me toucher. Puis, grĂące Ă  une amie qui m’a poussĂ© Ă  le faire, je me suis mise sur Tinder, et j’ai renouĂ© avec le sexe et avec mon corps. J’ai dĂ©couvert que le sexe, ça pouvait ĂȘtre agrĂ©able et non douloureux. Et mĂȘme que j’aimais ça. J’ai commencĂ© Ă  me masturber. Je suis en pleine dĂ©couverte de ma sexualitĂ© Ă  25 ans, c’est gĂ©nial, je m’Ă©clate, je me sens bien. J’ai toujours de la peur, notamment Ă  cause de mon manque d’expĂ©rience Ă©norme, j’ai peur que ça se voit, que le mec me critique etc, des choses que je n’ose pas faire car peur de ne pas savoir m’y prendre, mais tranquillement ça vient. Je suis de plus en plus Ă  l’aise et Ă©panouie dans ma sexualitĂ©. Et j’ai envie de tester plein de choses, mĂȘme des choses considĂ©rĂ©es plus « taboues » par la sociĂ©tĂ© đŸ˜ŠÂ Â»

 

« Je ressens rarement l’envie. Je me sens diffĂ©rente et ça ne me plaĂźt pas. C’est difficile mĂȘme si mon conjoint est trĂšs patient, ça me gĂȘne. »

 

« Il y a des gens qui n’ont pas de sexualitĂ© et il faudrait que ce soit normal et connu bien que cela ne touche a priori qu’1% de la population mondiale. Pour moi les sentiments amoureux et le dĂ©sir sexuel sont 2 choses bien distinctes, mais la prĂ©dominance/l’importance du sexe dans notre sociĂ©tĂ© et dans les relations de couple fait que je ne n’ose mĂȘme pas envisager d’avoir un/une partenaire de vie pour combler mon dĂ©sir d’affection. »

 

« Et si on parlait de libertinage ? J’ai 32 ans, je suis en couple depuis 10 ans, nous avons 2 enfants et depuis quelques mois nous explorons le monde libertin. Comment on en est arrivĂ© lĂ  ? La vraie raison ? Pimenter notre vie sexuelle, nous ne savions alors pas encore ce que nous allions dĂ©couvrir … Quand mon homme m’a proposĂ© ça j’ai d’abord hurlĂ© au machisme, encore un homme qui rĂȘve de baiser avec plusieurs femmes en mĂȘme temps. AprĂšs avoir hurlĂ©, j’ai Ă©coutĂ© et nous avons parlĂ© pendant plusieurs semaines … Et nous avons eu nos premiĂšres expĂ©riences, d’abord trĂšs soft ce qui a Ă©normĂ©ment attisĂ© notre curiositĂ©. Pouvoir se remettre Ă  sĂ©duire ensemble et se dĂ©couvrir autrement, tellement excitant. Nous avons maintenant un peu plus d’expĂ©rience, nous sommes Ă©changistes, nous avons essayĂ© des clubs, des soirĂ©es privĂ©es Ă  2, 3, 4, 10, 30 couples. Nous aimons ĂȘtre ensemble et parfois sĂ©parĂ©s mais toujours dans le mĂȘme lieu. Le libertinage nous a permis de nous libĂ©rer, nous discutons de tout sans tabou (et pas qu’en lien au sexe), nous reprenons du temps pour nous mĂȘme et pour notre couple, nous nous re-sĂ©duisons, nous aimons avoir ces moments privilĂ©giĂ©s ou nous nous prĂ©parons ensemble, j’aime m’habiller sexy sans avoir peur du jugement des autres. Nous dĂ©construisons tout ce que nous avons appris sur le sexe et le couple. Nous adorons toutes ces nouvelles questions, rĂ©flĂ©chir ensemble, explorer, dĂ©briefer. Par exemple dans le monde libertin tout ne tourne pas autour de l’Ă©rection de l’homme et dĂ©jĂ  ça, je trouve que c’est gĂ©nial ! Nous avons des amitiĂ©s libertines, ou encore simplement des coups d’un soir et notre couple n’en est que plus solide !! Bref alors que je vois les couples se sĂ©parer autour de moi je n’ai qu’une recommandation : libertinez bordel ! »

 

« J’ai toujours Ă©tĂ© attirĂ©e par le sexe, mĂȘme enfant je me souviens que je me touchais. Mais mon Ă©ducation s’est faite (trop) tĂŽt essentiellement via le porno, ce que je regrette, car j’ai intĂ©riorisĂ© des codes qui ne me correspondaient pas. J’ai mal choisi mes premiers partenaires sexuels car en fin d’adolescence j’avais une trĂšs faible estime de moi mĂȘme et je pensais ne pas pouvoir attirer quelqu’un pour qui je suis mais uniquement pour ce que je pouvais lui donner. Ma vie sexuelle lycĂ©enne a entraĂźnĂ© des rumeurs et du slut shaming, ce qui n’a pas amĂ©liorĂ© mon rapport a la sexualitĂ©. J’ai dĂ©construit tout cela notamment grĂące au fĂ©minisme. J’ai par exemple entendu parler de consentement trĂšs tardivement (alors que nous avions eu de nombreux cours d’Ă©ducation sexuelle au collĂšge et au lycĂ©e…). DĂ©sormais je suis plus Ă  l’aise avec ma sexualitĂ©, je l’assume et je ne laisserais plus quelqu’un se permettre de me juger sur ce point. J’accepte d’avoir une sexualitĂ© active et je n’en ai plus du tout honte. J’assume de plus en plus mes dĂ©sirs, mĂȘme si j’ai encore du mal a proposer des pratiques que j’aime a mes partenaires, d’autant plus lorsqu’ils comptent (sentimentalement) pour moi. Mais peu Ă  peu ces barriĂšres tombent, et ma sexualitĂ© est de plus en plus Ă©panouissante. »

 

« Je trouve que la sexualitĂ© est quelque chose qui est trop mis en avant. Je n’ai jamais compris tout cet engouement pour le sexe. Quand je sens le rapport sexuel arriver, souvent j’ai la flemme, autant d’efforts pour un petit plaisir, une autre activitĂ© pourrait me donner plus de plaisir pour moins d’efforts. Ce n’est pas que le sexe n’est pas satisfaisant, mais y a tellement d’autres choses a faire pour se sentir bien et heureux avec ou sans partenaire. Quand j’en ai vraiment envie, j’adore le sexe mais c’est loin d’ĂȘtre une prioritĂ© dans ma vie. Globalement je me sens bizarre, je parle de ça qu’avec mon copain, et personne d’autre, car tout le monde en parle comme si c’Ă©tait une obligation d’avoir un copain, ou non, et que faire l’amour tout le temps c’Ă©tait indispensable Ă  une vie Ă©quilibrĂ©e et heureuse. »

 

« Je me sentais un peu coupable (dĂ» Ă  mon Ă©ducation) lorsque j’avais une relation sexuelle avant. J’ai Ă©tĂ© en couple pendant 7 ans, premiĂšre fois Ă  19 ans, il avait toujours envie, moi non, je me forçais la plupart du temps, je me sentais mal et je pleurais, il me faisait culpabiliser parfois. Depuis ma rupture (2ans) je me sentais beaucoup plus en plus accord avec mon corps et Ă©panouie. J’ai malheureusement vĂ©cu un abus ensuite (il y a 1 an), j’ai dĂ» me rĂ©approprier mon rapport aux hommes, Ă  la sexualitĂ© mais surtout Ă  ma propre sexualitĂ©. C’est un travail que l’on mĂšne seule dans un premier temps puis avec l’autre dans un second temps, c’est important d’ĂȘtre Ă  l’écoute de soi, de ses envies, de ses dĂ©sirs puis de communiquer avec l’autre. Depuis, j’ai repris confiance et continue de me documenter sur la sexualitĂ© đŸ™‚Â Â»

 

« Je n’ai jamais aimĂ© qu’on me touche donc c’est un peu compliquĂ© (que ce soit homme ou femme, mes amis ou un homme pour qui j’ai des sentiments). Pourtant je suis trĂšs cĂąlin quand le contact vient de moi, mais je dĂ©teste quand ce sont les autres qui font le 1er pas 😅, aprĂšs le sexe ne m’Ă©coeure pas plus que ça, mais ce n’est pas une activitĂ© qui m’intĂ©resse particuliĂšrement. »

 

Et vous, quelle est votre sexualité ?

 

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3 Comments
  • Aline

    5 mars 2019 at 18 h 02 min RĂ©pondre

    Bon je me dois de poster le premier commentaire vu l’importance et la pertinence de l’article… Je dois dire que ça fait vraiment du bien de lire ce genre de choses et de enfin se sentir plus “instruit(e)“, plus “ouvert(e)“. Etant majeure depuis peu, je suis dans le tout dĂ©but de ce genre d’expĂ©riences (et suis trĂšs Ă  l’aise avec cette idĂ©e!) et mĂȘme si je m’estimais plutĂŽt au courant niveau consentement, diffĂ©rence de pratiques, etc…, cet article donne vraiment une vison concrĂšte de ce qu’est la sexualitĂ© ou plutĂŽt les sexualitĂ©s comme tu l’as si bien soulignĂ©! Par ailleurs je me dois d’ajouter que j’aime la franchise et l’honnĂȘtetĂ© de tes articles traitant de ce type de sujets “sensibles“ (mĂȘme s’ils ne devraient pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme tels!), tu appelles un chat un chat et on en a besoin. Dans une sociĂ©tĂ© soit disant libre oĂč l’individu devrait pouvoir faire ce qu’il veut de sa vie, on a encore des clichĂ©s et des aprioris plein la tĂȘte qui voilent totalement la rĂ©alitĂ© et qui nous font penser qu’on peut juger n’importe qui pour des raisons dĂ©biles au final…(sans parler de notre propre culpabilitĂ©, un sentiment de se sentir “diffĂ©rent(e)“). Je dis ça parce qu’il y a encore un an je ne m’Ă©tais jamais posĂ©e certaines questions concernant, que ce soit le fĂ©minisme ou la sexualitĂ©, et par extension jugeais certaines personnes par principe. Ce que tu partages sur ton blog permet la rĂ©flection et l’ouverture de dĂ©bats dont nous avons tous besoin. Merci, tout simplement.

  • Lo

    6 mars 2019 at 17 h 54 min RĂ©pondre

    TrÚs intéressant de lire différentes perspectives. Merci !

  • Lovesita

    20 mai 2019 at 17 h 06 min RĂ©pondre

    merci pour cet article intéressant.

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