Gala's blog | A la recherche du bonheur
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A la recherche du bonheur

En ce moment, je me pose beaucoup de questions sur le bonheur. Vos témoignages sur mes articles précédents, qu’il s’agisse d’arrêter de prendre la pilule, de ne plus subir la pression sociale, d’être une femme ou encore d’arrêter de porter des soutien-gorges m’ont beaucoup fait réfléchir.

J’ai réalisé que l’on vivait dans une société où l’on recherche à tout prix le bonheur, mais que nombre des normes mises en place ne font que nous mettre des bâtons dans les roues.

L’apprentissage du bonheur par Tal Ben-Shahar

 

Les normes sociales nous empêchent-elles d’être heureux.ses. ?

 

Vaste sujet. Je vais sûrement radoter légèrement puisque j’en ai déjà parlé il y a peu sur le blog, mais j’avais envie d’élargir le sujet.

Avant tout, qu’est-ce qu’une norme sociale ? Pour faire court, il s’agit de valeurs sociales qui déterminent les rôles de chacun dans un groupe donné. Les normes changent en fonction des groupes d’individus : elles ne sont pas les mêmes en fonction du pays dans lequel on vit, de notre religion, de notre sexe. Ce sont des règles auxquelles le groupe devra (ou non) « se plier » pour ne pas être sujet à une sanction ou à un jugement.

Dans chaque communauté, des normes régissent le groupe social. C’est le cas par exemple chez les vegan. Pour être un parfait petit vegan, il faut absolument répondre à certains critères. Pour rentrer dans cette case, il faut avant tout ne pas manger de produits animaux (ce que je ne remets pas en cause). Mais cela va souvent plus loin, et selon certains il ne faut surtout : jamais faire d’écarts, ne pas manger les oeufs des poules que l’on a dans son jardin, ne pas avoir d’animaux de compagnie, ne pas porter le cuir que l’on possédait avant d’être vegan etc. Et lorsque l’on manque au règlement, que l’on ne correspond pas à 100% aux règles du groupe, on se fait vite rappeler à l’ordre.

Quand on ne correspond pas à la norme, on prend le risque de faire face à des critiques assez vives, voire pire (agressions contre les homosexuels etc). Et généralement, face à la pression sociale qu’induisent ces normes, on peut très vite se sentir malheureux car justement a-normal. La pensée générale tend vers le fait que si l’on correspond aux normes sociales, nous serons de facto heureux. Mais si l’on prenait la question à l’envers : ces normes sociales ne nous empêchent-elles finalement pas d’être heureux ? Ne nous dictent-elles pas une conduite qui n’est pas forcément en accord avec nos besoins ? Nous permettent-elles réellement d’obtenir le sacro-saint bonheur que nous recherchons tant ? Ne sont-elles pas en fait affreusement contraignantes, nous empêchant donc parfois d’être heureux à plus ou moins long terme ?

Pour cette dernière question, je pense notamment au « no bra ». En effet, il est induit dans notre société que les filles doivent porter un soutien-gorge. En général, cette règle de vie n’est pas remise en question : mon soutien-gorge m’a souvent gênée physiquement, pourtant je l’ai porté pendant 10 ans sans broncher. J’ai remarqué dans vos témoignages que comme moi, nombre d’entre vous vous sentiez bien mieux depuis que vous n’en portiez plus. J’ai trouvé ça complètement aberrant. Au final on porte / nous fait porter un soutien-gorge parce que « c’est comme ça », c’est plus joli (ce qui n’est pas évident), parce que c’est meilleur pour la santé (ce qui est complètement faux), parce que c’est moins vulgaire (heu …). Mais dans les faits et pour nombre d’entre nous, le soutien-gorge est gênant. Je ne dis pas que le soutien-gorge nous empêche d’être heureuses. Mais il faut bien admettre que cela peut contribuer à un certain mal-être physique qui peut parfois influer sur notre moral.

Le problème n’est pas le soutien-gorge en lui-même (et c’est un exemple parmi tant d’autres*, plus ou moins gênants) mais plutôt l’accumulation de toutes ces normes qui, au fil du temps, peuvent se révéler usantes, tant émotionnellement que physiquement (les deux étant selon moi intimement liées).

*J’ai pris cet exemple là parce que j’en ai parlé dernièrement, mais il y en a plein d’autres !

 

L’argent fait-il le bonheur ?

 

Il y a quelques années, dans une période peu joyeuse, ma mère m’a offert un livre sur « L’apprentissage du bonheur« . Cet ouvrage a été écrit par Tal Ben-Shahar, professeur à Harvard qui dispense des cours sur le bonheur. Dans celui-ci, j’y ai lu une réflexion qui m’a beaucoup parlé : un être humain est bien souvent en quête d’un travail lui rapportant beaucoup d’argent afin d’être heureux. La finalité, c’est donc le bonheur. Tal Ben Shahar pose donc la question de savoir s’il faut absolument passer par cette étape « d’avoir de l’argent » (cela s’applique aussi à d’autres normes sociales) pour être heureux ou si l’on ne peut pas plutôt y accéder directement.

Dernièrement, cette question s’est d’autant plus posée que je me suis retrouvée à gagner très peu d’argent. Cela m’a beaucoup affectée : insomnies, mauvaise humeur, angoisse, tristesse … Et je me suis posé une question assez simple, mais finalement pleine de bon sens : que faudrait-il de plus dans ma vie pour être heureuse ?

Voyager. Un job épanouissant.

L’argent que je gagne actuellement est-il un frein à tout cela ? Non. Je n’ai pas besoin de plus d’argent que je n’en gagne actuellement pour voyager. Cela demande de l’organisation, de faire des compromis, mais pas nécessairement beaucoup d’argent. Quant au travail, cela ne s’achète pas (ou alors on ne m’a pas tout dit !).

Quand j’ai réalisé que je vivais très bien actuellement avec peu d’argent, je me suis sentie soulagée d’un poids. Je ne vais pas vous mentir, cela m’arrangerait d’en gagner plus et certains mois sont plus compliqués que d’autres. Mais, le plus important, c’est que je n’en dépends plus. Et c’est ça selon moi, le vrai bonheur. J’ai appris que ce n’était pas parce que je n’avais pas d’argent que je ne pouvais pas être heureuse. Alors que j’ai toujours pensé l’inverse : il te faudra beaucoup d’argent pour être heureuse. Argent = Bonheur.

Quand je dis peu d’argent, je parle bien sûr du minimum syndical pour vivre !

Ma démarche minimaliste m’a beaucoup aidée à effacer cette pensée de mon esprit. Tout d’abord, je réalise beaucoup moins d’achats inutiles et je fais donc pas mal d’économies qui me permettent d’investir mon argent dans des choses qui me tiennent réellement à coeur, en l’occurence, les voyages (ou encore des ustensiles de cuisine ou du matériel photo). Et lorsque l’envie me prend de m’acheter quelque chose, je peux me le permettre sans culpabiliser. Je ressens moins cette envie de posséder qu’avant : à chaque fois que je n’allais pas bien, je me consolais avec un achat onéreux. Comme je n’en avais pas nécessairement besoin, la plupart du temps, je culpabilisais. J’étais coincée entre consolation et culpabilité, ce qui n’était finalement pas confortable. Et lorsque je n’avais pas les moyens financiers pour ces achats onéreux, j’étais encore plus malheureuse. Cela n’était pas catastrophique puisque je ne me suis jamais mise dans le rouge pour cela, mais cela ne contribuait pas à mon bonheur.

Une fois que l’on se sort de cette idée que l’argent règle tous nos problèmes et que l’on se concentre sur les choses qui nous rendent réellement heureux, on a déjà fait une bonne partie du travail. On trouve souvent d’autres moyens d’accéder au bonheur.

Je suis bien consciente que cela ne peut pas s’appliquer à tous les cas de figure. Je me pose notamment la question pour les enfants. Faut-il beaucoup d’argent pour en avoir ? J’ai toujours pensé que oui. Aujourd’hui, je ne sais plus comment appréhender cette « problématique » (si c’en est une). Et cela me gêne que la condition sine qua none pour que j’aie un enfant soit l’argent. Et si je n’en gagnais jamais une tonne ? Je n’aurai donc pas le droit d’accéder à ce bonheur là (s’il est important pour moi), juste parce que je n’ai pas les moyens financiers ?

 

Désormais, je n’attendrai plus d’avoir de l’argent pour être heureuse. Je me suis déjà débarrassée de vilaines angoisses il y a peu. J’évite de tomber dans le panneau de la pression sociale … Petit à petit, on arrive à se défaire de tout ce qui nous rend malheureux !

 

Selon vous, qu’est-ce qui contribue ou non au bonheur ? Comment devient-on heureux ?

Si ça vous intéresse, je partagerai avec vous tous les petits tips que j’ai en stock qui m’aident à être plus positive et donc plus heureuse dans un article !

 

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13 Comments
  • Lolli

    22 mars 2017 at 21 h 07 min Répondre

    très bonne réflexion, que je vais méditer 🙂 Merci pour cet article ^^

  • Béné

    22 mars 2017 at 22 h 01 min Répondre

    Je pense que c’est le plaisir d’accomplir nos actions journalière, la possibilité d éprendre le temps de vivre, de se donner à fond dans nos actions, de profiter des gens que l’on aime et d’enrichir notre moi intérieur.

  • Aline

    23 mars 2017 at 9 h 23 min Répondre

    Réflexion pertinente …
    Mais difficile à mettre en place …
    Mais puisque en ce moment je réfléchis pas mal à la vie, au bonheur etc, j’accueillerai avec joie des conseils pour être positive ….
    Merci

  • Aude

    23 mars 2017 at 9 h 25 min Répondre

    Rolala, le bonheur vs. la pression sociale, quel vaste sujet.
    Clairement la société et les normes ne vont pas toujours dans le sens de ce qui nous fait du bien… Notemment sur tout l’aspect consommation/croissance. Dans une vidéo de Nicole Ferroni que j’ai vu récemment, elle disait comment en se mettant à la méditation elle mettait en péril l’économie de la France, car elle se sentait calme et détendue et par conséquent n’avait plus besoin d’acheter pour compenser 😀
    Pour ma part je me pose beaucoup de question sur la compatibilité entre mon bien-être vs. celui de la planète (par exemple ces fameux voyages, si je les faits en avion, je pollue beaucoup, dois-je y renoncer pour autant).
    Heureusement j’ai trouvé quelques réponses compatibles dans mon quotidien : http://ecologie-citadine.com/se-changer-soi-meme-pour-changer-le-monde/

  • Clémentine

    23 mars 2017 at 14 h 59 min Répondre

    Ah avoir beaucoup d’argent pour avoir des enfants… J’ai cru ça aussi avant ! Ce qui nous coûte le plus cher pour Petit Lutin, c’est son école, et de loin, car nous avons choisi de le mettre dans une école Montessori. C’est un choix très personnel.
    Sinon, un enfant jeune (je peux témoigner jusqu’à 6 ans), ça ne coûte pas si cher. Les vêtements, d’occaz ou à récupérer gratis auprès des amis, de la famille, ça nous fait un budget minuscules. Les jouets : avec tout ce qu’il est gâté par les grands parents, oncles, tantes, amis… on n’a pas « besoin » de lui acheter des jouets (ce qui ne veut pas dire ne jamais lui faire plaisir hen !). Quelques loisirs bien entendu, cela reste modéré niveau budgétaire car nous ne souhaitons pas qu’il ait un emploi du temps surchargé et des moments pour « ne rien faire » à sa disposition.
    Pour les bébés, si tu pars sur des couches lavables, et un allaitement long tu as déjà un énorme budget qui disparaît !
    Après, un ado, je dis pas, ça doit pas être le même budget 😉

    Merci pour ta réflexion, comme toujours si plaisante à lire ! Je me repose régulièrement ce genre de questions, et comme toi, j’avance au fur et à mesure pour me rendre compte que le bonheur, il vient très principalement de nous, de notre perception de la vie, pas de l’extérieur (à partir du moment où comme tu le soulignes, on a le minimum vital bien entendu !)

  • Audrey Mills

    23 mars 2017 at 16 h 06 min Répondre

    Très intéressant….ca fait du bien de voir que de plus en plus de gens se posent ce genre de questions. On est beaucoup à avoir le même cheminement et à en arriver aux mêmes conclusions : moins c’est mieux.
    J’ai d’ailleurs abordé la question du bonheur dans mon dernier post.. plus sur la forme que le fond de mon côté car on aspire tous à la même chose….Je me permets de te le laisser…
    https://lesinitiativesjoyeuses.com/2017/03/18/les-11-solutions-inratables-au-bonheur/

    A bientôt xx

  • Elise

    23 mars 2017 at 20 h 07 min Répondre

    Hello !

    Merci pour ton article, je suis bien d’accord je pense avoir été plusieurs fois malheureuse parce que je ne pensais pas rentrer dans une case sociale. Pas forcément jusqu’à aller jusqu’au véganisme mais plus dans la vie de tous les jours.

    Merci en tout cas pour cet article 🙂

    A bientôt

  • Aurélia - Tripinthecity

    23 mars 2017 at 20 h 56 min Répondre

    Merci pour cet article très personnel et très intéressant.
    Je me suis également beaucoup questionnée ces derniers temps sur le bonheur et le rapport à l’argent : pourquoi vouloir toujours plus? Lorsque l’on gagne suffisamment pour vivre et se faire plaisir, pourquoi ne pas profiter au lieu de désirer systématiquement davantage?
    Je travaille dans le recrutement au Luxembourg, et suis en contact chaque jour avec des gens qui gagnent beaucoup, beaucoup d’argent. Je constate que bien souvent, ce confort devient à un certain stade une prison dorée. Des personnes qui n’aiment plus ce qu’elles font, aimeraient ouvrir leur boîte, voire éprouvent un mal-être dans leur travail, se retrouvent incapables de renoncer à leur train de vie, et s’enferment dans une situation qui ne leur convient plus.
    J’en suis venue à penser comme toi que savoir déterminer ce que l’on aime, et s’en contenter, est un mode de vie bien plus sain 🙂

  • Aurélie

    24 mars 2017 at 7 h 01 min Répondre

    Je pense que c’est effectivement assez simple. Être bien dans son corps, avoir un emploi du temps et une hygiène de vie et rapport avec ses valeurs et surtout être entourée de bonnes personnes (familles, amis, chéri) et de prendre le temps pour soi et pour eux.
    Merci pour cet article.

  • Au bout du voyage

    24 mars 2017 at 8 h 13 min Répondre

    Merci pour cet article que j’apprécie. Je serais ravie de lire une revue des deux livres que tu présentes en photo ! Cette dernière a attisé ma curiosité 🙂

  • Eulalie

    25 mars 2017 at 12 h 43 min Répondre

    Coucou !
    Je suis heureuse de voir quelqu’un partager les idées avisées de L’Apprentissage du Bonheur, que j’ai eu plaisir à lire ! Et je suis PERSUADEE que les pressions sociales ainsi que le fait de vouloir toujours se fondre dans la masse est l’un des problèmes majeurs de notre temps! Les gens n’ont même plus la possibilité de penser à qui ils veulent être, ce qu’ils veulent faire ou à quoi ils veulent ressembler : tout leur est déjà servi sur un plateau.
    La norme sociale tue l’individualité et, par essence, la quête de soi.

  • Vall de Bretagne

    25 mars 2017 at 18 h 19 min Répondre

    Lire l’article me fait sourire de joie et m’apporte du bonheur.
    Le poids, la pression sociale que l’on peu subir ou pas a certain moment de notre vie peu nous gâche notre petit bonheur.
    Merci pour ton partage .

  • Lalou

    29 avril 2017 at 8 h 54 min Répondre

    Merci pour cette article
    Je vais peut être acheter les deux livres
    Bonne Journée
    Lalou

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