Gala's blog | Vous avez la parole : Peut-on allier écologie, féminisme et cause animale ?
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Vous avez la parole : Peut-on allier écologie, féminisme et cause animale ?

Je vous retrouve aujourd’hui avec le 1er témoignage de la rubrique « Vous avez la parole » ! Et je laisse donc la parole à Aude du blog Ecologie-Citadine qui va aborder un sujet qui, je suis sûre, va vous passionner …

Mille mercis à Aude pour son partage ❤️ Cliquez ici si vous aussi vous souhaitez partager votre témoignage sur le blog

 

Féminisme et cause animale pour l’environnement

 

Parmi les sujets qui m’intéressent particulièrement, je citerai par ordre de priorité dans mes considérations : l’écologie, le féminisme et la défense des droits des animaux. Et comme je suis chanceuse, les deux derniers sujets s’allient à merveille avec le premier. 

En effet, les femmes constituent une population super active en matière de développement durable, car elles ont bien compris qu’œuvrer pour l’environnement pouvait directement contribuer à améliorer leur propre situation. Des mouvements tels que l’éco-féminisme recèlent d’exemples pour le prouver : flux instinctif libre, symptothermie, travail des femmes mis en avant dans les secteurs durables …

Concernant les animaux, leur sauvegarde est une évidence absolue pour ce qui est du bien-être de la planète. Le cas de la réintroduction des loups dans le parc de Yellowstone en est un exemple frappant : en quelques années seulement, tout l’écosystème s’est réorganisé, avec le retour d’espèces disparues dans la région, l’accroissement de la végétation et même la stabilisation des cours d’eau. Comme quoi mère nature sait gérer son écosystème et a sacrément bien pensé la chaine alimentaire (apparemment son seul dérapage a été l’introduction de l’homme, qui n’équilibre pas du tout les biosphères dans lesquelles il se trouve). Par ailleurs, la consommation de produits d’origine animale est une cause de pollution avérée ; on dit même qu’un végétarien roulant en 4×4 pollue moins qu’un omnivore se déplaçant à vélo.

Pour l’environnement, j’ai opté depuis plusieurs années pour un régime végétarien à tendance vegan.

 

Droit des animaux et féminisme

 

Il y a quelques temps, PETA, une association très active dans la défense animale, a lancé une campagne publicitaire dans laquelle elle met en avant des corps de femmes pour appuyer son propos. On peut y voir Pamela Anderson ou encore la chanteuse Zahia posant en tenues légères, fesses rebondies et poitrines bombées, avec des parties du corps marquées, sur le modèle d’une bête de boucherie (jarret, poitrine, épaule, etc.). Le titre : tous les animaux sont faits des mêmes morceaux. Si l’idée est noble et si je suis ravie que des célébrités marquent leur soutien à de telles oeuvres, la forme m’a profondément choquée. Pour le coup, cela ne colle pas du tout avec mes idées féministes. Une cause a-t-elle le droit de marcher sur les plates-bandes d’autres idéaux pour avancer ? Est-il nécessaire de choquer pour marquer les esprits ? Le corps de la femme est-il vraiment le seul moyen d’intéresser l’homme blanc hétérosexuel à la cause animale ? 

J’ai été ravie de trouver des réponses à ces questions aujourd’hui, dans un résultat d’études mis en avant sur le site PLOS. Trois auteurs Australiens se sont penchés sur ce cas et l’ont étudié de manière empirique. Si vous souhaitez aller lire l’article (en anglais), vous y trouverez le détail de leur méthodologie et les résultats obtenus, avec pleins de graphiques (un peu complexes) à la clé. Les études ont été conduites en Australie et aux États-Unis, sur différents groupes démographiques. 

Voici la traduction des propos de l’article : 

« Les recherches montrent que les femmes sexualisées sont déshumanisées, étant alors vues comme des animaux elles-mêmes. On parle alors « d’infrahumanisation », ce qui consiste à voir l’autre sans caractéristiques humaines telles que la rationalité, le raffinement ou la culture. Elle peut avoir des conséquences désastreuses pour ceux qui en sont la cible. Par exemple, les hommes qui déshumanisent les femmes en les associant à des animaux ou à des objets sont plus susceptibles de les harceler ou même de les violer. 

La publicité sexualisée pourrait alors se retourner contre les causes éthiques, en provocant des réactions anti-éthiques à ces mêmes causes. C’est le cas lorsqu’une œuvre qui vise à élever la morale concernant des êtres vivants, tels que les animaux, se montre incohérente, et donc se discrédite, par des images qui déprécient les préoccupations morales envers autrui (ici les femmes). Certains théoriciens ont d’ailleurs débattu du lien de corrélation très fort entre les considérations morales envers les femmes et celles envers les animaux. 

En conclusion, nos résultats indiquent que les organisations promouvant des causes éthiques devraient être particulièrement attentives à leur façon de communiquer, pour le faire de manière étique et en particulier sans déshumaniser les femmes. Elles montrent également que non seulement cette manière de faire a des conséquences négatives pour les femmes, mais également pour les causes qui l’utilisent elles-mêmes. »

 

Pour ma propre conclusion, je dirai que toutes ces causes, animale, féminine ou écologique, ont encore un long chemin à parcourir. Ce dernier est fait d’embûche et d’essais-erreurs. Je ne jette donc pas la pierre à PETA, qui a au moins le mérite d’essayer de faire avancer les choses, même si les moyens employés ne sont pas toujours des plus pertinents. Chaque petit pas en avant compte et il me semble que l’éveil des consciences est en train de se faire, à tous les niveaux, comme on peut le constater régulièrement sur le blog de Gala par exemple ! Je reste donc pleinement confiante sur un changement positif des choses, qu’elle que soit la durée que cela prendra.

 

Retrouvez Aude sur son blog Ecologie-Citadine !

Si vous aussi, vous souhaitez partager votre témoignage sur le blog, je vous explique tout dans cet article !

(Et pour ceux que j’ai déjà reçus, patience, ils seront bientôt publiés ❤️)

 

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4 Comments
  • Léa

    7 juin 2017 at 19 h 24 min Répondre

    Je trouve ton blog (et particulièrement cet article) superbe! J’avais vu cette campagne qui m’a aussi beaucoup choqué et je crois que même si le message y est, la forme reste à revoir. Mais malheureusement, vu l’ampleur que prend le phénomène de la femme objet dans nos sociétés, le chemin est encore long !!

    Bonne soirée,

    Léa

  • Aude

    8 juin 2017 at 0 h 03 min Répondre

    Merci à Gala de m’avoir ouvert la porte de son blog, je suis plus que ravie d’avoir eu l’opportunité de m’y exprimer.
    Et je suis tout à fait d’accord avec Léa : un super blog, qui nous donne matière à réflexion de manière juste et pertinente !

  • Guillemette

    8 juin 2017 at 9 h 55 min Répondre

    Cet article est très intéressant mais je trouve un peu dommage qu’il commence par un « ordre de priorité » entre l’écologie, le féminisme et la cause animale, surtout puisqu’il semble que l’idée de l’article est de montrer qu’on peut allier les trois. En ce qui me concerne, je suis végane, profondément féministe et résolument écolo et ces trois combats sont pour moi sur le même plan, il n’y a pas d’ordre d’importance et il ne m’a jamais semblé que j’avais à faire un choix entre ces trois choses, au contraire elles vont main dans la main, comme votre article le souligne.
    Pour le cas de la Peta par exemple, l’association est malheureusement bien connue pour ces publicités sexistes (il n’y a pas du tout que celle que vous citez) et dénoncer cela n’empêche pas de défendre les animaux, bien au contraire puisqu’il me semble qu’une association sexiste perd en crédibilité. Je ne soutiens donc pas la PETA car je suis féministe, mais il y a beaucoup d’autres associations à soutenir et beaucoup d’autres moyens de défendre la cause animale. Ça ne me rend pas « moins » défenseuse des animaux et « plus » féministe.

  • Irene

    8 juin 2017 at 19 h 47 min Répondre

    C’est une super idée cette rubrique, j’ai hâte de lire les prochaines interventions !

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